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Quintos
Pourquoi aller combattre ?
Espagne 1937. Un véhicule bâché fonce à travers la campagne. A son bord de jeunes recrues. Leur entraînement n’est pas encore achevé. Pas le temps. Ils apprendront sur le tas. Ils doivent se rendre d’urgence au village de Qimera prêter main-forte à des soldats coincés par les troupes fascistes. Le véhicule est présumé rouler en territoire « ami ». Pourtant il explose. L’obus fait deux morts. Dont l’instructeur. Ils ne sont plus que sept. Livrés à eux-mêmes, sans autre moyen de déplacement que leurs jambes. Ils viennent de différents pays d’Europe. Avec leurs convictions, leurs doutes, leurs failles.
L’extrémité de leur situation, la proximité de la mort va exacerber ce qui les unit et ce qui les oppose, ce qui fait la spécificité de leur engagement, de leurs valeurs…
Avec ce récit en un seul tome de 52 pages, Andreas compose un thriller historique et psychologique fort bien construit. Surtout, au travers du destin de ses sept personnages, il mène une réflexion sur la valeur de l’engagement. Avec parfois son aspect dérisoire… tel ce coup de fusil tiré contre des avions de chasse en fin d’album. Plein de contradiction parfois, de violence, de cri de vengeance…
Travaillant au crayon sans encrage, épaulé par Isa Cochet, Andréas donne à ses dessins plus de souplesse, plus de bonhomie. Son découpage, comme à son habitude est d’une rigueur absolue et offre une véritable leçon de savoir-faire en terme de narration, de rythme…
Quintos n’a certes pas la profondeur de l’inégalable Land of Freedom (film du britannique Ken Loach)… Pour autant, cela demeure un ouvrage remarquablement construit et d’une lecture prenante. Du bel ouvrage.
Vincent
03 Mai 2006
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Andreas
I. Cochet, Andreas
I. Cochet
Editeur : Dargaud Collection : Long Courrier Mars 2006 - 54 Pages
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 © 2006 I. Cochet, Andreas - Dargaud
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31 Mai 2008 1937, alors que toute l’europe est touché par différent mouvement nationaliste, des volontaires de toutes l’Europe viennent aider les républicains à combattre les phalangistes espagnols et défendre la démocratie. Après l’explosion de leur camion, la mort du conducteur et de leur guide les laissent à l’abandon et livré à eux même.
Andreas a signé une histoire forte est touchante où cinq hommes et deux femmes se retrouvent malgré eux au milieu de l’Espagne fasciste face à une armée de phalangistes bien organisée. Ce one-shot est très bien traité, il montre la personnalité et réactions des différents protagonistes face aux dangers et rappelle pourquoi chacun est là pour combattre l’ennemie. Le principal objectif d’Andreas est de rendre les sentiments de chacun et c’est cela qui donne tous le dynamisme. Le caractère de Paul, le belge naïf s’oppose à celui de John, l’américain arrogant ou Manuel, l’espagnol idéaliste et on s’attache à chacun d’entre eux au fil des pages. J’ai pour ma part fort apprécié le tempérament de Paul et Ernst qui sont tout deux très appréciable autant en terme de reproduction que de personnalité. Bien que l’avancée des protagonistes soit assez lente, Andreas nous captive, l’histoire en elle-même est touchante au point d’en avoir la boule au ventre à la fin de l’opus. Concernant les illustrations, j’ai rapidement repéré la marque d’Andreas rien qu’à la vue de Ernst, homme au visage rectangulaire. La qualité du tome provient aussi par le découpage de l’auteur propre à lui. Cochet et Andreas ont illustré de très belle manière le scénario. J’ai durant ce parcours initiatique était bercé par les images et en particulier par l’évocation de l’œil de Ernst. Les auteurs désignent ce que voit l’allemand (Ernst) de la même manière à chaque fois, une méthode qui donne du tonus à l’opus.
Un one-shot touchant où le caractère des protagonistes est toute la force de l’opus.
bourle
04 Mai 2006 bel ouvrage sur un sujet douloureux qu'est l'engagement des brigades internationales durant la guerre d'Espagne... nous suivons une petite bande de bigadistes, découvrons leurs motivations, et assistons à leur fin ... c'est maîtrisé, implaccable, bien mené. les dessins des paysages arides sont sont forts plaisants ... les couleurs douces restituent l'athmosphère des sierras... et le scénario rend bien cette guerre civile, implaccable, meutrière, pleine de morts inutiles, des trahisons, de motivations qui vont de la candeur absolue au fanatisme idéologique... c'est à lire... et à suivre Diane |
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