Sorcelleries T. 1
le Ballet des memes
Mes sorcières bien aimées...
Trois vieilles sorcières coulent leurs vieux jours dans une vieille maison. Une vie rythmée par les paris, les disputes et la malchance. Une vie pas toujours très drôle depuis que Pancea, leur nièce les a quittée pour le vrai monde (celui des humains). Jusqu’au moment ou un drôle de chou toque à la fenêtre. Un drôle de chou ? Non un bébé fée, échappé de l’élevage voisin de la mère Titania. Mais tout ça n’est rien à côté de l’arrivée surprise de Pancea accompagnée de son mari sourire ultrabright et sa fille nintengothique. Une venue qui va chambouler la sacrocainte fête de Walpurgis.
On connaît surtout Juanjo Guarnido pour ses somptueux dessins animaliers et sa mise en couleurs expressive et soignée. On se doutait bien qu’il n’était pas malhabile à reproduire la gente humaine, mais quand même, on demandait à voir, à confirmer. Chose faite avec cet album, premier opus d’une série quelque peu décalée et épicée à la littérature classique (« Le songe d’une nuit d’été » avec les personnages d’Obéron et de Titiana). Scénarisé par Teresa Valero (qui n’est autre que l’épouse de Juan Diaz Canales scénariste de Blacksad), l’album est un bon début. L’histoire est rythmée, drôle et les personnages des trois « mémés » pétillent de jeunesse. Elles mettent dynamisme et vie dans un contexte qui pourrait paraître, à première vue, poussiéreux, ou, du moins, un peu passé. C’est vrai qu’elles sont plutôt fraiches les décrépies qui, face à leur nièce et son boyfriend intoxiqués à la surconsommation, font plus figure de jeunes étudiantes révoltées que de vieille garde conservatrice. C’est rafraichissant ce genre de divertissement, pêchant cependant sur une fin qui donne la courte impression de partir un peu dans tous les sens. Heureusement qu’un petit personnage vient redonner le peu de souffle suffisant à nous faire attendre la suite.
Ah les bouts de chou !
Jean-Baptiste
06 Fevrier 2008
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T. Valero
Guarnido
Guarnido
Editeur : Dargaud Janvier 2008 - 48 Pages
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