K T. 1
Big Bang Baby
Croiseur touché
C’en est donc fait : l’univers est désormais exempt de toute trace de vie. Agissant dans la précipitation et avec l’arrogance de sa suprématie contre l’invasion des innommables Aquiliens, le conseil des 500 Systèmes a causé sa propre perte. L’attaque massive déployée contre l’envahisseur, en meurtrissant l’espace, a engendré un cataclysme sidéral meurtrier, sans limites.
Ultime rescapé du désastre, le croiseur K, manœuvrant aux frontières de l’espace connu, n’en est pas pour autant tiré d’affaire. A son bord : un groupe de mutants aux pouvoirs physiques et psychiques hors du commun, une bande de mercenaires sans foi ni loi, un équipage sérieusement choqué par la rébellion spatiale, deux voleurs aux ordres d’une cellule terroriste…et un mystérieux chargement, cible de toutes les convoitises.
Avec un tel équipage, le Croiseur K parviendra t-il à rallier la mythique planète Eyrolia, l’Ultime Monde, pour y trouver de l’aide et prévenir ses occupants du danger qui les menace ?
Entrée en matière déconcertante pour ce premier opus tant attendu de la nouvelle trilogie « K », inaugurant la deuxième collaboration française du dessinateur de comics culte, Humberto Ramos.
Combinant une narration élégante à un découpage efficace, le duo d’auteurs commence par composer une introduction SF captivante, où l’on pénètre le ballet des mondes et des angoisses spatiales. Omis quelques légèretés scénaristiques, l’invitation au voyage opère efficacement tout au long de la première moitié de l’album.
Mais voilà, la suite se gâte : trop fortement inspirée de l’univers des X-Men, l’intrigue n’a rien d’innovant et parait bien fade comparé à l’alchimie du début. Personnages stéréotypés, scénario sans relief (mise en place simpliste des personnages), le plaisir de découverte est très limité.
Très étonnamment, le graphisme du Mexicain Humberto Ramos (auteur du très surprenant « Révélations ») ne parvient pas à pallier cette impression d’insuffisance. Peut-être en raison d'un papier très brillant et du traitement informatisé des couleurs ?
Une grosse déception, donc, de la part du duo Crisse/ Ramos, dont on attendait beaucoup.
Francis
12 Avril 2006
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J. Hicks, Didier Crisse
H. Ramos
L. Olea
Editeur : Soleil Mars 2006 - 48 Pages
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