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Apocalypse Mania T. 1
Couleurs spectrales
La fin du monde est pour hier
Accrochez-vous, le synopsis vaut qu'on le détaille (un peu). Un homme se retrouve transporté au XVIIème siècle, après avoir sauvé le monde. En 2009, en Afrique, des militaires font le grand nettoyage sur un aéroport où seule une femme a survécu à un étrange carnage. Des monstres (extra-terrestres ?) sèment la terreur. En 2003, un joueur d'échecs surdoué et à l'évidence doté de pouvoirs para-psychologiques joue et gagne 30 parties d'échec en aveugle tout en mémorisant une suite de mots complexes et en les restituant à la fin des parties... Et ça ne fait que commencer...
Oh la la, j'ai eu peur...
J'ai eu peur parce que, si je lui ai toujours trouvé des qualités, aucun des scénarios de Bollée à ce jour ne m'avait convaincu tout à fait ! Et là, vu le sujet abordé...
J'ai eu peur parce Philippe Aymond a le triste privilège d'avoir illustré quelques uns des plus mauvais scénarios de Pierre Christin (en particulier la série 4*4, pseudo-série pour adolescents, sorte de Club des Cinq rempli d'à peu près tout ce que l'on peut accumuler comme clichés, comme invraisemblances et comme maladresses en bande dessinée). Forcément, ce type de lecture ne laisse pas que de bons souvenirs, et ne prédispose pas favorablement lorsqu'il s'agit d'une toute nouvelle série. Et je vous l'ai dit, vous avez lu le début du résumé, tout peut arriver...
Et puis, la peur n'évitant pas le danger, et mon caractère me poussant à l'aventure, j'ai parcouru avec Jacob Kandahar, l'homme qui dit à la planche 3 de l'album "J'ai sauvé le monde !" (je rappelle que, lui qui est né en 1982, profère cette phrase digne d'un comics américain milieu de gamme, et qu'il la profère entre 1689 et 1698 -sic -).
Et alors ?
Et alors voilà un excellent album, qui, au lieu du fourre-tout que j'ai pu laisser envisager (suis-je coquin...), est en fait une mécanique de précision, mettant en place un scénario à l'échelle planétaire, avec bonds dans le temps à la fois au cours de l'intrigue mais également dans la façon de raconter l'histoire, le tout avec un étonnante fluidité et une maîtrise narrative de chaque instant. Avec des aliens rôdeurs et affamés façon "Predator", une rencontre sub-aquatique façon "Abyss", des extra-terrestres et des rayons lumineux façon "X-Files", et du voyage temporel façon "Mickey traverse les siècles", c'est un miracle de tenir à ce point en haleine le lecteur, lui distillant les pistes avec parcimonie, prenant le temps de présenter les protagonistes principaux, sautant d'un monde à l'autre, d'un temps à l'autre, en déroutant le lecteur sans jamais le perdre. Stupéfiant...
Le dessin m'aura aussi surpris, la raideur et la prudence qui caractérisaient Aymond font ici place à une plus grande souplesse dans les anatomies et les visages, et un trait et des couleurs moins "propres", plus jetés, servent merveilleusement les ambiances de brousse, de jungle, de banquise, de villes...
Une fois de plus (la vie est décidément bien faite), il suffisait de lutter contre quelques a priori, d'ouvrir un album au choix de couverture discutable, et au titre un peu bizarre (Apocalypse Mania, Couleurs Spectrales ?) pour se retrouver embarqué dans une aventure à couper le souffle, en technicolor, avec effets spéciaux, hélicoptères, extra-terrestres et super-pouvoirs.
Dire que cette aventure à grand spectacle a été voulue et réalisée par seulement deux personnes, c'est bien évoquer le grand pouvoir de la bande dessinée...
Une chronique signée Pascal
Invité
18 Avril 2001
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P. Aymond
L. Bollée
Editeur : Dargaud Mars 2001 - 48 Pages
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 © 2001 P. Aymond, L. Bollée - Dargaud
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27 Octobre 2005
Morti
11 Octobre 2005 Quatre rayons lumineux apparaissent simultanément aux U.S.A., au Groenland, au Sénégal et en Turquie. Leur origine apparemment extra-terrestre reste mystérieuse et ils semblent d’ailleurs accompagnés d’étranges phénomènes. Au Sénégal, l’armée nettoie le véritable carnage qui a eu lieu à l’aéroport.
Jacob Kandahar, l’homme le plus intelligent de la terre, et la journaliste Hannah Osternik vont se retrouver mêlés à cette histoire, que les militaires considèrent déjà comme une menace à l’échelle mondiale.
Ne vous fiez pas à la couverture hideuse et au titre plutôt primaire, qui ne sont qu’une grosse erreur marketing pour un produit dont le contenu mériterait de se vendre comme des petits pains.
Tout en développant les principaux protagonistes, c’est avec grande précision que Bollée nous met l’eau à la bouche en développant une intrigue captivante à l’échelle planétaire. Le résultat est une mise en place fluide de la série avec déjà pas mal d’action, dont une chasse en pleine jungle sur des monstres extra-terrestres qui fait fortement penser au film «Predator».
Le scénario de Bollée laisse beaucoup d’alternatives de développement à l’histoire, tout en livrant au lecteur quelques pièces d’un puzzle qui s’annonce passionnant.
Le dessin aux superbes couleurs d’Aymond n’est pas spectaculaire, mais sert efficacement le récit, un peu à la manière de Leo.
L’échiquier est mis en place pour une partie en 5 tomes qui s’annonce passionnante. yvan
25 Septembre 2005
PascalB
13 Avril 2004 j avais mis 3 étoiles mais je corrige comparé au reste de la série cet album en vaut 5 petitout
11 Juillet 2003 un bel album, pour une bonne série en perspective petitout
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