Les Enquêtes de l'inspecteur Canardo T. 12
La Nurse aux mains sanglantes
Quand Sokal traîne la patte
L’inspecteur Canardo se rend aux États-Unis en vue d’aider l’avocat d’une gouvernante accusée du meurtre de ses patrons. Tout accable la jeune femme : elle a été retrouvée endormie sur les lieux du crime avec l’arme ayant servi à assassiner monsieur et madame Montaldo. Ces derniers étant connus pour leurs mœurs sexuelles agitées, tout laisse à penser que la jeune femme a refusé certaines propositions, s’est défendue et est allée jusqu’au meurtre. Mais voilà, la gouvernante insiste pour plaider non coupable et arrive à convaincre Canardo de prouver son innocence. Bien entendu, les apparences se révèlent une nouvelle fois trompeuses.
Benoît Sokal installe dès le commencement une ambiance délétère dont il a le secret : la ville de Crowtown est grise, délabrée, sale ; l’avocat est un gros chien qui sue - Sokal se serait inspiré du personnage joué par Orson Welles dans sa Soif du mal que cela ne m’étonnerait pas - ; la jeune accusée paraît manifestement troublée et fragile, attachante… Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne série B bien suintante. Mais Sokal paraît se reposer sur ses acquis et traîne la patte dans la manière de donner vie à ses éléments : il les agence mollement, sans réelle dynamique et, visiblement, sans vraiment trop y croire. Ainsi, seul le retournement final surprend et, rétrospectivement, ravive notre intérêt pour cette aventure.
Boris
27 Mars 2002
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B. Sokal
B. Sokal
B. Sokal
Editeur : Casterman Fevrier 2002 - 48 Pages
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