Messieurs, merci ! C'est toujours aussi jouissif (oui, oui, j'assume le terme) et édifiant. Lu et relu 4 fois le premier soir et je ne me lasse pas de le relire encore...
Depuis que j'ai découvert cet auteur avec Pyong Yang, je n'ai raté aucun de ses récits de voyages en terre inconnue pour suivre sa femme. Ici, à Jérusalem, c'est d'autant plus enthousiasmant que je venais de finir "Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)" de Sarah Glidden et que cette région m'a toujours fasciné. Même si cela reste parfois anecdotique, l'exercice est délicat et a l'énorme qualité de ne pas tomber dans la caricature ce qui, sur un univers aussi extrême que cette région, relève du miracle. De là à lui offrir un prix à Angoulème, il y a un pas que le jury a franchi à juste titre. Du grand Delisle même si la recette graphique reste comparable aux précédents ouvrages.
Les Ignorants - Récit d'une initiation croisée Les Ignorants - Récit d'une initiation croisée
06 Avril 2012
Plus que Diane, je trouve cet opus très réussi (et pourtant je suis bourguignon...) mais pas tant sur le vin ou le dessin que sur cette nécessité du partage et de l'échange humain qui transpire de ce livre. Finalement les sujets sont moins importants que le fait qu'ils se rencontrent, se découvrent, se trouvent des points communs et des comparaisons... Au-delà des métiers voire des passions respectives, c'est bien la rencontre et l'apprentissage qui en découlent qui font la valeur de nos vies. A vous rendre heureux d'être ignorants sur encore plein de sujets...
Un magnifique "roman graphique" de la taille d'un parpaing mais d'une densité rarement atteinte. Graphiquement, c'est impeccable, le noir et blanc apportant une profondeur au propos sans commune mesure. Quant à la richesse de l'histoire, elle donne même envie de se replonger dans des classiques et revisiter notre culture de l'Homme. Seul (tout petit) regret, que la réflexion engagé sur l'humain ne soit pas plus exaltante sur la fin.
ENORME ! Une claque, un monument, que sais-je encore... Le meilleur album de l'année sans conteste, certainement l'un des meilleurs de ces dernières années, du Larcenet à l'ancienne et pourtant tellement novateur. Indispensable et unique.
Pour moi, ça fonctionne et c'est un grand plaisir de retrouver cette série sous cet angle. Souhaitons que comme pour le premier cycle, celui-ci monte progressivement en intensité au fil des albums.
Beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire du fait du dessin qui pour je ne sais quelle raison me rebute. Du coup, difficile d'apprécier l'ensemble car beaucoup d'effort pour rester accroché et aller jusqu'au bout. Le fond me parle mais pour une fois la forme pas du tout.
L' Île aux cent mille morts L' Île aux cent mille morts
09 Décembre 2011
Une découverte pour moi, un univers qui rappelle Trondheim par certains côtés tout en jouant une partition propre. La mécanique de l'histoire et de ses bifurcations fonctionne, le dessin est impeccable même si je trouve le choix des couleurs parfois discutable. Curieux, ne pas s'abstenir.
Ralph Azham T. 1 : Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ?
09 Décembre 2011
Encore une série qui démarre excellemment pour Monsieur Trondheim. Univers Donjon avec pourtant un parfum bien particulier et puis cette dominante bleue qui agit sur la perception de l'histoire inconsciemment. Du grand art, manque un tout petit peu de punch pour mériter le 5 étoiles...
C'est toujours un plaisir comparable et à la fois nouveau de découvrir une nouvelle aventure de Johathan. Même si l'on retrouve des thèmes récurrents (la filiation, la quête d'une histoire antérieure pour se découvrir soi-même...), cette nouvelle variation est portée par les dessins de l'auteur toujours superbes où le blanc a une place si particulière. Apaisant.
Difficile d'exprimer tout ce que ce magnifique album peut générer chez le lecteur trentenaire à la fois très proche et très éloigné du protagoniste principal. Si tout peut paraître simple d'un prime abord, il est tout sauf facile de faire simple et intelligent. C'est bien le cas ici et Pedrosa nous emmène doucement dans cette quête contemplative, ce faux roadmovie qui rappelle parfois Wim Wenders. Certainement une des 3 meilleures BD sortie cette année et comme Diane, j'apprécie que Dupuis nous permette de vivre cette expérience d'une traite, avec un format inhabituel mais ô combien appréciable. Immanquable.
Toujours aussi prenant et haletant, cette série est une vraie réussite et chaque album attendu.Celui-ci ne fait pas exception et on se laisse embarquer par Travis et sa drôle d'équipe dans un univers pas si loin de ce qui nous attend demain...
Belle mise en perspective de notre relation à Dieu autant qu'à la "civilisation" que nous avons créée, analyse caustique de notre rapport à la judiciarisation et responsabilisation de toute chose, du marketing et critique à peine déguisée - pour qui veut aller jusque là - de l'omniprésence et omnipotence de certaines personnalités (qui a dit Steve J. ?) qui fascinent les foules. Une belle création qui fait réfléchir sans être inaccessible. A lire !
Depuis le départ de Watterson, l'humour insolent et touchant à la fois de nos chères têtes blondes n'avait plus beaucoup de possibilité d'expression. Pico Bogue, sans avoir le mordant de Calvin et Hobbes, nous pique souvent au vif avec beaucoup de tendresse.
GRANDIOSE ! Il y a longtemps que je n'avais pas dévoré un album tout en prenant mon temps pour savourer. C'est d'une grande perspicacité et en plus c'est plus que drôle. D'accord avec Diane, vite le suivant !
Nous ne serons jamais des héros Nous ne serons jamais des héros
14 Novembre 2010
Confrontation de générations, analyse plus profonde qu'elle n'y paraît de ces à peine trentenaires en G... (galère, glandouille, gaming, ajouter le terme qui convient), roadmovie un peu barré, cet album mérite vraiment le détour.
Ne boudons pas notre plaisir : des albums de cette qualité - aussi bien scénaristique que graphique - il n'en sort pas des brouettes. Certes, on aimerait l'exaltation que cet album et les précédents nous promettent sans tout à fait y parvenir. Mais que c'est bon quand même !
C'est du grand Larcenet que voilà, avec un travail graphique comme jamais et une histoire prometteuse dont l'attente de la suite nous met un peu dans la peau des policiers qui écoutent...
Si graphiquement on aurait aimé que l'auteur le réalise plus tard tant il a épuré son style depuis, narrativement cela reste à mon sens le plus touchant de la série.
Une oeuvre immense de maturité et de simplicité. Le coeur ralentit et l'on part par delà les montagnes pour un trek au coeur de l'humain comme il en est rarement proposé.
Le Vent dans les sables T. 3 : La Tentation du désert
01 Juillet 2009
Encore une excellente réalisation de Monsieur Plessix qui nous transporte dans une foultitude de détails sans nous noyer pour autant. A lire à l'ombre d'un arbre pour laisser les rêveries vous embarquer.
Une Aventure de Spirou et Fantasio par... T. 5 : le groom vert-de-gris
28 Mai 2009
Une très bonne production qui s'éloigne très nettement des précédentes tentatives. Même si les clins d'oeil incessants à la BD franco-belge peuvent finir par agacer (seul le personnage de Müller est ici justifiable), on prend plaisir à se balader dans cette histoire rocambolesque et "historique" comme savaient l'être les histoires narrées par Franquin. Ne boudons pas notre plaisir donc !
