Bételgeuse T. 2
Les Survivants
Lointaine colonie
La mission de reconnaissance chargée de découvrir ce qui s'est passé lors de l'arrivée des colons sur Bételgeuse est partie. Kim, le Colonel Wong et le Lieutenant Hudson ont récupéré les deux survivants du vaisseau mère, et tous sont partis à la découverte de cette nouvelle planète. Derrière la beauté de Bételgeuse se cachent les menaces d'un univers sauvage et hostile. L'équipage en fait rapidement les frais : à peine posé dans le canyon, le Colonel Wong est tué par une mystérieuse bête qui emporte son cadavre dans la forêt. L'équipage va devoir être prudent : demain, ils partiront en expédition en aéro-jeep pour retrouver le groupe de colons qui avait débarqué en éclaireur.
Kim et ses compagnons vont facilement trouver les survivants : ils ont établi un camp de base sur un promontoire du Canyon, le Colonel Logan et ses hommes en ont rapidement pris la maîtrise, organisant une société primitive dont la vocation première est d'assurer la survie de l'espèce. Pour survivre, il faut des enfants, et pour en avoir en nombre, il faut que les femmes enfantent à la chaine... Les despotes profitent toujours des moments de faiblesse des hommes...
Visiblement, la catastrophe survenue sur le vaisseau est la conséquence d'une mésentente au sein des équipes d'éclaireurs. D'un coté, le Colonel et ses hommes pro-colonisation, de l'autre Leila Nakad, capitaine de l'expédition et ses hommes, convaincus qu'il faut abandonner la colonisation car les Iums sont à l'égal de l'homme, une espèce à l'intelligence supérieure. Et si la mort de ces milliers de gens sur le Tsiolkowsky était simplement due à cette querelle, ce serait réellement monstrueux...
Waou ! Le scénario est un modèle du genre : petit à petit, les zones d'ombres laissées par le tome 1 s'éclaircissent, l'univers spécifique de la Planète se dévoile, les personnalités et les motivations des personnages s'affirment.
Léo est parfois tenté par une vision un peu manichéenne : Logan est le méchant, Leïla est la gentille, c'est du moins ce que notre instinct et celui des autres personnages nous dicte. Mais peu importe.
De toute évidence - et Léo nous en fait la démonstration - quelle que soit la taille du groupe, il y a toujours un leader qui se révèle. Ce sont les oppositions entre leaders qui provoquent les conflits, chacun se battant pour la prise de pouvoir. Derrière ce scénario d'aventure écologique, c'est bien une dynamique de conquête et de puissance que l'on découvre. Que Léo appuie le dénouement de cette histoire sur un personnage féminin est un comble dans cette histoire. Mais pouvait-il en être autrement ? Certes Kim est jeune et inexpérimentée, mais cela lui donne de l'audace, et c'est probablement de cela que sortira le salut de tous.
Comme Aldébaran, Bételgeuse s'annonce comme une série incontournable.
Isa
12 Mars 2001
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Léo
Léo
Léo
Editeur : Dargaud Mars 2001 - 48 Pages
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