|
|
 |
 |
 |
Malgret T. 1
Malgret et l'affaire Saint Pouacre
Bien malgré nous
Le commissaire Malgret n’en peut plus ! Ses deux acolytes on encore fait des leurs en perdant des preuves importantes d’une affaire en cours. Trop c’est trop. Malgret part se mettre au vert à Saint Pouacre, le village de son enfance. Et sa femme décide qu’ils dormiront au château, chez le Comte et la Comtesse, parents de Madame Malgret.
Des vacances, c’est ce que voulait notre héro. Malheureusement c’est mal parti. Une histoire de d’accidents en série de touriste mêlée avec des apparitions de fantôme va remettre en cause la douceur de la retraite du commissaire.
Le fait que 2007 soit l’année Maigret a donné de l’imagination à Pierre Veys, déjà scénariste d’une parodie de Blake et Mortimer, « Menaces sur l’Empire ». En effet oser reprendre sur le ton de l’humour les aventure du célèbre héro de Simenon nécessitait une inspiration fertile. Comment grossir les traits d’un personnage dont la personnalité est déjà hors norme ?
Peut être en l’entourant d’une multitude de rôles secondaires suffisamment décalés pour colorer l’aventure.
C’est le parti qui semble avoir été pris ici. Malgret est moins une caricature qu’une copie un peu délavée et dénaturée de Maigret. La faute au décor peut-être. Le personnage des romans policiers ne prend toute sa dimension que plongé dans les rues d’un Paris des années 50. Faire démarrer cette nouvelle série hors de la capitale semble une idée un peu maladroite. On a du mal à identifier le Maigret qui traîne en Malgret et cette difficulté parasite la lecture globale de l’album.
C’est dommage, car le scénario est plutôt solide. Bien que l’intrigue ne soit pas toute fraiche, son déroulement est bien mené, respecte les codes du genre et nous accroche du début à la fin.
D’autant plus dommage que le dessin de Christophe Alvès, dans la tradition de la ligne claire, est maîtrisé et s’inscrit parfaitement dans l’ambiance générale de l’album.
C’est après la deuxième lecture qu’on se dit que cette aventure aurait peut-être mieux existé par elle-même qu’avec la caution de la parodie.
Jean-Baptiste
12 Septembre 2007
|
P. Veys
C. Alves
A. Ducasse
Editeur : Robert Laffont Septembre 2007 - 54 Pages
|
|
 © 2007 C. Alves, A. Ducasse, P. Veys - Robert Laffont
Il n'y a pas encore d'avis des lecteurs sur cet album, à vous de jouer !
Donner votre avis
|
|
|
|
 |

© 1998-2012 - BD Sélection
|
|
|