A mi-chemin entre l'avis de Boris et celui de Diane : sans être extatique, je suis touché par cet épaisse production de Chabouté et son côté lancinant. A lire !
Excellente production malgré les dizaines d'albums déjà sortis dans cette multi-série : leur imagination est intarissable. Seul le lettrage effectivement peut être critiqué, pour le reste, c'est à consommer sans modération.
Si la démarche est critiquable et le rendu final tout autant, le numéro de voltige que propose Sfar est finalement une bonne production qui (re)donnera peut-être envie de se plonger dans l'original. Mais il est difficile de vibrer à cet ouvrage comme cela fut possible sur certains tomes du Chat...
Contrairement à la série mère qui avait perdu de son intérêt depuis quelques temps, cette série satellite part sur de bonnes bases. S'attaquer d'entrée au personnage de la Mangouste est une excellente idée pour attirer les fans de la première heure. Si l'on peut regretter le côté agaçant du récit (mais finalement n'est-ce pas également un trait du personnage traité ?) et le côté trop lisse du dessin, force est de constater que c'est très bien construit, découpé et présenté. Une bonne initiative et un bon début.
Bleu comme la couverture, bleu comme l'océan sans fond dans lequel chaque personnage semble perdre une partie de ses rêves et de son insouciance. Comme les bleus à l'âme que la vie nous laisse à chacun en fonction de notre vie. Un seul regret : la disparition du frère qui me laisse sans nouvelle de leur relation. C'est peu en regard de l'immensité de cette courte série. 5 étoiles donc.
On plonge pour ne ressortir qu'une fois la couverture de fin refermée. 3 Messieurs de la BD qui nous donnent un très bel album. Je reste toutefois sur ma faim quant aux personnages secondaires.
Toujours aussi maîtrisé, cet album nous fait piaffer d'impatience pour, comme le dit Vincent, pouvoir relire l'intégralité d'une traite et savourer pleinement.
Les Petits riens de Lewis Trondheim T. 2 : Le Syndrome du prisonnier
11 Janvier 2008
Lewis Trondheim prouve une fois de plus qu'il est un auteur contemporain incontournable dans l'univers de la BD et qu'un sujet casse-gueule peut devenir, même au second tome, une vraie réussite. Plus de mise en abîme dans la mise en abîme serait parfois bienvenue. Pour le tome 3 ?
C'est aussi jouissif que les précédents, le procédé ne lassant pas. On regrette peut-être de ne pas en savoir un peu plus sur l'absurdité dirigeante mais ce que l'on nous présente est déjà éloquent.
Excellemment construit, drôle, décalé, inventif, Ferri prouve - s'il le fallait encore - qu'il est un auteur de BD complet. Pour ma part, le gag avec la citation des Beatles me fait hurler de rire.
Une excellente collaboration de tous les membres de cette équipe du 9ème art qui permet de reconnaître une fois de plus le génie de Sfar et Trondheim et de confirmer - si c'était encore nécessaire - le talent de Mlle Albon et de Boulet.
Nous retrouvons tous les ingrédients qui font le succès et l'attrait de cette série, tous (ou presque) les personnages qui nous manquaient. Duval exploite la situation de chaque personnage pour nous servir une excellente mouture qui nous fait piaffer d'impatience le tome suivant. Il y a bien l'album bonus, mais il ne fait qu'aiguiser notre appétit plutôt qu'étancher notre soif.
Les Cités obscures La Théorie du grain de sable - 1ère partie
09 Septembre 2007
Un pur chef-d'oeuvre, un immense retour du duo des Cités Obscures. C'est prenant dès la couverture, cela ne vous lâche pas une seconde et vous ressortez de là complètement abasourdi et émerveillé à la fois. Sans conteste une des plus grande réalisation de la BD. ENORME !!
D'une qualité au moins égale à ce que faisait Watterson avec Calvin & Hobbes, Earl & Mooch tape dans une autre dimension, plus douce mais toute aussi nécessaire et le format strips est excellement utilisé.
Une magnifique mise en dessins du roman anglais qui s'autorise quelques libertés. Un vrai bonheur de retrouver tous ces personnages tant d'années après.
Dans la peau d'un jeune homo Dans la peau d'un jeune homo
14 Aout 2007
Un excellent one shot qui aborde gentiment mais concrètement le quotidien et ses turpitudes, questionnements et bizarreries que génère la découverte de son identité. Au-delà de "l'homo", ce cheminement peut faire écho à nombre de situations et interrogations vécues. La forme, le côté carré de la présentation (narration, découpage, attitude) refroidit toutefois le lecteur mais pas au point d'affaiblir le fond.
Toujours graphiquement impressionnant, l'histoire se linéarise elle, ce qui n'est pas dans l'habitude de l'auteur et nous déstabilise un peu. Un bon cru sans être le meilleur millésime de Bilal.
Attachant, la narration est exemplaire de simplicité (ce qui n'est pas si évident) et on s'approprie l'histoire dès la première page. Seul le graphisme me plaît moins, mais c'est très subjectif.
Agréablement surpris au détour d'une librairie par ce journal tendre et parfois légèrement barré d'une adolescente attachante. Le graphisme et les couleurs sont plus travaillés qu'il n'y paraît au premier abord et l'ensemble constitue un agréable moment de fraîcheur dans la BD, surtout sur ce créneau trusté depuis des années par Titeuf. Enfin !!
Le jazz apporte toujours une saveur particulière aux choses, c'est encore le cas avec cet album touchant, étrange, aux notes parfois surprenantes. Une bonne surprise.
Un pavé énorme dans tous les sens du terme, une création originale qui va forcément donner des idées à d'autres. Après tout, pourquoi pas, cela ne fait qu'enrichir notre univers bdesque.
Subjectivité de la cinquième étoile complètement assumée. Merci Monsieur Sfar de nous offrir autant de pages, de réflexions, de dessins de bons mots et d'intelligence. Même si je ne partage pas toutes vos idées, je trouve cet album évident et nécessaire, ce qui est rare. Et merde aux pisses-pétrôle !
Si Hubert confirme ses talents de scénariste, Zanzim nous régale de ses tableaux toujours aussi stupéfiants. Certes, on regrette de ne pouvoir retrouver toute la chaleur des Yeux Verts mais l'ensemble reste d'un excellent niveau et s'intègre parfaitement à cette collection Poisson Pilote de plus en plus riche et incontournable.
Spirou et Fantasio T. 49 : Spirou et Fantasio à Tokyo
25 Septembre 2006
Saluons l'effort de redonner à nos héros une dimension héroïque justement, chose qui avait complètement disparu dans les précédents tomes. Reste le dessin, auquel je n'accroche toujours pas, et le découpage trop "portenawac" par moment. Alors 3 étoiles pour encourager mais c'est bien payé.
Les Enquêtes de l'inspecteur Canardo T. 16 : L' Ombre de la bête
25 Septembre 2006
Sokal m'a fait découvrir un univers extraordinaire il y a plus d'une dizaine d'années, lorsqu'entre Amerzone (le plus abouti) et la marque de Raspoutine (le plus angoissant), il donnait au glauque et au désespoir toute leur dimension. Depuis le caniveau sans lune, les dessins se sont faits moins précis voire carrément baclés à l'ordinateur (le buveur en col blanc est édifiant de ce point de vue) et les scenarios de plus en plus creux. Aujourd'hui, on touche le fond. Et ce qui est le plus déplorable n'est pas tant que l'auteur rate son album (cela arrive aux meilleurs) mais bien ce sentiment que l'auteur se fout carrément des lecteurs.
