Hypoxie
A bout de souffle
Victime d’un essoufflement généralisé, Laurent Dandoy se retrouve admis aux urgences de l’hôpital. Il va même devoir y rester quelques jours en observation et partager la vie d’un vieil homme asthmatique, monsieur Boubkeur.
Aux côtés de ce dernier, rompu à la vie hospitalière, le dessinateur va découvrir les us et coutumes du lieu, l’impersonnalité qui préside à certaines procédures (distance et rotations des internes, attente d’examen « comme sur un foirail ») mais aussi la cordialité dont peut faire part une partie du personnel soignant.
Angoissant pour sa santé, la proximité du jovial Boubkeur – qui se sent en fin de course mais veut encore profiter de la vie – lui fera relativiser ses problèmes et lui donnera une sorte de leçon de vie.
Certaines autobiographies semblent d’une absolue nécessité, sont des témoignages implacables. Ce n’est pas le cas de cette Hypoxie. Comme l’indique le sous-titre, cet ouvrage est avant tout « l’histoire d’une hospitalisation » qui n’a rien de bien dramatique, de bien exceptionnelle. Mais c’est paradoxalement ce qui constitue une grande part de son intérêt et de son charme, au-delà de son dessin expressif, enlevé et toujours parfaitement lisible…
En effet, en suivant l’auteur dans sa découverte – un peu naïve – de cet univers avec ses règles de vie, ses paradoxes, ses aberrations… on vit à ses côté une expérience qui nous est commune, familière donc captivante…
Surtout, la présence de Boueur avec sa philosophie de vie très enfantine (« je me demande si Boueur est un enfant ou le résultat sénile des lustres ? ») mais aussi particulièrement enjouée et positive apporte à l’auteur, comme au lecteur, une bien belle leçon de vie.
Vincent
10 Septembre 2008
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L. Dandoy
L. Dandoy
N&B
Editeur : L' Employé du moi Collection : Sous-main Septembre 2008 - 136 Pages
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