Icarus
Architecture des rêves
Difficile à circonscrire par un résumé, l’histoire entremêle et fait se rejoindre deux légendes, celle d’Icare et celle de Faust. Il est ainsi question de désir, de quête inaccessible et dévorante, d’écueil spatio-temporel, d’architecture…
Manuele Fior a déjà fait parler de lui avec Les gens le dimanche, excellent album paru en novembre 2004, déjà aux éditions Atrabile, et dans lequel le personnage principal se prénommait… Fausto. Avec ce nouvel album, il paraît franchir un cap. Architecte de formation, il construit avec une précision diabolique l’ensemble de son récit, puis le découpage de chaque page et de chaque case. Il utilise également la bichromie - ici, le noir et le rouge - de manière extrêmement travaillée, jouant sur des effets de clarté ou d’opacité. Si cet Icarus est assez cérébral, il s’en dégage une énergie brute et frontale, certainement assez instinctive. Absurde, drôle, tragique ou encore émouvant, cet album trouble assurément.
Boris
06 Juillet 2006
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M. Fior
M. Fior
M. Fior
Editeur : Atrabile Collection : Bile blanche Avril 2006 - 200 Pages
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