Dommage que le dessin un peu trop simpliste à mon goût desserve les idées souvent excellente des pages de cet album. A lire tranquillement pour se détendre.
Je sais que Monsieur Larcenet n'aime pas que l'on note les BD, les siennes ou celles des autres, il prefere qu'on les lise (cf. son blog). Il a raison. Mais comment alors dire a tous les amateurs de BD que les siennes et plus particulierement cet album, sont des bijoux qu'il faut deguster ? Superbe de justesse, en un mot : magnifique. C'est tout.
Spirou et Fantasio T. 48 : L' Homme qui ne voulait pas mourir
12 Mars 2006
Un poil au dessus du precedent mais toujours rien a se mettre vraiment sous la dent. La coquille est presque vide et l'ame spirouesque se perd. Un album vraiment necessaire ?
Outre le dessin d'une qualité discutable, la frustration de passer à côté d'une dénonciation orchestrée de l'abus de pouvoir et ses conséquences descend en flèche cet ovni qui n'en est pas un. Une vraie déception compte tenu du potentiel du scénario.
Une belle ballade d'un homme au bord de l'étouffement. L'oppression et l'omniprésence maternelle sont efficacement rendues en qqs planches et les divers personnages sont croqués à merveille. Dommage qu'il ne s'agisse que d'une fenêtre sur cette vie un peu trop courte.
Les génies sont de retour ! Un excellent tome où les complots s'ourdissent, les mots et les lames s'affutent et s'expliquent, du grand, du "Bombastic" !!
Kokor est un grand Monsieur de la BD et cet album le prouve une fois de plus. La réalisation est epoustouflante de maîtrise et par moment, on entend même la radio... Jubilatoire et essentiel.
Du grand Larcenet ici, avec ses (nos, vos ?) angoisses, son enfance, son quotidien parfois difficile. Certains pourront être rebutés par le trait mais le fond vaut vraiment le détour. A lire et offrir sans réserve !!
Le principe est intriguant et intéressant mais à la longue finit par lasser. Dommage car au début, on se prend au jeu. Pour varier, il y a également Mister O...
Une catastrophe pour l'univers de la BD. Même les enfants ne sont pas parvenus à finir cette erreur. Nos fiers gaulois sont morts depuis longtemps maintenant, laissons-les en paix définitivement plutôt que de sortir de telles bêtises.
Dommage que certains points ne soient que survoles mais ce tome se tient, tant sur la construction que sur le visuel. Nous voici dans une grande serie qui a le merite non negligeable de nous offrir une histoire complete par album, chaque album etant une piece du puzzle de la vie notre chat prefere.
Où le regard ne porte pas T. 2 : Où le regard ne porte pas
04 Juillet 2005
Il faut avouer, la magie opere ou non. Pour moi ca fonctionne et je reste satisfait d'avoir lu et integre a ma BDtheque cette histoire. Si la fin n'a rien d'extraordinaire, l'univers decrit me touche. Au final, peut-etre est-ce juste une question de nostalgie et d'echo a de vieux souvenirs d'adolescent...
Guide de la survie en entreprise Guide de la survie en entreprise
10 Juin 2005
Un poil déçu du résultat : serait-ce qu'on s'habitue aux ficelles larcenesque ou serait-ce que cette production est un peu en dessous des autres ? A vous de voir mais pour moi, "peut nettement mieux faire".
Tout le monde chute : les décors, les personnages, les rêves, les pays, le héros, les lecteurs. Thierry ROBIN nous emmène là où lui veut, c'est crispant, beau et mélancolique à la fois et pour les yeux, c'est toujours un régal, ciselé d'une main de maître : à la 10ème lecture, on est encore plongé dans l'ensemble, découvrant de nouvelles pistes pour ce qui restera comme l'une des plus riches BD existantes.
Le T.3 est celui qui m'a fait découvrir cette série, sans doute le plus abouti graphiquement, annonciateur d'un quatrième et dernier album riche en évènements. Plus sombre et plus poétique que les 2 précédents, il organise progressivement le puzzle des personnages principaux, agrémentant encore nos pupilles d'une foultitude de personnages secondaires ou ponctuels tous plus intrigants les uns que les autres. Grandiose !
'Masques' place la barre à 5 étoiles : perdu dans cette histoire manchoue - chinoise, notre héros découvre la complexité des êtres qui se cachent chacun derrière leur(s) masques et nous, lecteurs ébahis, nous assistons au déroulement d'une maîtrise sans faille d'une histoire dans l'Histoire, d'un univers avec ses codes pas si lointains des nôtres mais dont les repères et références nous fascinent, nous hypnotisent. Le rythme et le découpage graphique sont des modèles du genre ; un grand moment.
Premier opus de la série, Ville Dragon attaque en fanfare le lecteur en brouillant dès le départ les repères historiques pour les parsemer d'embûches mythologiques et poétiques. Côté dessins, c'est splendide, évocateurs, précis et les couleurs rendent l'ensemble inoubliable.
Si j'ai découvert avec bonheur cette série à la sortie du T.3, un ami m'a fait l'immense plaisir un jour de m'offrir l'intégrale, une des pièces les plus importantes de ma BDthèque. Tout l'univers asiatique de thierry ROBIN est dans cette oeuvre, remarquable de découpage, de couleurs, de construction, de poésie. Une histoire au départ simple qui nous entraîne dans des méandres où l'Histoire croise la mythologie chinoise et japonaise, où le romanesque le dispute à l'épique et au fantastique. Un véritable chef-d'oeuvre, dense, mélancolique, d'une immense richesse artistique.
La référence Manga, pour moi, c'est Dômu et 20th Century Boys, parmi de très nombreux autres. Je me suis plongé dans Shaman King suite aux critiques 5 étoiles des internautes de BDS. Mais finalement déception (trop d'attente, trop d'espoir ?) ! Non pas que ce soit mauvais, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans l'univers. Deux conclusions possibles : soit je ne viens pas de la même planète que les autres lecteurs, soit je suis trop vieux pour ces conneries... toujours est-il que pour moi, c'est 3 étoiles, et c'est bien payé.
Le Vent dans les sables T. 1 : L' Invitation au voyage
28 Mars 2005
Toujours le même bonheur de plonger dans les dessins de Monsieur Plessix, toujours la même joie de retrouver les personnages attachants de Rat, Crapaud et compagnie. Alors quoi ? pourquoi 3 étoiles seulement ? J'ai hésité... Peut-être parce que la mayonnaise prend lentement et que l'on souhaite attendre la suite "pour voir"... A suivre donc.
Un incontournable, plus dérangeant qu'Akira à mon sens et surtout plus dense . Habilement construit, il lui manque juste les finitions qu'OTOMO maîtrise aujourd'hui pour en faire un véritable chef-d'oeuvre.
Lewis nous offre un essai qui retranscrit l'inquiétude d'un auteur de BD face au vieillissement et plus généralement sur l'interrogation de l'artiste face à sa capacité créative. Si on regrette qu'apparemment l'auteur ne parvienne pas à trouver toutes les réponses aux questions qu'ils se posent, le lecteur pénètre un peu dans les méandres des doutes de l'auteur qui a tué Lapinot et se retrouve finalement sur le même chemin que lui, cherchant des réponses avec lui, notamment à une question pas si innocente que cela : pourquoi lis-je des BD ? Un essai original qui a le mérite d'exister faute d'être maîtrisé et suffisamment creusé à mon goût.
