A Helluland, le roi Gudruun a trois filles, mais aucun héritier mâle et la tradition du royaume veut que seul un fils succède à son père. Gudruun décide donc d’organiser un tournoi et de faire du vainqueur son fils adoptif et futur successeur. Mais Aëla, sa fille aînée, qui a toutes les compétences pour gouverner, compte faire entendre sa voix.
Une série qui met en scène une femme viking pourrait être originale, montrant une facette méconnue d’un univers le plus souvent présenté par sa brutalité masculine. Il n’en est rien ici : nous sommes face à une aventure conventionnelle dans laquelle la plupart des péripéties sont prévisibles, ce bien avant qu’elles ne se déroulent. Ainsi, un messager ou un roi mourants attendent l’arrivée d’oreilles bienveillantes auxquelles ils peuvent confier leurs derniers mots avant de mourir ; les pièges dans lesquels tombent les personnages sont gros comme des maisons… Côté dessin, certains traits sont également trop appuyés, notamment lorsqu’il s’agit de souligner des ombres. Du coup, la destinée d’Aëla est loin d’être des plus captivantes.