Les druides T. 2
Is la blanche
Merveilleuse cité d’Is
Gwenc’hlan et son apprenti Taran continuent leur enquête concernant les meurtres macabres perpétrés au sein des premières communautés chrétiennes. Dépêchés par Gwénolé, moine doctrinaire aux allures d’un Jérôme Savonarole, ils se rendent à sa rencontre, accompagnés par le sage Budog, dans la merveilleuse cité de Is (ou Ys c’est selon...).
Gouvernée par l’énigmatique et plantureuse Dahud, cette ville va être le Théâtre d’événements étranges permettant à nos héros d’en savoir plus sur ce qui commence à ressembler à un complot contre la communauté, moribonde, des druides.
Le deuxième opus de ce thriller alto-mediéval (des mots mêmes de l’éditeur) reprend là ou l’action avait été laissée au tome 1, la découverte par des enfants d’une cérémonie, à priori sacrificielle, menée par trois druides autours d’un cadavre amoché. Ce qui aurait pu être un rebondissement d’une affaire moins complexe qu’elle en avait l’air, ne sera en fait qu’une péripétie mettant en lumière la fin du droit de cité des druides dans une société qui se tourne vers ce qu’on appellera le Moyen Age. Ce début a le mérite de nous remettre directement dans l’ambiance de la BD, et nous laisse augurer des difficultés à venir pour Gwenc’hlan et Taran.
Passé cela, on se demande où nous emmènent les auteurs, et surtout, pour combien de temps. En effet, cet album ne plonge pas encore au cœur de l’intrigue comme on pourrait s’y attendre avec un tome 2. Il se pose comme la suite d’une longue exposition de la situation (avec quand même quelques clés et autres indices pour anticiper les moments à venir), une mise en place lente du décor et des protagonistes, sans jamais s’offrir le luxe de réellement faire avancer l’histoire.
La dernière partie de l’album n’est cependant pas à mettre au même niveau. L’action y est plus présente, et l’apport du personnage de Dahud est salutaire. Grâce à elle, l’enquête, dont les tenants et les aboutissants semblaient largement prévisibles, se trouble un peu. La toute fin nous permet de penser qu’enfin le drame est lancé et que la dénomination « thriller » n’a pas été choisie par hasard.
Jean-Baptiste
08 Novembre 2006
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J. Istin, T. Jigourel
J. Lamontagne
Editeur : Soleil Collection : Celtic Octobre 2006 - 46 Pages
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