les Marins perdus
Une soirée qui aurait pu tout changer
Diamantis est marin sur l’Aldebaran. Ce bateau est immobilisé depuis quelques mois dans le port de Marseille à cause de dettes contractées par l’armateur. Les marins touchent leurs indemnités et quittent le navire. Diamantis se retrouve avec Abdul, le capitaine, et Nédim. Ces marins, peu habitués à raconter leur vie, vont se livrer peu à peu : la femme d’Abdul vient de le quitter, Nédim veut rentrer chez lui pour retrouver une fiancée assez mal acquise, et Diamantis se rappelle sa jeunesse passée à Marseille et son amour pour Amina. Les destins de ces trois marins vont se croiser.
Cette bande dessinée est un beau témoignage de ce que peut être une vie de marin : vie d’errance et de solitude, difficulté à vivre de manière stable…. Cette œuvre illustre également le caractère inéluctable du destin : Amina ne peut elle accéder à la liberté parce-qu’elle est née fille d’une femme achetée ?
Le dessin, parfois schématique, dur et rigide, les traits des personnages anguleux, tout cela accompagne parfaitement la vie dure et implacable de tout ce petit monde, où le pire côtoie le meilleur.
Adaptation du roman de Jean-Claude Izzo, paru aux éditions Flammarion en 1997, Les Marins perdus est le premier album de Clément Belin, un jeune Marseillais de 31 ans qui a lui-même parcouru le monde sur des bateaux de la marine marchande.
« J'ai adoré le roman d'Izzo... », souligne-t-il, qui évoque un monde qui m'est familier, Le port de Marseille, j'y ai moi-même gardienné un cargo sur le digue du large pendant plusieurs mois. J'ai été séduit par les personnages brut de décoffrage mais pleins d'humanité et j’ai essayé de transmettre à travers mes dessins ma vision personnelle de l'atmosphère du bateau ».
Clément Belin fait avec Les Marins perdus une entrée remarquée dans le monde du Neuvième art. Un auteur à suivre...
Une chronique signée Françoise
Invité
02 Juillet 2008
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C. Belin
C. Belin
C. Belin
Editeur : Futuropolis Juillet 2008 - 84 Pages
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