Lou T. 4
Idylles
Retrouvailles de vacances.
Pour la première fois, Lou passe l’été sans sa mère. Elle part à la mer avec trois copines, chez les parents de l’une d’entre elles, dans une luxueuse villa avec piscine. Pour les quatre filles, soleil, baignades, ballades… et chasse aux garçons sont au programme ! Même pour Lou qui aime bien Paul mais se défend d’en être amoureuse. Lou n’est pas au bout de ses surprises et de ses émotions car, sur le port, elle retrouve un copain d’enfance, Tristan.
Pendant ce temps, la maman de Lou effectue une tournée dédicace de son roman de science-fiction, Sidéra. L’occasion rêvée de passer des vacances à l’œil avec son amoureux. Sauf qu’il y a plus romantique qu’une grande surface pour profiter des beaux jours !
Après Titeuf, Raghnarok, Zap Collège, Marie Frisson, c’est au tour de Lou de s’engager dans des aventures au long cours. A croire que les pensionnaires de « Tchô, la collec. », ne peuvent se résoudre désormais au format des gags en une planche, format qui a pourtant fait leur notoriété !
Pour Lou, le changement n’est pas radical – sans souci donc mais sans apport véritable non plus : dans les premiers albums déjà, les gags étaient filés et constituaient ben une seule et même histoire. La véritable rupture vient plutôt du fait que, pour la première fois, mère et fille vivent leurs aventures chacune de leur côté et que, donc, l’humour ne naît plus de leur confrontation tendre. Autre transformation, celle de Lou qui peu à peu prend des formes (« C’est pas possible, t’as encore pris au moins trois tailles de soutif’ » lui dit sa mère en la retrouvant) et glisse résolument de l’enfance vers l’adolescence.
Pour le reste, le ton demeure le même, plein de douceur, d’humour, de tendresse, de pertinence. On rit, on s’émeut. On s’identifie selon le cas à la génération des adultes ou à celle des enfants.
Que demander de plus ? Peut être un petit confort de lecture supplémentaire car, avec des textes bavards, des cases sans trait de bordure, des dessins au trait peu accentué et 12 à 16 vignettes par page, l’œil fatigue parfois malgré la beauté de ces images aux couleurs acidulées.
Une très bonne BD jeunesse d’une grande finesse.
Vincent
07 Novembre 2007
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J. Neel
J. Neel
J. Neel
Editeur : Glénat Collection : Tchô! La collec Novembre 2007 - 48 Pages
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