Romance Killer T. 2
Rapports aux pères
L’ex "Royal Killer" a désormais raccroché et mène une existence d’homme rangé, époux modèle d’une fleuriste – une femme qu’il devait initialement abattre – et bon père adoptif de la fille de cette dernière. Une vie somme toute plutôt équilibrée et sans trop de regrets. Mais ce bel agencement se trouve menacé d’effondrement depuis que le quadragénaire a rencontré Miu, la meilleure amie de sa fille adoptive, et a passé trois soirées avec celle-ci dont la dernière… s’est terminée au lit ! Rongé par la culpabilité, l’homme aimerait oublier tout cela. Mais un terrible engrenage le saisit bientôt.
Le premier tome de Romance Killer était prometteur. Le second tient toutes ses promesses : l’intrigue se révèle complexe à souhait, les personnages bien plus retors qu’on ne pouvait le penser. Des liens secrets les unissent et chacun de leurs actes, a priori anecdotiques, se révèle lourd de sens – comme le recours répété de l’épouse à la chirurgie esthétique. Pour autant, Doha conserve ce ton à la fois triste et léger, introspectif et sans atermoiement qui fait une grande part du charme de ses œuvres. Du coup, ses images très cinématographiques ne paraissent nullement empesées mais bien au contraire le complément indispensable au récitatif pour une narration impeccablement fluide.
Une grande œuvre.
Vincent
15 Octobre 2008
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Doha
Doha
Doha
Editeur : Casterman Collection : Hanguk Aout 2008 - 448 Pages
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