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Nom :
A. Juillard
Pays: France (France)
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Entracte n’est pas un ouvrage comme les autres. C’est un véritable objet d’art en lui-même. Tout y est soigné, tant la maquette, la reliure, que le choix des papiers qui varie en fonction des sections du livre.
Et que dire de son contenu ? En le parcourant, on en prend plein les mirettes : au fil de ses 450 pages riches d’innombrables illustrations et de quelques planches de BD, est retracée la riche carrière d’André Juillard : de son apprentissage avec Jijé et Giraud, de ses débuts aux côtés de Didier Convard pour le magazine Djinn à sa reprise de Blake et Mortimer en passant par Le Cahier Bleu et les incontournables Sept vies de l’épervier.
Au fil des époques, des thèmes, de ces dix Cahiers qui jalonnent l’ouvrage, le regard se perd avec délice dans toutes ces esquisses, ces recherches, ces dessins de femmes nues ou habillées, ces copies de Matisse, de Degas… Une lecture rendue encore plus suave par la découverte des commentaires écrits de la main du Maître, parfois resituant le dessin, la BD dans l’évolution de son style, de sa carrière, parfois donnant son point de vue technique sur le dessin qu’il accompagne, se permettant même de temps à autres, d’égratigner au passage la qualité de l’œuvre : Pour un portrait de face, il n’est pas trop mal (quoique, la mâchoire à gauche…).
Du coup, on est moins intimidé par tant de richesse, on a un peu l’impression de regarder par-dessus l’épaule de l’auteur, de feuilleter avec celui-ci ses cartons à dessins. Et on finit, comme l’exprime fort justement Enki Bilal dans sa préface, par avoir l’impression de connaître André Juillard.. Et Bilal de conclure : Avec ce livre, je comprends qu’il ressemble à ses crayonnés.
Un livre cher (55 euros) mais un livre de prix. |
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