Une nuit, un grave accident de la route fait se percuter un jeune motard nommé Takuya Onodéra à Kuzuhiro Kubota, un automobiliste père de famille. Au moment où le corps du plus âgé des deux passe de vie à trépas, le jeune homme s’extirpe miraculeusement du coma. Mais par un phénomène inexplicable, l’esprit qui habite ce corps est celui de Kuzuhiro. Le quarantenaire, dont les derniers mois de vie avaient été entièrement dédiés à son travail, prend ce coup du sort comme une chance inespérée de témoigner à sa femme et à sa fille combien il les aime.
Mais le temps lui est visiblement compté : l’esprit du jeune homme se réveille peu à peu pour reprendre la place qui lui revient de droit. Et Kuzuhiro a bien du mal à faire comprendre à sa propre famille qui il est vraiment !
Quand il est son propre scénariste, Jirô Taniguchi aime raconter des histoires intimistes. Récits de ballades, chroniques du temps qui passe, souvent de petites nouvelles assez courtes. Et puis il y a ses œuvres plus longues, au scénario plus structurés tels que Quartier Lointain ou Le Journal de mon père. Un ciel radieux s’inscrit dans la continuité de ces deux œuvres. Et en particulier dans celle de Quartier Lointain. Comme dans cet ouvrage – son plus grand succès en France – le personnage principal se retrouve, par l’entremise d’un évènement surnaturel, mis en situation de recul par rapport à sa propre vie, en position de réfléchir à ce qui compte vraiment dans son existence.
Du coup, ce récit a tout de même un air de déjà vu assez prononcé. Et comporte même des éléments un peu caricaturaux (et inutiles) comme la découverte en fin de récit, qu’en plus de travailler jour et nuit pour son employeur (plutôt dans la fabrication ou la gestion ?), Kuzuhiro avait « trouvé le temps » de concevoir un produit révolutionnaire.
Heureusement, la confrontation de deux personnalités dans un même corps insuffle au récit certains atours de thriller psychologique, du rythme et de l’allant. Même si donc, le propos est ailleurs… Et même si des mangas tels que Parasite ou Heads ont déjà exploré des situation assez comparables.
Heureusement, surtout, il y a la patte intacte du maître mangaka, expert dans l’art de mettre en scène les sentiments, de mener son propos avec sensibilité et élégance…
Très beau manga; Taniguchi sait trouver les mots justes, et arrive même à nous tirer des larmes... Jdy
23 Mars 2007
Une pure merveille qui oscille entre nostalgie et fantastique. Une oeuvre brillante et intelligente. schludo
16 Janvier 2007
PascalB
15 Décembre 2006
Et s'il nous était donner de dire au revoir à nos proches avant de mourrir? Que leur dirions-nous? C'est à cette question que Jirô Taniguchi tente de répondre en y rajoutant un peu de fantastique voire de mysticisme. Il en résulte une oeuvre très touchante qui donne à réfléchir. N'avons-nous pas nous même des choses à dire à nos proches avant de partir? Car nul ne connaît ni le jour ni l'heure. Bref, un manga à savourer. Ryle
26 Septembre 2006
joli ouvrage d'ungrand maître, un dessin toujours plein de charme, des décors toujours fabuleux pour un histoire comme il l'aime... un accident, une victime qui prend provisoirement le corps de l'autre pour faire ses adieux, pour faire ce que l'on ne fait pas, un point sincère et émouvant avec sa famille... sujet Tanigushien, peut-être un peu répétitif, mais tellement maîtrisé et toucahnt que l'on oublie presque que le maître l'a déjà évoqué... il est capable de nous étonner à chaque fois avec des histoires de familles, des rapports fils/mère, époux/épouse... il le fait tellement bien ! Diane