Le Chant des Malpas
Dumas est mort
Prenons d’abord un mousquetaire. Vaillant, bon cœur, mais pas toujours très futé. Heureusement, son brave valet est là pour lui prêter main forte contre les pièges sournois du Cardinal, de ses gardes et de sa belle espionne. Ainsi, ils peuvent espérer remettre le jeune dauphin sur le trône et rendre à la monarchie sa légitimité.
Jusque là, tout est normal. Mais dans le royaume d’Aghuylem, une jeune fille frappée par la foudre se découvre un mystérieux pouvoir : celui de chanter la note magique qui guérit de tous les maux…
Cette incursion du fantastique dans un monde de cape et d’épée démarre avec un capital de sympathie. Les personnages à la Alexandre Dumas évoluent dans un décor dix-neuvième qui contribue au dépaysement. Prenant pour argument le dessin inspiré de Loisel, l’éditeur va jusqu’à évoquer un croisement entre Les Trois Mousquetaires et La Quête de l’Oiseau du Temps. Malheureusement, le métissage ne fonctionne pas si bien tout le long. Les nombreux personnages sont présentés en quelques pages rapides, ce qui contraint le scénariste à n’en faire que des archétypes (seuls le héros et son valet ont une psychologie plus poussée), et à servir des dialogues assez évidents. L’ambiguïté des rapports de force du monde originel de D’Artagnan fait place à une intrigue rapide et manquant de naturel, voire de vraisemblance.
Les courtes 64 pages font de cet album une lecture plaisante, mais il lui manque encore un peu de poids pour tenir ses promesses.
Clément
15 Novembre 2006
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P. Boisserie
N. Bara
C. Champion
Editeur : Dargaud Collection : Long Courrier Octobre 2006 - 64 Pages
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