Thierry ROBIN continue de me fasciner, rare auteur de BD qui, tout en remettant discrètement en cause certains codes, parvient à maîtriser chaque album un peu plus son dessin. Côté scenario, rien à redire, son univers reste un modèle d'horlogerie bien réglée même si, sur cet album, on regrettera de revenir en Allemagne une fois de plus. Le rouge reste la dominante, le jaune - sièce dernier - prend de la place mais toute cette mécanique reste froide comme son héros, parfois trop ? Le découpage est irréprochable, manque juste une pointe de folie qui ferait de ce tome un 5 étoiles.
Si l'on peut considérer qu'il existe effectivement plusieurs "Mike" - ne serait-ce que par les différentes époques de sa vie que les dizaines d'albums couvrent - c'est, pour moi, ce qui constitue toute la force de cette série, personne ne l'ayant jamais dénaturée malgré l'ombre de l'absence scenaristique de Monsieur Charlier. Dust ne trahit pas notre officier au nom de confiture et se hisse très honorablement au même rang que certains des premiers tomes quoi qu'en disent les puristes. Même s'il faut reconnaître un découpage parfois saccadé, force est de constater qu'au 28ème album, Monsieur GIRAUD parvient encore à raconter une histoire attrayante et qui sent bon le lieutenant paumé. A défaut de passion, un enthousiasme teinté de respect vous accompagne tout au long de la lecture, bouclant la boucle avec un clin d'oeil que les amateurs relèveront avec plaisir dans une des dernières planches.
Un bon moment avec quelques morceaux de franches rigolades (le festival, quel festival !) et d'autres plus intimistes. Je regrette simplement que certains strips soient si courts. Pour le reste, ça fait du bien par où ça passe !!
Grinçant, acide, gags au rythme millimétré, jamais gratuit et toujours d'actualité, il n'existe rien - sauf peut-être Serre, dans un registre légèrement différent - de comparable dans toute la BD. Une pièce unique donc, à déguster.
Difficile d'évacuer la dimension émotionnelle du sujet pour "critiquer" ce monument de la BD. Pourtant, même en ne prenant en compte que des critères rationnels, on ne peut aboutir qu'à une unique conclusion : cet album est certainement une des dix meilleures créations du monde depuis que la BD existe. Sa facette historique lui donne un poids supplémentaire, paradoxalement une dimension intemporelle, qui lui permettra d'être encore lu par les générations futures.
Les Formidables aventures sans Lapinot Les Aventures de l'univers
02 Fevrier 2005
Pas le meilleur de Lewis mais un bon moment tout de même. J'apprécie la démarche, quoiqu'incomplète à mon sens, et l'humour discret semé ici et là. Je préfère toutefois Lapinot...
Agrum comix T. 5 : Agrum comix #5 - En montant Godot
02 Fevrier 2005
Un grand moment de pur plaisir, une relecture d'en attendant Godot absolument délirante - Bellemare et Delon, il fallait oser - et des répliques ciselées. Du grand art, le tout avec un trait et un décor minimalistes, rien à dire. Ah, si, c'est trop court !
A l'ombre des Tours Mortes A l'ombre des Tours Mortes
02 Fevrier 2005
Agressé par le graphisme et le découpage, j'avoue avoir eu du mal à me plonger dans cet album à part. si je reconnais la force du "parfum" et l'originalité du "flacon", il n'en reste pas moins que cet album s'apparente plus pour moi à une démarche artistico-intellectuelle qu'à une BD, aussi bonne soit-elle. L'ouvrage a le mérite d'ouvrir un nouvel horizon dans la bibliothèque de la BD universelle mais - à mon grand regret - son formatage le rend difficilement accessible.
L' Affaire Lorenta Stevens L' Affaire Lorenta Stevens
02 Fevrier 2005
Canard privé perdu dans une histoire glauque, renforcée par le noir et blanc surperbement maîtrisé, ce polar-BD suinte de partout et vous laisse avec un goût amer dans la bouche. Une crissante production à laquelle il manque peut-être un petit peu de rigueur dans le cadrage.
Voilà une agréable surprise que cet album qui épingle les contradictions d'un peu tout le monde au passage, José compris, et nous dresse un panorama quasi-exhaustif des dérives de nos comportements idéologiques ou non. Même si la fin déçoit pas son côté légèrement baclée, l'ensemble reste plus qu'honnête et se relit avec un plaisir teinté de culpabilité : à défaut de moutons, nous sommes tous des veaux...
Comme pour Kid Paddle, lorsqu'on ouvre cet album on craint le pire mais on trouve finalement ce qu'on attendait : des gags, plus ou moins bons, une grand créativité malgré le carcan (bien voulu) imposé à la série. Pas de quoi se réveiller la nuit toutefois et un cran en dessous de la série-mère.
Bof, rien de transcendant dans ce tome qui enfonce les portes ouvertes et verse parfois dans la caricature forcée. Déçu, d'autant que les précédents, malgré un graphisme auquel je n'adhère pas, m'avais laissé une bonne impression et le sourire au lèvres.
Un agréable moment que cette variation sur un même "t'aime" où chacun peut au choix s'identifier à l'un des personnages ou observer amusé cette triple histoire. Je revendique pleinement la subjectivité de la 4ème étoile pour la nostalgie que génère en moi cette BD...
Les Formidables aventures de Lapinot T. 8 : La Vie comme elle vient
19 Décembre 2004
J'ai longtemps hésité mais finalement il mérite bien ses 5 étoiles... J'ai mis de nombreuses années à laisser cet auteur entrer dans ma BDthèque, mais me suis largement rattrapé depuis, avec un faible particulier pour la série des "Lapinot". Qu'elle se termine sur ce monument rare de maîtrise et de simplicité est des plus appréciables, tant pour la marque que laisse l'auteur que pour le respect qu'il manifeste ainsi à son lectorat. A nous de respecter le choix de Lewis - en priant toutefois pour que son copain Manu n'en fasse pas de même.
Toujours aussi excitante et déconnante, la suite des histoires de Lincoln ne rate rien. On voudrait presque plus de décalage tellement on sent que les auteurs en ont sous le pied.
Un bon moment, quelques bons mots et un graphisme toujours avenant, voilà une série qui ne démérite pas. Manque un peu de folie et d'impertinence qui avaient fait des deux premiers albums des incontournables. On pardonne et on attend le suivant avec impatience.
Les bonnes BD western sont rares, surtout avec Blueberry qui truste le créneau depuis des décennies et parce que ce genre est devenu ringard au cinéma. Alors saluons cet opus parfaitement maîtrisé et qui a le bon goût de ne pas nous ressortir un gaillard avec la bobine d'Eastwood. Petite faiblesse scénaristique toutefois sur la fin (à mon sens) qui lui coûte la cinquième étoile.
Une magnifique partition toute en encre bleutée et noire, pas forcément accessible à tous ni constante dans le trait mais vraiment enthousiasmante dans son traitement et son déroulement. Une pièce unique, hors catégorie.
Le Grand Pouvoir du Chninkel Le Grand Pouvoir du Chninkel
21 Novembre 2004
Une référence dans le monde du 9ème art, aussi bien pour le fond que la forme. Prohibez la réédition couleur, navrante, et privilégiez l'original noir & blanc, grandiose ! Un must !
Un excellent tome 4, prélude important à la future conclusion et sans doute la partie la plus "politique". Les messages distillés dans les précédents albums prennent toute leur valeur dans cette démonstration épatante. Je ne pinaillerai que sur certains personnages peu exploités (mais peut-être est-ce voulu) et une dominante des couleurs trop terne par rapport aux précédents.
