Yeso est un jeune japonais de 15 ans. Orphelin de guerre, il a fini par s’inscrire dans les rangs des kamikazes afin de sacrifier sa vie pour le Japon. Le voilà parti en avion pour une mission suicide. Sur le trajet, il se remémore les évènements qui l’ont amené à une telle extrémité. Plutôt pacifiste dans l’âme, sa vie a basculé en raison de son amour pour la jeune et belle Saïta. Ces réflexions dans l’avion même qui le conduit à la mort peuvent-elles encore faire changer d’avis le jeune kamikaze ?
Lorsqu’on regarde la couverture de ce tome 1, on ne peut s’empêcher d’imaginer une nouvelle sous-série de Buck Danny ou de Dan Cooper. En lisant l’histoire, on réalise qu’une maquette différente ou qu’un album en noir et blanc aurait pu donner une dimension complètement différente à l’ensemble. Si Molinari ne réinvente pas le graphisme d’une aventure contemporaine faite d’avions et de combats, son découpage est agréable et permet de suivre la narration bien maîtrisée par Mitton. On s’étonne presque de la fin de l’album (qui ouvre vers une suite peut-être longue), tant l’histoire aurait pu se fonctionner en one-shot avec une couleur plus « témoignage fictionnel » et une fin plus tragique.