Le jeune Astraban est en train de fêter son intégration dans l’académie d’alchimie lorsqu’il aperçoit une demoiselle en bien fâcheuse posture. Bourré jusqu’à l’os, mais courageux, il fonce délivrer la belle et y parvient, d’une manière plutôt confuse. Ce geste héroïque lui vaut d’être pourchassé par les assaillants de la belle qui n’hésitent pas à tuer des habitants de son immeuble ainsi que d’autres étudiants alchimistes. Astraban n’y réchappe que grâce à l’intervention miraculeuse d’une mystérieuse Guilde. Il ne tarde pas à découvrir que la demoiselle qu’il a sauvée n’est autre que la fille du terrible seigneur Braezel. Adopté malgré lui dans une famille dont tous les membres ne sont pas des anges, Astraban doit déjouer les complots du principal opposant à Braezel : le comte Melkiot !
Le jeune dessinateur Oscar Martin est indiscutablement très doué ! Animateur à la Warner, il compose un univers de « fantazy urbaine » riche en perspectives et en effets de lumières. Il n’en oublie pas pour autant l’expressivité des personnages dans laquelle il excelle. Cette série semble d’ailleurs plutôt convenir à un public jeune, car si l’intrigue est consciencieusement développée, les enchaînements ne se font pas dans la nuance. En quelques dizaines de pages la vie d’Astraban est bouleversée à tout jamais. Ce personnage ne sera jamais complètement introduit dans ce tome 1, il faut se contenter de le découvrir à travers le tourbillon d’aventures qui lui tombent dessus. A noter toutefois que les personnages secondaires sont très bien intégrés au récit et planent au dessus de l’intrigue sans qu’on puisse anticiper l’importance de chacun. Un série à suivre pour pas mal de raisons.