Les arcanes apparaissent peu à peu, je reste ébahi devant tant de précision dans le déroulement et la minutie des choix graphiques et scénaristiques. De plus, pas l'ombre d'une facilité (pas de filles en string ni de retournements multiples) mais un vrai déroulement de suspens qui nous fait dévorer cet album et trépigner pour la suite. Sans doute le meilleur album de la série.
Fourmillant d'idées tant sur le plan du scénario que des décors, on tire plusieurs ficelles, on dénoue quelques noeuds pour en découvrir quelques autres. Impressionnant. Manque un je ne sais quoi pour le 5 étoiles.
Un premier album qui monte en puissance, une histoire qui met l'eau à la bouche, des couleurs et des idées visuelles surprenantes : une vraie bonne suprise !
Petite baisse de rythme dans ce dernier opus d'une série de grande qualité. Le Roi et l'Oiseau semble effectivement revenir à tous les esprits comme référence (on a vu pire !). Certes, la fin peut ne pas satisfaire complètement et personnellement, j'aurai préféré quelque chose de plus délirant. Mais une telle maîtrise tant graphique que scénaristique par un seul homme ne peut que laisser admiratif.
Blankets : Manteau de neige Blankets : Manteau de neige
20 Novembre 2004
Quel bonheur que de pouvoir se plonger dans un livre-BD (600 pages, ce n'est plus un album) aussi dense et touchant ! F. Peeters nous avait gratifié d'un magnifique "Pilules Bleues", Thompson nous offre un sublime "Blankets". Comme quoi les américains savent faire autre chose que des comics ou des strips courts. A lire sans hésiter, seul le graphisme pourra rebuter les novices du 9ème art, ceci expliquant le 4 étoiles.
Après Franquin, tout le monde craignait une reprise du duo d'aventuriers sympathiques. Fournier, le duo Tome & Janry s'en étaient très honnêtement tirés avec même quelques morceaux de bravoure (Spirou à Moscou notamment). Machine qui rêve laissait entrevoir une évolution possible qui risquait de voir s'en aller une bonne partie des fidèles et c'est donc avec une impatiente appréhension (ou l'inverse ?) qu'on attendait les suivants. Voilà le 47ème et on se dit que là, ils viennent de se couper de tous les plus de 12 ans. A vouloir jouer dans la cour de Titeuf pour ratisser large, ils en oublient que les lecteurs de Spirou et Fantasio sont pour la majorité des bédéphiles avertis qui savent faire la différence entre un plan marketing et un scénario. Spirou et Fantasio sont donc morts dans la Vallée des Bannis... Vous nous manquez Monsieur Franquin...
Les Nouvelles aventures de Lucky Luke d'après Morris T. 1 : La Belle province
02 Octobre 2004
Je n'ai pas l'habitude de descendre un album mais là, un pillage aussi lamentable est bien triste. Au lieu de vouloir faire des reprises, ces dessinateurs et scénaristes en manque d'inspiration feraient bien de se frotter au difficile chantier de construire de A à Z un album. Cela leur évitera peut-être d'égarer le-dit scénario... Quant aux éditeurs, qu'ils rasent les murs ! Si Goscinny ou Morris leur avaient refilé un truc pareil, ils auraient été renvoyés à leurs crayons prestement. Une honte collective. Mention "juste mais pale copie" au dessinateur.
Où le regard ne porte pas T. 1 : Où le regard ne porte pas
13 Mai 2004
Dans la même veine que La Recherche de Peter Pan de Cosey, voilà un dyptique qui va devenir un classique de la bande dessinée. Tout y est plein, cohérent, sans fard pour autant. Les couleurs sont simples et superbes, l'histoire touchante. Une agréable surprise de voir que PONT puisse étendre son univers et transposer son graphisme sur autre chose que l'humour potache. Une vraie bonne surprise, d'autant plus agréable qu'il ne faudra pas veillir d'une décennie pour avoir la fin.
Le Combat ordinaire T. 2 : Les Quantités négligeables
13 Mai 2004
Gasp !!! Arrgh !! Je vais finir par me répéter (il y a le comique de répétition, et le comique de répétition...), mais COMMENT FAIT-IL ???! Alors que l'on pensait avoir atteint les sommets de l'art larcenet-sque, voilà-t-y pas que ce diable nous emmène au-delà ! A part ré-écrire et souligner ce que mes petits camarades ont déjà écrit, je ne saurais dire que BRAVO ! Et puis merci de réussir à donner autant d'émotion.
Hardi ! moussaillons, en avant pour de nouveaux délires villalobosiens, de nouvelles déclamations maupertuisiennes et... un vrai régal de continuer cette aventure qui n'a aucun équivalent dans toute la BD passée et présente. Chapeau bas aux auteurs devant tant de maestria. Et puis, le maintenant récurrent : ENCORE !! ENCORE !!!
Encore plus jouissif visuellement que le premier, sans doute plus chaud aussi, on se plonge dans de second volet avec la lenteur d'un visiteur de musée et on s'extasie devant chaque case, travaillée comme un tableau. Et comme le scénario continue de nous emmener habilement vers on ne sait où, on se sent comblé.
Un excellent album qui sort des sentiers battus, tant par le scénario déroutant que par les dessins magnifiques. Indispensable pour aborder la BD différemment.
On en pleurerait presque. Du grand Watterson, un Calvin au sommet et Hobbes de plus en plus réaliste... Dommage que cet album sonne le glas de nos fous rires. En attendant de les relire tous ?!
On peut mettre 4,5 ?? Non, franchement parce que c'est vraiment vraiment bien mais pas au point de mettre un 5. Bon, j'aimerai sincèrement savoir comment il fait ce Manu pour dessiner plus vite que son ombre. Non pas que je m'en plaigne (bien au contraire) mais il enterre tout le monde là. Faudrait pas qu'il dégoutte les autres... Hein ? La BD ?! Extra !! Simple, efficace et drôle. Impérative dans une BDthèque digne de ce nom.
Excellente réussite que cet album-reportage. Le sujet - et le choix de l'objectivité - était casse-gueule mais le traitement est impeccable. Plus pertinent et léger à la fois qu'un documentaire télévisé, on se dit que certains devraient s'inspirer du Mickael Moore de la BD qu'est Davodeau pour faire passer leurs messages. Une BD à mettre entre toutes les mains et, si ce n'est déjà fait, dans celles de nos "chers" politiciens de tout poil. Seul hic (pour moi) : était-ce vraiment nécessaire de donner la préface à Bové ?
J'ai dévoré ce drôle de rhino-féroce-mais-touchant hier soir et je n'ai qu'une envie, que le plus grand nombre le lise. Un vrai bijou ! Sans doute parce qu'il est plus proche d'une réalité que beaucoup d'autres BD qui se revendiquent de ce courant. Seul bémol, le dessin qui rebutera sans doute le néophyte. Allons, un petit effort...
Les Enquêtes de l'inspecteur Canardo T. 13 : Le Buveur en col blanc
29 Mai 2003
Alors là, monsieur Sokal, vous vous payez un peu la tête du client - à savoir la nôtre. Non seulement votre scenario est minimaliste mais en plus au niveau dessin, c'est du foutage de gueule ! On voit très nettement sur nombre de planches que vous avez baclé le travail (à l'ordinateur ?!) et que votre souci du détail ne dépasse même pas la moitié de l'album. Quel dommage, on avait là de quoi faire un excellent cru ! Reste l'étiquette, mais elle ne peut pas sauver à elle seule un mauvais vin. Souhaitons que le millésime suivant relève la production.
