Antti Brysselissä
L’auberge bruxelloise
En lisant les premières pages, on croirait lire une tranche d’autobiographie. La chronique d’un jeune finlandais venu faire un stage à Bruxelles. Mais force est de constater que le héros, Antti Korhonen, et l’auteur, Max de Radiguès, sont deux personnes distinctes. Le dessinateur, bruxellois de vingt-cinq ans, a choisi de raconter le voyage par l’intermédiaire de la fiction, celle d’un étranger en visite dans son propre pays.
En conséquence, nous héritons d’un portrait aimable et authentique, consacré moins à la ville de Bruxelles qu’au quotidien d’un jeune homme plongé dans une nouvelle vie. Les sentiments d’Antti pour Juliette, sa jolie colocataire prennent rapidement le devant de la scène, sans jamais tomber dans la mièvrerie.
On retrouve aussi la vie d’un groupe de copains, mise en page de cette jeunesse internationale célébrée entre autres depuis L’Auberge espagnole. Le voyage se présente sous la forme d’un épisode, dont on sait à l’avance qu’il devra se clore un jour. Le héros comme le dessinateur en profitent au maximum, mais se laissent le plaisir d’une fin en point d’interrogation. Une jolie façon de faire se rencontrer l’esprit du voyage et l’envie d’être chez soi.
Clément
16 Mai 2007
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M. de Radiguès
M. de Radiguès
N&B
Editeur : L' Employé du moi Collection : Sous-main Avril 2007 - 120 Pages
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