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14 Fevrier 2006 J'ai bcp de mal à mettre une note. Effectivement, dessins N&B très bons. Est-ce pour autant une raison pour n'avoir aucune limite ? A l'heure ou des "religieux" répondent par la violence à de simples caricatures, je découvre un Durandur qui met en jeux la sexualité entre autre de parents avec leur enfants, même s'il ne s'agit pas de pédophilie, je suis mal à l'aise de garder ce livre. En même temps j'ai hate de lire la suite. J'ai aussi envie de connaitre ce Durandur, pour mieux cerner son oeuvre. Peut-etre que je l'appelerai au N° donné dans la BD ? Enfin j'adore Tarantino, ces films sont excessivement violents. Pour moi ce mec est un génie. Alors Durandur... affaire à suivre. laurent
05 Fevrier 2006 Dès la lecture du titre de l'album, la volonté de provoquer le lecteur est formulée. Bien évidemment, le contenu du recueil continue abondamment en ce sens puisque l'on peut y découvrir un panel d'histoires courtes traduisant les aspirations malsaines d'un Durandur plus qu'inspiré.
Mais cependant pour peu que l’on soit amateur du genre et capable d’en percevoir la dimension décalée et humoristique, si je puis dire, l’on passe un agréable moment à savourer ce type de créations marginales qui, à ce degré de qualité, tendent à disparaître.
Représentant les travers de l’être humain, l’humour noir y est brillamment représenté avec une certaine propension à l’absurde et quelques trouvailles narratives des plus intéressantes.
Fraîchement « enculé », le lecteur, avec toute la franchise qu’on lui témoigne ne peut qu’apprécier cette lecture singulièrement originale teintée d’une certaine subtilité dans les immondités admirablement représentées, pour peu qu’il puisse, et je le lui souhaite pour une agréable lecture, faire preuve d’une certaine ouverture d’esprit et non pas forcément se reconnaître dans ces tendances comme on le lui suggère mais dans tous les cas profiter d’un exercice de création réussi autour de sujets bien souvent laissés pour compte.
En guise de conclusion, les amateurs d’humour noir trash sur fond d’histoire de cul y trouveront un bon divertissement réfléchi et inventif et se réjouiront d’une suite…
Pour les autres, ils pourront probablement considérer doublement le titre de l’ouvrage.
vuzz
02 Fevrier 2006 Ames sensibles, petits esprits et quasi tous les autres : cette bande dessinée va vous choquer, vous déranger et vous mettre mal à l’aise. Ce titre n’est pas fait pour chatouiller votre curiosité, mais est à voir comme un avertissement car Durandur va effectivement pénétrer au plus profond de votre âme et explorer les frontières de votre humour noir, pour finalement aller encore plus loin que ça.
Pas de censure, pas de retenue, pas de tabous, ni dans le titre et encore moins dans le contenu. Vous n’échapperez à rien : pornographie, mutilations, violence, sadomasochisme, nécrophilie, démembrements, vomissements, perversion et j’en passe. C’est d’ailleurs la première fois que je me dis que la réalité pourrait bien ne pas dépasser la fiction.
Durandur est le pseudonyme de Michel Durand, le dessinateur de "Cuervos" et "Cliff Burton" et si déjà "Cuervos" nous livrait par moments la cruauté des cartiers de Medellin sans trop de retenue, c’est de la rigolade par rapport à ce qu’il nous sert ici. "Durandur" est trash, sordide, abject, morbide, cruel, gore, violent, répulsif, provocateur, moralement inacceptable et noir de noir.
En plus, Durandur ne se contente pas de nous pousser aux limites du voyeurisme, il va carrément faire de vous un complice dans un irrésistible chapitre de torture interactive que certains ne liront pas jusqu’à la fin.
Le dessin est également puissant et obscur, noirci à l’encre de chine et l’on pourra même assister au meurtre sanglant et d’une cruauté extrême d’un des personnages avec la plume du dessinateur. Graphiquement impressionnant.
C’est album va (trop) loin, aussi bien dans les sujets que dans la forme. Vous ne sortirez pas indemne de cet album: il chatouillera vos instincts les plus bas, vous mènera au dégoût, pour finalement vous abandonner avec un sentiment de culpabilité.
L’auteur poussera même la provocation jusqu’à nous livrer son authentique numéro de téléphone sur une des pages et pourrait même sans doute nommer son deuxième tome "Durandur s'excuse 04 67 66 33 40".
C’est album n’est pas à mettre entre toutes les mains et mériterait d’ailleurs un autocollant d’avertissement de la part de son éditeur. On peut par contre regretter de ne pas voir cet album référencé sur plusieurs sites dédiés à la BD et généralement assez complets et espérer qu’il s’agisse d’un oubli et non de censure. yvan |
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