Cinquième tome de la série, on est toujours dans l'expectative, même si quelques éléments de la vie perso de Mister Max nous sont délivrés. C'est toujours aussi froid et irrégulier graphiquement. Côté scénario, rien d'extraordinaire sous le soleil (le mythe du grand complot, les exécutions sommaires, le "flic" incorruptible) sinon que pour la première fois le héros semble un peu dépassé par les événements... Bref, toujours ce sentiment d'attente déçue, d'envie de donner encore une chance à la série et la crainte de finalement trouver un projet trop ambitieux qui se noie tout seul. Rédemption et explosion au tome 6 ?
Putain, c'est la guerre ! Putain, c'est la guerre !
26 Avril 2003
Ouille ! Pas grand chose à retirer de ce "truc". C'est lourd, mal traduit, inégal, rarement drôle et puis ce rouge, là, au bout de 15 pages on n'en peut plus !! Je mets une étoile pour l'idée et le format mais c'est tout ce qu'il y a à sauver. Dommage.
Youpi ! Voilà le 2ème Blacksad et c'est du bon polar ! Pas grand chose à redire ni sur le scénario, ni sur les planches. Peut-être un poil trop gourmand : à trop vouloir faire intervenir de nombreux seconds couteaux, certains ne sont pas assez exploités à mon goût (les craws par exemple). Mais quel bonheur et quel boulot ! Même les pages d'intérieur de couverture sont travaillées pour l'histoire. Confirmation d'une grande série donc. Un jour au cinéma ??
Un vrai bonheur ! Je n'ai pas d'autre mot. C'est à mon avis le meilleur album des frères Larcenet et de Manu en particulier. Précipitez-vous chez votre libraire ! Viiiiite !!!!! Et savourez ... PS : mais comment fait-il ?
Un grand moment de Western (avec un W majuscule). Diverses histoires se croisent et sans que cela ne nuise à celle des protagonistes principaux, de nombreux seconds rôles passent et construisent un album sans fard mais extrêmement bien réalisé. Les décors sont superbes et collent parfaitement au scenario. Seul bémol à mon sens, les dialogues que j'aurai aimé plus... ciselés.
Un graphisme soigné et dans la ligne "soleil", un scénario qui laisse présager de bonnes choses pour la suite (attention à ne pas délayer) mais une mise en forme trop tape à l'oeil, voulant absolument plaire et se caler sur des récents succès pour percer. D'accord avec Vincent sur certains personnages trop volubiles. Souhaitons que le deuxième tome fasse preuve de plus de maturité et nous tiendrons là une excellente série.
Les Formidables aventures de Lapinot T. 9 : L' Accélérateur atomique
22 Janvier 2003
Un pastiche des héros de Dupuis chez Dargaud, de quoi allécher n'importe quel fan, surtout si c'est monsieur Trondheim qui est aux manettes ! Un conseil ? Foncez ! C'est du concentré de jubilation. Presque trop court...
Calvin au meilleur de sa forme mais un poil moins délirant que dans les précédents tomes. Mais c'est toujours un poème que de le voir sabrer la tranquillité de ses parents ou discourir avec son pote Hobbes. Indispensable pour bien commencer l'année.
Une excellente production familiale qui se savoure avec frénésie ou calme. Pas grand chose à critiquer si ce ne sont les décors - inconstants dans leur qualité et richesse - malgré quelques clins d'oeil sympathiques (in god dollar we trust). A ne pas manquer !
Comme le premier, le dessin est impeccable. Comme le premier, la lenteur du scénario et son apparente 'légèreté' laisse dubitatif entre l'envie que ce soit fait exprès - pour donner un côté poétique hors du temps - et la déception que les bonnes idées ne soient pas exploitées à fond. Alors on lit et relit en s'attachant plus aux couleurs et aux plans qu'au reste et on se laisse finalement toucher par ce deuxième 'livre'. Mais il reste malgré tout un sentiment de frustration.
La Voleuse du père Fauteuil T. 1 : L' Homme Mystère
28 Novembre 2002
Une belle entreprise que voici. Du rythme, un scénario qui se tient, des dessins et des couleurs superbes, tout pour plaire, quoi. A se procurer sans délai. Décidément, cette collection Poisson Pilote est une mine d'or !
Que vous soyez citadin convaincu, campagnard dans l'âme ou dans vos bottes, procurez-vous rapidement ce diamant de Ferri et Larcenet - narcissique juste ce qu'il faut pour nous faire "revenir à la terre" avec délice. Karoutcho !
Donjon Potron Minet T. -98 : Un justicier dans l'ennui
14 Novembre 2002
Dans l'univers prolifique du Donjon, il y a du très bon et du bon. Enfin disons plutôt du réjouissant et du divertissant. Ici, on est dans le réjouissant + + ! Quant au dessin, il faut parfois lui laisser le temps de vous imprégner la rétine pour en apprécier toute la puissance. Une question toutefois : mais où vont-ils chercher tout ça...
Second et dernier volet de ce voyage toujours aussi prenant. Les couleurs, découpages et l'histoire de ces destins croisés nous touchent profondément. A lire, relire, en prenant son temps, en se laissant pénétrer par ces morceaux de vie si réelles et ce talent de l'auteur, unique et essentiel.
Sans aucun doute un des albums majeurs de la bande dessinée. Cosey nous entraîne dans ce voyage - ces voyages ! - et nous délivre un tome riche en émotions, touchant. Incontournable !
Alléché par la couverture et les graphismes, je plonge dans cet album plein d'espoir,les zygomatiques prêts à dégainer. Las ! Si quelques planches nous font sourire, la majeure partie des histoires sont insipides. Heureusement que le dessinateur parvient à sauver l'ensemble du naufrage en camouflant de son mieux la faiblesse des scenarii...
Une vraie déception.
Comme l'écrit Isa, rien de révolutionnaire mais un excellent divertissement qui a plusieurs avantages : nous faire patienter pour la suite de Kookabura (M. Crisse, on en a vraiment marre d'attendre !!), me (vous ?) faire découvrir les talents de Mitric - et par-là donner à Crisse la possibilité de déléguer certains projets ? - et enfin commencer à nous donner quelques explications sur le passé et les origines du sieur borgne Preko.
Que des bonnes raisons donc pour ne pas gâcher notre plaisir et savourer ce K.U.1 comme il se doit.
Toujours dans la même veine que le premier tryptique, on se régale de cette initiative inespérée de suite polstarienne. Comme autrefois, le sang gicle, les êtres trépassent et nous on passe un excellent moment.
Pas une révolution mais une BD agréable et qui laisse augurer encore au moins 2 tomes d'humour rouge...
Bonjour la débacle ! Si je mets une étoile, c'est pour le premier tome qui nous avait tous mis plus ou moins l'eau à la bouche en partant d'un postulat de base osé et propre à amener une excellente histoire. Les tomes suivants sont mal dessinés, deviennent ineptes et creux au niveau scénaristiques et on ressort de cette série en colère d'un tel gachis. Relisez le premier et faites-vous votre propre suite, elle sera obligatoirement meilleure.
L'idée de départ est bonne (je n'en parlerai pas plus histoire de ne pas dévoiler le ressort principal). Son exploitation un poil longuet mais intéressante, irrégulière mais réjouissante.
