Poursuivi par la police de Moscou qui le croit coupable d’un meurtre, Valentin n’en finit plus de se poser des questions sur le parcours de son père, celui dont le vrai nom était Dimitri Yakovlev. Au chapitre des interrogations : pourquoi ce nom semble-t-il terroriser les personnes qu’il rencontre dans son enquête, y compris les mafieux ? Les réponses ne vont plus tarder. A force de creuser dans le passé d’un transfuge, Valentin a déniché un serpent des plus venimeux… Et c’est en se projetant dans la peau des uns et des autres à la mort de Staline qu’il finira par jeter un charme au dangereux reptile.
Narrateur de première classe, Giroud laisse peu à peu s’échapper les réponses aux questions de Valentin et de ses lecteurs. Le temps passe lentement dans ce dernier tome tout en réflexion. Aucun détail n’est négligé et l’emballage final tient ses promesses. Milan Jovanovic y est pour beaucoup dans cet équilibre trouvé entre le dénouement cérébral de l’intrigue et le minimum d’action nécessaire pour faire vivre les planches.