Les Garde-fous
Le piège était presque parfait
Boris Lentz est éditeur. Il vit avec sa femme et son beau-père dans une maison isolée accessible uniquement par un tunnel soigneusement gardé ou par le lac artificiel au bord duquel elle est construite. Alors que Boris et les siens organisent une réception pour fêter la parution du deuxième tome de l’une de ses meilleures ventes, un inspecteur de police se manifeste. Selon ce dernier, un tueur en séries devrait se trouver dans les environs, prêt à faire une nouvelle victime.
Autant l’avouer tout de suite : Frédéric Bézian est l’un des auteurs de bande dessinée dont l’œuvre me touche le plus. Au fil des années et des albums, il est parvenu à une impressionnante maîtrise de l’adéquation entre scénario, dessin et couleurs. Les garde-fous n’échappe pas à cela : le récit est mené de main de maître. Le jeu sur l’encadrement - la maison est conçue comme une sorte d’immense cage - renforce la tension qui découle de la possible présence d’un tueur. Toujours sec, le dessin est davantage luxuriant et sensuel. L’utilisation de la couleur est également importante et elle participe pleinement de la richesse et de la force des ambiances. Histoire de piège, Les garde-fous nous tient en haleine de sa première à sa dernière page, tout en ne cessant pas de nous surprendre. Une nouvelle fois, Bézian se renouvelle sans rien perdre de sa forte personnalité créatrice.
Boris
12 Septembre 2007
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F. Bézian
F. Bézian
F. Bézian
Editeur : Delcourt Septembre 2007 - 80 Pages
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