Arthur T. 8
Gwenhwyfar la guerrière
Passe-moi le celte
Myrdinn n’a plus grande histoire à nous raconter. Entre toutes les légendes de l’épopée celtique, celle d’Arthur approche de la fin. Le dessin se resserre autour du grand guerrier, dans ce tome consacré à sa femme, la belliqueuse Gwenhwyfar.
Celle-ci est rappelée auprès de son peuple picte pour désigner un nouveau roi : Cgyran Gawr, son père, est mort sans enfant mâle. La jeune femme prend donc le chemin de son pays natal, sans se douter qu’elle y trouvera la rébellion et la guerre civile. Son mari Arthur pourrait lui venir en aide s’il n’était en train d’oublier les affaires militaires dans un lieu fantastique, une forteresse aux surprenants sortilèges découverte par ses guerriers. Lorsqu’il en sortira, il découvrira aussi que les Lloegriens, les envahisseurs venus de Germanie, ont de nouveau pénétré en Bretagne. La paix n’est pas encore pour aujourd’hui.
L’avant-dernier tome de cette lecture païenne de la Table Ronde ne démérite pas auprès des précédents. Plus enclin à la douleur, il conserve l’énergie de la geste des batailles et des chevauchées intrépides. Le dessin de Lereculey continue de fixer sur le papier les combats mouvementés, d’un trait assuré et élégant ; la densité romanesque se double donc d’instantanés précis.
Chauvel, pour sa part, continue de réinterpréter à sa manière les romans arthuriens ; et si le sens du récit souffre parfois de la multiplication des histoires et de leur extraction hors de la symbolique chrétienne originelle, la saga d’Arthur parvient du moins bel et bien à exister en tant que telle, à la croisée de ses nombreux personnages. C’est un monde singulier qui assure ainsi son existence, en attendant la conclusion d’une série désormais classique.
Clément
31 Mai 2006
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D. Chauvel
J. Lereculey
J. Simon
Editeur : Delcourt Collection : Conquistador Avril 2006 - 48 Pages
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