|
|
 |
 |
 |
Nouvelles du monde invisible
Humer l'air du temps
« Par essence, les parfums sont volatils, difficiles à saisir. On ne s’en souvient pas vraiment. On les reconnaît quand on les rencontre, c’est tout. Par quel mystère sont-ils capables de convoquer parfois des souvenirs aussi vivants ? » C’est cette question que Jean-Claude Denis va s’efforcer de répondre, en évoquant ses souvenirs olfactifs les plus marquants. Car le dessinateur, lui, n’aurait pas eu à manger la madeleine pour se remémorer son enfance, juste de la humer.
Car il est persuadé qu’il a un excellent odorat, bien meilleur que celui du commun de ses congénères : un passante croisée au parfum généreux lui remémore son premier amour, alors que lui et la belle cumulaient à eux deux doux juste 26 printemps…
Habitant de Paris, son nez ne manque pas de stimulations… Une nuit, il se réveille, paniqué par une odeur de gaz. Après avoir tout vérifié, appelé les pompiers, rien ne vient confirmer sa sensation. Vexé sur le moment, ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il trouvera la solution à cette énigme : un Concorde avait cette nuit-là effectué un dégazage d’urgence sur le Bois de Boulogne !
Bien avant que L’Association ne soit créée, dans les années 1980, Jean-Claude Denis composait déjà des récits intimistes, dans une veine d’autofiction, que ce soit aux éditions Futuropolis, première mouture puis Casterman avait son personnage de Luc Leroi. Il franchit un pas supplémentaire en se mettant désormais en scène lui-même sans que l’on sache bien si son propos tienne réellement de l’autobiographie ou plutôt de l’autofiction.
Peu importe en fait. L’essentiel est qu’il nous fait entrer dans un récit mené par un fil conducteur bien original, celui des senteurs. D’un souvenir à l’autre, ou plutôt devrait-on dire d’une odeur à l’autre, il emmène le lecteur dans une balade olfactive bien enivrante, dans un rendu graphique original, fait de jaunes et de bleus.
Certains perdront peut-être en cours de route le fil ténu de cet ouvrage peu commun. Ce serait bien dommage pour eux tant sa force d’évocation est puissante et son ton teinté d’une bien agréable dose d’autodérision.
Vincent
19 Novembre 2008
|
Jean-C. Denis
Jean-C. Denis
Jean-C. Denis
Editeur : Futuropolis Novembre 2008 - 168 Pages
|
|
 © 2008 Jean-C. Denis - Futuropolis
|
|
 |
 |
 |
 |
| |
29 Novembre 2009
seb
14 Novembre 2008
Al
13 Novembre 2008 JC Denis développe dans cet ouvrage, autobiographique, son don perturbant de "sentir", les odeurs qu'il perçoit, quelquefois de loin, quelquefois proches mais délicatement identifiables, ont des conséquences sur sa vie courante. J'aime beaucoup cet auteur mais avoue n'être entrée qu'à moitié dans ce one shot, l'originalité du thème est la "plus", je juge le traitement un peu longuet et pas si intéressant que cela. Diane |
|

© 1998-2012 - BD Sélection
|
|
|