Hurlevent
Les Fonds de Hurlevent
Bruxelles, 1842. Charlotte et Emily Brontë entrent à Bruxelles, escortées de leur père, le sombre révérend Brontë. Leur destination : le Pensionnat Heger, dans le quartier Notre-Dame aux Neiges, dirigé par Mme Heger. Ce séjour a pour vocation de perfectionner le français des deux jeunes filles, afin qu’elles puissent, le jour venu, trouver à se placer comme gouvernante ou institutrice dans des maisons de qualité.
Tandis que Charlotte commence à subir l'ascendant du mari de Mme Heger, érudit et pédagogue remarquable, Emily se voit mêlée de plus en plus intimement à l’univers particulier des Murmault : accompagnatrice de Catherine, jeune aveugle passionnée et sensuelle, elle devient également la confidente de son frère, le peintre Oskar Murmault.
Amenée à partager les aspirations et obsessions de cette terrible fratrie, poussant jusqu’aux dernières extrémités les limites de sa propre raison, Emily ne ressortira pas indemne de ce - mauvais ?- rêve. Quelques temps plus tard paraîtront « les Haut de Hurlevent », jetant à la face du monde l’amour avorté d’Heathcliff et de Catherine.
Voilà une étrange histoire, tant dans le fond que dans la forme, que nous offrent les éditions Casterman.
Un graphisme étonnant, mêlant photographie, peinture, dessin, photoshop. Un travail à la Dave Mc Kean, donc, mais pour un résultat tout à fait nouveau et inattendu.
Un rendu aussi inhabituel peut, de prime abord, déstabiliser le lecteur et de ce fait limiter le plaisir de lecture. Mais très vite la réussite du scénario, étrange et hypnotique, ramène le lecteur sur le droit chemin. C’est donc avec un temps d’adaptation relativement court que l’on adhère à l’esthétique tant graphique que scénaristique de « Hurlevent ».
Une chronique signée Anne
Invité
22 Novembre 2006
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Y. Leclercq
J. Deleers
J. Deleers
Editeur : Casterman Octobre 2006 - 48 Pages
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