Le dessin est plus qu'honnête mais il manque un quelque chose à cet album pour qu'il soit équilibré. Ce sentiment de "déjà lu mais cette version est meilleure" ne nous quitte pas pendant et après la lecture sans pour autant parvenir à nous convaincre définitivement, ni masquer quelques faiblesses dans la découpe, ni l'abus des instants "bleus". Bref, pas mal pour un début mais peu mieux faire...
Du bon, du très bon ; un univers décalé, des personnages qui se révèlent progressivement, un graphisme et des couleurs à part, tout ce qui faut pour créer un must. Mais pourquoi s'attacher encore et toujours (certains vont trouver que je radote) à ce format 48 pages qui nous frustre et amène les auteurs à ne pas se lâcher comme ils le faudrait ? A part ça, allez-y, foncez, c'est habilement construit.
Le 4ème tome d'IRS et on reste toujours un peu sur sa faim. Attendue comme un anti-Largo Winch de par son contenu, je reste déçu par le traitement trop lisse des affaires comme du dessin. Les albums 3 & 4 font penser à Traffic (le film) mais sans en atteindre la hauteur et même si la série se creuse peu à peu une place à part, elle innove peu et reste une consommation grand public trop terne pour se créer une vraie notoriété.
Du pur bonheur. Je ne suis pas un accro du crayon de Petillon mais cet album est vraiment excellent. Si vous avez eu la chance d'aller en Corse, vous aurez vraiment l'impression de retourner sur l'île avec une valise d'humour et d'ironie très bien dosées. Personne n'échappe à la critique, ni les corses, ni les continentaux, ni la justice ni l'état. Un vrai régal, un concentré explosif corse quoi !
Une bonne entrée en matière pour ce premier opus de la série. Le trait est agréable et l'histoire se tient. Dommage que les auteurs ne nous offrent que la mise en place de l'histoire. Le format 48 pages est trop court et les besoins marketing fatiguants pour le bédéphile et son porte-monnaie. Une série à suivre donc mais pas forcément à acheter...
Incontournable ! Ce tryptique est absolument époustouflant et rentre dans le panthéon de la BD par la grand porte.
Les choix de couleurs, de regards, des silences..., tout est millimètré et c'est un vrai bonheur à lire et à relire. Une référence.
J'ai longtemps hésité entre 2 et 3 étoiles. 3, c'est la prime au redressement mais que ce fut laborieux...
Pas grand chose à ajouter aux nombreuses critiques déjà émises : je suis - comme beaucoup - mitigé sur ce dernier tome.
Peut-être est-il temps maintenant d'arrêter la série. Pour mieux la reprendre dans 10 ans ?
Une production étonnante et détonnante !
Le thème était casse-gueule mais les auteurs s'en sortent haut la main, et quels dessins ! - mais peut-on encore parler de dessins ?
Encore un pas de plus pour rendre le 9ème un art à part entière.
Grand ! A ne pas mettre entre toutes les mains toutefois.
Des lendemains sans nuage T. 1 : Des Lendemains sans nuages
17 Avril 2002
Ils sont trop rares ces albums qui nous sortent des sentiers battus de la BD. Ici, pas question de révolution graphique mais bien de scénario. L'idée d'injecter des nouvelles sur un thème générique en BD est - pour mon humble culture - nouvelle. Il y un vague côté Bilalesque dans la démarche et même si le dessin dessert parfois le(s) sujet(s), on ressort de cet album unique en son genre satisfait(e) et content de l'avoir lu. Une bonne surprise donc.
Formidable ! Thierry Robin revient du côté du soleil levant, une destination qu'il connaît bien, proche de l'univers de sa série Rouge de Chine. On y retrouve d'ailleurs beaucoup d'ingrédients (confrontation passé/présent, divinités et légendes...). Nouvelle couleur dominante dans ce troisième opus et toujours ce graphisme incomparable. Et même si le maître de forge ressemble étrangement à celui du premier tome, on ne peut qu'être admiratif devant tant de créativité et d'investissement de personnages secondaires.
Et puis dans le découpage, quelques nouveautés, discrètes, qui donnent à cet album un attrait supplémentaire et une lecture unique.
Bravo Monsieur Robin ! Et encore !
Une Aventure rocambolesque de... T. 1 : Sigmund Freud - Le Temps de chien
17 Avril 2002
Et un de plus pour Manu Larcenet qui produit plus vite que son ombre...
Difficile de faire court pour vous donner envie. Si vous avez accroché aux Cosmonautes du futur ou à Eaux Lourdes, précipitez-vous ! Sinon, lisez-le quand même, en bibliothèque, chez un ami ou dans les rayons. Il vaut le détour. Vraiment.
Que ceux qui comme moi ne sont pas des fans de mangas mais ont en référence mémorielle des oeuvres comme Akira ou Ghost in the shell se précipitent sur cet album ! C'est un vrai plaisir, même pour les yeux (n'en déplaise à certains). Le scénario est suffisamment emberlificoté pour nous titiller les neurones et nous prendre au jeu du "à quand la suite ?". Avantage aussi bien qu'inconvénient puisque le bémol est là : il nous faut une fois de plus attendre, attendre, attendre...
Imaginez que vous prenez un coup au ventre et restez le souffle coupé. C'est ce qui se passe lorsqu'on lit cet album. On reste suffoqué par tant d'audace de mélange de genres (graphiques comme thématiques) et surtout que cela fonctionne. Alors bien sûr, la découpe des cases n'a rien d'originale et les bulles sont parfois mal placées, le contenu souvent dénaturé par cette écriture trop informatique. Mais pour le reste, quel éclat ! Quel bonheur !
Et comme Kara nous offre en plus 4 planches en fin d'ouvrage pour expliquer la génèse et la réalisation de Gabrielle (fait suffisamment rare pour être souligné), on en ressort ébloui par tant de travail soigné.
A lire et à méditer.
Les Enquêtes de l'inspecteur Canardo T. 12 : La Nurse aux mains sanglantes
28 Mars 2002
Grand amateur de Sokal devant l'éternel et depuis belle lurette, c'est toujours avec une joie bondissante que je repère son dernier album dans les rayons et me régale.
Celui-ci ne fait pas exception et malgré une certaine désinvolture apparente de l'auteur à traiter cette nurse, la mayonnaise prend une fois de plus. Sokal se serait-il approprié son anti-héros à ce point qu'il serait aussi désabusé que lui ? Peut-être finalement... et cela ne donne que plus de valeur à cet opus qui, comme l'Amerzone en son temps, prend toute sa dimension avec la fin et nécessite une relecture attentive.
On prend les mêmes et on recommence !
Après le tryptique qui ne laissait que peu de doute sur une éventuelle suite, les Mulder-Scully de la BD rempilent.
Si le graphisme est toujours là (dans l'ensemble), le scénar X-filesien aussi et c'est ce qu'on attend de cette série, d'où 2 étoiles. Pas de quoi sauter au plafond - d'autant qu'il y a peu d'innovation visuelle - mais compte tenu des 3 premiers albums, je fais confiance aux auteurs pour nous offrir un résultat à la hauteur. D'où la 3ème étoile... peut-être téméraire. To be continued.
Alors c'est vrai, ce tome 4 est bon, comme les précédents. C'est vrai qu'il ne faut pas tirer sur les séries qui tiennent la route, visuellement, scénaristiquement et tutti quanti. Mais à force d'être le "Largo Winch de la science-fiction", le risque est de choper le même syndrome : ça marche donc on abuse. J'ai trouvé ce 4ème épisode moins dense (mais toujours aussi bien construit) et je souhaite que les auteurs sachent faire preuve d'intelligence pour la suite. Pitié, ne délayez pas. Et envoyez la suite rapidement ! C'est tellement dur d'attendre, attendre...
