Dark T. 1
la crypte ecarlate
La cataphilie est une passion dangereuse
Qui est cet assassin sordide qui vole, après les avoir tuées, un membre à ses victimes ? Pourquoi Arnaud Saint Glaive ressent-il cette présence démoniaque quand il va visiter les catacombes à la recherche d’une tombe, ancien lieu de repos d’un objet mystérieux et, a priori, maléfique ?…
Dessin travaillé, découpage au cordeau, ce premier opus de Dark, intitulé « La Crypte écarlate », nous plonge stricto sensu dans l’univers étouffant des meilleurs films d’angoisse des années 80. Tout y est : intrigue sordide et sanglante et scénario se dessinant sur plusieurs fronts, plongeant dans un médiéval aux relents de sorcellerie.
On connaissait encore peu ce genre dans la bande dessinée. Peut être à cause du support lui-même, personne n’avait encore réellement plongé dans ce qui sied tellement au cinéma ou à la littérature quand ils sont bien faits. C’est vrai qu’il faut solidement maîtriser son sujet, et bien savoir où l’on va. Car comme l’humour, ce genre demande une réaction rapide voire « instinctive » pour être perçu comme réussi. Il ne suffit pas d’accumuler les « trucs » graphiques, d’activer les ficelles mille fois tirées, et qui finissent par craquer d’ancienneté. Il faut construire sur le fond, imaginer son intrigue à long terme, bien choisir ses personnages, les caractériser logiquement. Tout est une affaire de rouages, suffisamment neufs et entretenus pour nous attraper, comme l’humour.
Dark semble donc bien parti dans un genre encore neuf pour le 9ème art… L’horloge tourne, gageons qu’elle ne s’arrête pas.
Jean-Baptiste
21 Mars 2007
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I. Mercier, R. Seiter
Max
Editeur : Casterman Collection : Ligne Rouge Janvier 2007 - 48 Pages
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