La Forêt de Miyori
Reine de la forêt ou petite fille de la sorcière ?
Myori a 11 ans lorsque sa mère quitte la maison pour un homme plus jeune qu’elle.
Rongée par la culpabilité « on dit qu’un enfant peut sauver un mariage », Myiori se renferme davantage sur elle-même. Confiée à la famille de son père, l’ « exilée » comme elle se surnomme, ne tarde pas à faire connaissance avec le petit peuple de la forêt et à s’ouvrir à l’affection que lui porte sa grand-mère. Deux découvertes qui vont bouleverser le cours de son existence…
Délaissée par sa mère mais choisie pour succéder à sa grand-mère comme « Reine de la forêt », surnommée « petite fille de la sorcière » par les villageois, ce qui lui vaut les quolibets des autres enfants : décidemment, ses liens de parentés ne sont pas de tout repos pour Myori.
Cependant tout se teinte progressivement de magie et de sérénité au fur et à mesure de l’histoire : la force de caractère de l’enfant, son goût pour la solitude, son esprit aventureux et sa témérité portent leurs fruits et la fondent doucement à son environnement - et réciproquement.
C’est là la grande force de ce récit : un sentiment d’apaisement et d’harmonie vient prendre la place des pensées désespérées et morbides de la petite fille du début : un sentiment qui se diffuse tout autour d’elle, faisant plier les obstacles et subjuguant les âmes.
Magique aussi est ce « petit peuple » fidèle et loyal à sa future reine, et par qui tout peut arriver… On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le Voyage de Chihiro : tristesse de l’ « exil », désillusion brutale envers les parents et l’âge adulte en général, amitié, féerie et quête existentielle…
Une vraie bonne nouvelle pour tous les amateurs du genre.
Francis
14 Mai 2008
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H. Oda
H. Oda
N&B
Editeur : Milan Collection : Kankô Mars 2008 - 201 Pages
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