Guère à ajouter aux divers commentaires déjà faits. A quand l'adaption en feuilletons à la télé (style Largo Winch) ?
Que l'on cherche à exploiter la source jusqu'à plus soif est minable mais compréhensible. Mais bâcler le scénario (dont la force au départ était sa crédibilité) et le dessin à ce point, c'est faire insulte aux lecteurs. Et au 9ème art. Rhaaa ! de m'être encore fait avoir...
Angus Powderhill T. 1 : La vallée des âmes tordues
04 Fevrier 2002
Rien que la couv' vous met en arrêt : ciel, du nouveau sous le soleil de la BD. On ouvre et on se plonge sans reprendre son souffle dans ce petit bijou. On pense à Mangecoeur et Les Lumières de l'Amalou... En espèrant que les auteurs sauront ne pas trop délayer le succès venu, voilà une énoOorme série qui commence.
Franchement, au début du premier tome, on n'y croît pas que ces diables de Léturgie osent un truc aussi gore. Et puis on se prend au jeu et comme c'est construit intelligemment sans pour autant se prendre la tête, on en redemande ! Ce tome referme le tryptique habilement en nous donnant une envie : relire le tout encore une fois...
Félix T. 1 : Félix contre le nuage qui changeait tout
17 Décembre 2001
Ouaouh ! Lebeault est vraiment quelqu'un d'étonnant. Parvenir à renouveler le genre et intelligemment, il faut le faire. Que dire de plus sans en faire des tonnes, sinon lisez-le et offrez-le ! C'est un excellent moment de BD.
Etait-ce vraiment nécessaire ? C'est la question que beaucoup de bédéphiles se posent et se poseront encore après la lecture de cet album. Car franchement, on est loin du rythme et de la richesse des premiers récits de Lanfeust ! C'est creux, sans âme et même les dessins semblent être moins soignés.
Le bestiaire est pauvre et sans Hébus - qui justifie à lui seul 1 étoile - on serait tenté de rapporter la BD pour se faire rembourser.
C'est le premier, cela pose l'action et le cadre, me diront certains. Soit. Laissons-leur le prochain tome pour défendre leur nouveau défi. Mais qu'ils se souviennent qu'en BD comme ailleurs, une réputation se défait plus vite qu'elle ne se fait.
Yes ! Enfin, on revient à une cuisine prenante qui avait su faire naître Lettres à satan ou Tu ne buteras point.
Et on sent que l'on monte d'un cran dans la prise de mayonnaise. Il manque juste un petit quelque chose pour en faire un réel chef d'oeuvre. Mais peut-on cracher dans la soupe d'une série qui sait toujours nous attirer au 11ème tome en sachant renouveler avec brio le plat principal : le mensonge du faux pasteur...?
Alors pourquoi 3 étoiles seulement ? Parce que pour la première fois, les personnages secondaires sont trop minces et même Linda mériterait d'être plus consistante. Mais c'est vraiment pour chipoter...
Hors catégorie ! Lisez-le, scrutez-le, décortiquez-le que sais-je encore. Yslaire fait fugacement passer la BD d'art mineur à majeur. Ce plus que de la bande dessinée, c'est une oeuvre qui fait appel à tellement d'éléments de notre Culture et de notre Histoire qu'elle en est renversante. C'est un récit, une oeuvre picturale sans équivalent qui possède cette qualité de pouvoir se lire et se relire pour y décourvrir chaque fois une émotion nouvelle. Certes, le chromatisme peut paraître lourd et déroutant - sanglant diront certains - et ce n'est pas une BD a mettre entre toutes les mains... Mais quel travail !!
Au même titre que la photographie, la peinture ou la sculpture, cet album (et le tome suivant) ne peut laisser indifférent et ouvre une porte gigantesque vers d'autres horizons créatifs et pour une reconnaissance du 9ème art et de ses différents acteurs. Enfin...
Merci Monsieur Yslaire !
2 bons points : premièrement, parvenir à faire aussi bien (mieux ??) que le premier tome et sans réutiliser les recettes de base, c'est suffisamment rare pour être souligné et apprécié. Deuxième bonne surprise, la réflexion sur la liberté d'action (qu'il s'agissent de nos 2 zigotos-éprouvettes ou leurs mawissiens verts pomme) est moins légère qu'elle n'y paraît.
D'où 2 étoiles.
Pour le reste, les goûts et les couleurs... Qu'il s'agissent des délires du scénariste ou du style du dessinateur, chacun choisit son camp : moi j'apprécie, d'autant plus qu'on nous a offert une histoire complète par tome (et pas du délayage à la Largo Winch mais je m'égare). D'où la troisième étoile. Un bon moment donc.
Rien que du bon : l'histoire (un classique de la litterature anglaise) est faite pour nous emmener dans un univers à la fois proche du nôtre (les protagonistes ont les qualités et les travers de bon nombre d'humains) et éloigné, onirique dans sa naïveté du monde et sa lenteur ; un récit qui se déroule doucement, comme un nuage qui change de forme au gré du vent et de notre imagination.
Côté graphisme, Michel Plessix a choisi de souligner cette douceur, cette langueur, ce qui peut parfois agacer ou empêcher d'apprécier certaines planches qui auraient mérité un découpage moins académique. Mais pourquoi bouder ce moment d'évasion ?
Pas un chef d'oeuvre, donc, mais une BD essentielle !
Les Cosmonautes du Futur T. 1 : Les Cosmonautes du Futur
01 Mars 2001
Heureux hasard qui m'a fait découvrir ce drôle d'album qui - si l'on prend le temps de se faire aux dessins - est un conte rafraîchissant et pas si loin de nos délires de gosses. Aspiré par la logique parfois déconcertante de ces 2 marmots, on passe un agréable moment, d'autant qu'il s'agit d'une histoire complète, chose de + en + rare de nos jours. A découvrir calmement.
Certes, le scénario n'invente rien. Mais quel bonheur pour les yeux ! Dire que Guarnido a du talent est un euphémisme. Quel travail sur les éclairages. Même si malgré tout la découpe reste classique, cela ne fait que renforcer l'ambiance polar et permet de d'éviter l'esbrouffe que trop de nouveaux venus utilisent pour marquer les esprits. En espérant que le scénario du tome 2 sera plus "costaud", cela nous promet une bonne dose de plaisir
Désolé, mais je ne partage pas l'enthousiasme de la plupart des autres internautes. Pour moi, Largo Winch s'essouffle et le dernier tome est certainement l'un des plus mauvais. Je m'explique : Si les dessins restent identiques à eux-mêmes (bons), le découpage des planches est trop rigide pour les scènes d'action et les couleurs commencent à me fatiguer, saturées de partout. Quant au scénario, il est insipide, proche d'une mauvaise série TV (c'est Lee Majors qui double pour les cascades ??) : il mériterait justement d'être moins édulcoré par rapport au texte original (cf. un autre avis) et moins délayé. En effet, pourquoi (mis à part dans un but commercial ?) calquer obligatoirement les histoires sur 2 tomes ?
Seul point positif, il semble que l'on veuille bien nous en dire un peu plus sur Freddy. J'attends le prochain sans stress et cours me replonger dans les 3 premiers tomes, les + réussis de la série.