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Par les chemins noirs T. 1
Les prologues
Révolution artistique
Après son départ de L'Association, David B. avait marqué son entrée chez Futuropolis en publiant deux recueils de nouvelles oniriques,(Les Complots nocturnes, Le Jardin armé et autres histoires dont certaines avaient été publiées dans Lapin. L'auteur semble s'ancrer durablement dans ce catalogue Futuropolis, avec le début de cette saga, historique et poétique, située dans l’Europe de l’entre-deux-guerres. Il prépare d'ailleurs pour ce même éditeur une seconde série, Milieu, qui sera composée de récits noirs sur le gangstérisme illustrés par de multiples dessinateurs.
Nous voici donc pour le moment au lendemain de la Grande Guerre, dans l’ancienne Trieste, au port de Fiume occupé par les corps francs (anciens soldats et déserteurs) menés par le poète aventurier Gabriele D’Annunzio. Le Dadaïste veut alors offrir sa proie dalmate à la patrie. Or, l'Italie, respectueuse de ses engagements internationaux, refuse. Sur ces entrefaits, D’Annunzio déclare Fiume, république indépendante. Sur fonds de bagarres et de laboratoire du fascisme (phénomène paradoxal pour une telle révolution !), les enchevêtrements de corps, d’objets et d’esprits, sont les inextricables fils conducteurs qu’il nous faudra dénouer pour suivre ce flamboyant roman d’espionnage, de banditismeet d’occultisme : une trame désordonnée, qui est humanisée par l’amour que vont se porter un mauvais garçon, chef de gang issu des beaux quartiers, et une chanteuse française de cabaret, en quête de succès. Prisonnière des Milanais, cette dernière devient une sorte d’Hélène de Troie qui n’en finit pas de diviser ceux qui croisent son chemin…
Par les chemins noirs mérite le détour... Il devrait s’agir de l’œuvre la plus ambitieuse et la plus foisonnante de David B., depuis sa mythique Ascension du Haut-Mal et sa trop méconnue Lecture des ruines. On y retrouve sa fascination pour la Grande Guerre, l'histoire de l'Art, l'utopie, l'ésotérisme, le mélange des cultures... Soutenus par les sobres et efficaces couleurs de Hubert, son dessin se fait tour à tour dynamique, lascif et expressionniste. Du grand Art.
Gilles & Vincent
16 Mai 2007
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David B.
David B.
Hubert
Editeur : Futuropolis Avril 2007 - 64 Pages
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 © 2007 David B., Hubert - Futuropolis
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14 Mars 2008
laurent
23 Mai 2007 Bon là c'est 5 étoles. A l'heure où l'on parle de la reprise des aventures de corto maltese par (de toutes manières) n'importe qui, il n'est pas nécessaire d'aller chercher ailleurs. Pourquoi reprendre quoi que ce soit, david b. avec cette nouvelle série est le parfait héritier de pratt : aventures, grande et petite histoire imbriquées, héros fins, romantiques comme pas deux, le tout d'une subtilité et d'une intelligence (très) rares, un trait unique... faites le compte, vous avez TOUT. c'est parfait. merci david b. MERCI. c'est LE GROS COUP DE COEUR DE 2007. banoum
23 Mai 2007
rampokan |
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