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Demain les oiseaux
Prise de bec mondiale
Consternés par la triste condition des oiseaux sur terre, des extraterrestres ayant en commun avec eux la possibilité de voler, envoient une substance pour développer les capacités intellectuelles des volatiles. D'abord désorientés par ce changement, les oiseaux prennent rapidement conscience de la supériorité que leur offre la maîtrise des airs. Ils ont tôt fait de réduire la présence humaine à néant. Enfin presque...
Entre la planète des singes et les oiseaux de Du Maurier, voilà un mélange explosif imaginé dans les années 70 par Tezuka. En effet, que pourrait-il advenir si les oiseaux développaient un esprit aussi cupide et subtil que celui des hommes ? Comme d'habitude, lorsqu'il se lance dans la critique de la société, Tezuka ne fait pas dans la demi-mesure... 352 pages de développement, avec une genèse particulièrement bien détaillée. Une fois au pouvoir, les oiseaux ont bien du mal à ne pas reproduire les mêmes erreurs que les humains. Tezuka en profite pour passer en revue ses conceptions de la politique, du pouvoir, de la religion, etc., en combinant les parrallèles et les allusions au monde contemporain. Entre science-fiction et réalité tangible, c'est un livre aussi dense que réfléchi qui est réédité aux éditions Delcourt.
Francis
20 Décembre 2006
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O. Tezuka
O. Tezuka
N&B
Editeur : Delcourt Décembre 2006 - 352 Pages
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© 2006 O. Tezuka, N&B - Delcourt
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01 Mai 2007 Tezuka est un admirable observateur de la nature humaine ; il a conscience que les hommes courent à leur perte par leur avidité, leur soif de pouvoir, leur étroitesse d’esprit. Difficile cependant de leur en faire prendre conscience ! Tezuka imagine donc une société d’oiseaux qui aurait réussi à mettre les hommes en esclavage grâce à l’aide d’extraterrestres et d’une poudre ayant apporté aux oiseaux de plus grandes facultés mentales. A travers plusieurs saynètes chez les oiseaux, Tezuka dépeint les hommes car la société ailée reprend très vite les mêmes instincts que ceux qu’ils ont voulu détruire. On y retrouve de chapitres de l’histoire humaine avec l’antiquité romaine et ses combats d’arène ou encore l’arrivée de Christ et ses liens avec Marie –Madeleine, le sort des noirs mis en esclavage par l’homme blanc, ainsi que la révolte de Geronimo. Les références sont nombreuses ! Des rapports de force s’installent entre les oiseaux insectivores, herbivores ou carnassiers. Des préjugés sociaux empêchent les histoires d’amour entre différentes classes… ( la ballade de Rapp et Wilda). A lire et à méditer !
davidson
27 Décembre 2006 je n\'ai rien à rajouter à la chronique si ce n\'est : - le ton de l’histoire et le style du dessin pourrait paraitre en opposition pour le lecteur occidental qui ne serait pas familiarisé et que je suis. Pourtant au final ce contraste est saisissant et fascine au final, enrichissant grandement cette fable quelque peu désespérée du comportement des animaux intelligents.
- la chronique nous ferait penser qu\'il s\'agit là d\'un bd politique sérieuse et un peu un peu chiante mais que nenni ! L’humour n’est pas loin non plus, aussi noir soit-il :, l’intelligence se développe chez les oiseaux à la suite de l’intervention d’extraterrestes, convaincus que les volatiles feront mieux. Les séquences, où l’on découvre ces extraterrestres sont de grands moments d’humour.
en conclusion, enfin il ne s\'agit pas là, d\'une bd moralisatrice mais plutot de prise de conscience ludique et généreuse qu\'apprécieront aussi bien le lecteur de mangas, que le lecteur de science fiction, que le lecteur du \"big brother\", que le lecteur de \"v comme vendetta\" que le .. tout bon lecteur en fait j\'espère bonne lecture red neck |
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