Dororo T. 1
Dororo, volume 1
La subversion en riant
Le seigneur Daïgo se rend dans un sanctuaire et, en échange du pouvoir sur l’ensemble du Japon, il offre à quarante-huit démons un bout du corps de son enfant à naître. Le petit Hyakkimaru vient ainsi au monde sans bras ni jambes, sans oreilles ni yeux. Abandonné dans un baquet sur une rivière, il est recueilli par un chirurgien qui lui confectionne des membres en bois et l’opère pour relier ceux-ci au reste de son corps. À force d’entraînement, Hyakkimaru parvient à des prouesses corporelles incroyables. Ayant quitté son père adoptif, il arpente sans cesse les routes du Japon. Il y fait la connaissance de Dororo, un jeune voleur qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui excelle dans la provocation.
Cette nouvelle traduction d’une série d’Osamu Tezuka vient confirmer tout le bien que nous pouvons penser du maître japonais. Son imagination est sans bornes, sa prédilection pour les corps torturés et/ou monstrueux est particulièrement prononcée - en comparaison, Jodorowsky fait figure de petit joueur ! -, son sens de l’humour décalé - et parfois intempestif - est surprenant et ses découpages narratifs et graphiques ne cessent d’étonner. « Dororo » n’est sans doute pas l’une des œuvres majeures de Tezuka, mais c’est un récit cruel et pacifiste particulièrement dynamique et troublant, inventif et drôle.
Boris
14 Juin 2006
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O. Tezuka
O. Tezuka
N&B
Editeur : Delcourt Collection : Akata Avril 2006 - 202 Pages
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