Elles
Bouquet de mises en abîmes…
Aujourd’hui, Frédéric Boilet DOIT tomber amoureux. Sinon, comment pourrait-il composer la belle manga d’amour que l’on lui a commandée ? L’enjeu est de taille pour le dessinateur récemment installé au Japon : c’est la première fois qu’il sera publié dans son pays d’adoption. Après quelques hésitations, il jette son dévolu sur une jeune femme qui fume, assise sur un petit muret, et lui demande si elle accepterait d’être l’objet de son sentiment amoureux. Car, à l’image de Fabrice Lucchini dans La Discrète, Frédéric Boilet considère qu’il doit être lui-même amoureux s’il veux pouvoir raconter avec justesse une histoire d’amour.
Ainsi débute la première des neufs nouvelles qui composent cet ouvrage entièrement placé sous le signe de l’amour, de la séduction et du cinéma. Dans chacune des histoires, une femme s’offre, aime, séduit sous le regard de l’auteur qui capte ces images pour les restituer ensuite sur le papier. Cette manière de procéder donne un atour très cinématographique à une narration qui use pourtant de toutes les possibilités de la bande dessinée. Le cinéma est également présent dans le scénario puisqu’il y est souvent fait référence à des œuvres, par exemple de Truffaut. Rien de bien étonnant quand on sait que Frédéric Boilet se réclame du cinéma d’auteur français…
Cinématographique, cet ouvrage l’est également par sa somptueuse couverture (née du talent de Frédéric Poincelet) où le titre du livre, ses auteurs et éditeurs apparaissent tatoués sur le bras d’une passante, un peu à la manière d’un générique de film… Mais présenté sous forme de cases BD !
L’œuvre séduit le lecteur non seulement par sa tendresse, son érotisme mais également par son atour ludique, espiègle, par la mise en abîme permanente du récit.
Une œuvre légère mais pleine de charme et de fraîcheur…
Vincent
28 Fevrier 2007
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F. Boilet
F. Boilet
F. Boilet
Editeur : Ego comme X Janvier 2007 - 104 Pages
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