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Les Petits ruisseaux
Les Petits ruisseaux
21 Juin 2006
Voilà un one-shot qui figurera assurément dans mon top-10 de l’année !

Pourtant, à la base, la sexologie des vieux n’est pas le sujet qui m’interpelle le plus. Mais comme il s’agissait de Pascal Rabaté et que j’avais adoré son adaptation du roman de l’homonyme du célèbre Tolstoï ("Ibicus"), c’est d’un pas décidé que je me suis dirigé vers cet album en rentrant chez mon libraire.

Par contre, au premier feuilletage j’ai carrément du demander confirmation à mon libraire qu’il s’agissait bien du même auteur, car le style est totalement différent. Alors que le dessin d’Ibicus est allongé, malsain, sombre et grisâtre, celui-ci est léger et la colorisation douce.

Cette capacité à adapter son style au ton du récit est incroyable. Un dessin sensible parvenant à illustrer des scènes amoureuses entre vieux avec pudeur et justesse, tout en plongeant le lecteur dans un cadre campagnard plein de quiétude.

Car Rabaté ne va pas seulement se contenter d’aborder le sujet original, délicat et tabou qu’est la sexualité du troisième âge, il va également nous livrer une chronique villageoise pleine d’humour.

D’abord Rabaté va nous emmener dans le monde du troisième âge que l’on connaît, celui de la solitude et de l’enchaînement de petites tâches quotidiennes qui rythment la vie paisible et monotone des sexagénaires. Puis Rabaté va lentement nous ouvrir le jardin secret des vieux en abordant leurs désirs sexuels de façon intelligente et sensible et en alternant sérieux et humour.

Plus que l’histoire touchante et le sujet original, c’est également l’authenticité du cadre et des personnages qui font la réussite de cet album.

Il y a surtout Emile, qui à la mort de son ami Edmond va prendre conscience que sa vie n’est pas totalement derrière lui. On s’identifie totalement à Emile, Emile c’est nos parents, Emile c’est nous dans plusieurs années et Emile c’est surtout un type vachement attachant qui finit par nous enlever un peu de cette peur de vieillir, car si vieillir c’est devenir comme Emile, alors il y a de quoi être optimiste car la vie nous réservera encore assez de surprises juste avant de quitter cette planète.

Mais il y a aussi cette ambiance de terroir légère et drôle, ce cadre campagnard avec ses personnages de comptoir qui respirent l’authenticité, l’harmonie et les rituels d’une petite communauté villageoise.

Et finalement il y a Rabaté qui mélange le cadre, les personnages et son sujet pour nous produire un petit chef-d’œuvre. Il construit un pont entre cette période où le viagra était encore tabou et l’éventualité d’un monde où l’on trouvera normal de voir un septuagénaire feuilleter un magazine de cul un pétard à la main. Il nous livre un message d’espoir sur une vieillesse que l’on craignait sans avenir à la porte de la mort.

Il nous livre une belle leçon de vie de 94 pages et un autre regard sur les vieux, un regard plein d’optimisme, de justesse, d’humour et de tendresse.

Vive le troisième âge !
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Abdallahi
T. 1 : Dans l’intimité des terres
29 Mars 2006
En se basant sur les carnets de voyage de René Caillié, alias Abdallahi, Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx nous livrent une adaptation romancée du périple de cet homme qui a risqué sa vie afin de réaliser son rêve.

Nous sommes au début du XIXème siècle, l’Europe a pris pied sur les côtes africaines et les différents pays européens se lancent à la conquête de l’intérieur des terres du continent noir. Au milieu de ces assauts militaires peu fructueux, un français débute un pèlerinage esseulé de 4500 kilomètres à pied en 2 ans, des côtes du Sénégal à Tanger, sans aucun soutien de la nation et en se faisant passer pour un Egyptien musulman.

Cet album commence avec la naissance d’Abdallahi, le serviteur de Dieu. Fraîchement converti à l’Islam, René Caillié, Charentais fils de bagnard, va initialement surtout vouloir servir sa gloire personnelle en devenant le premier Européen à revenir vivant de Tombouctou, ville interdite aux Blancs.

C’est une aventure périlleuse que l’on suit au sein d’un continent africain encore vierge de colonisation. Une aventure qui va confronter Abdallahi et le lecteur aux beautés non souillées de l’Afrique, une quête qui ouvre les yeux sur l’Islam, les coutumes de tribus locales et la colonisation meurtrière. Un choc de cultures dans un passé qui paraît bien lointain, mais qui résonne encore aujourd’hui tout en incitant le lecteur à la réflexion tout au long de ce voyage passionnant.

Une première partie de ce diptyque biographique qui est de toute beauté, avec 88 pages peintes avec des couleurs directes. Des vignettes qui respirent l’atmosphère d’une Afrique poussiéreuse à la chaleur palpable. Une colorisation magnifique, brûlante et brillante. Des peintures dignes de peintres impressionnistes et que l’on aimerait bien accrocher à ses murs.

Tout comme le «Photographe», on vit un magnifique voyage au milieu d’un continent, dont on prend plaisir à découvrir la culture et la religion sous un angle différent, sous l’angle de personnes qui ont repoussé leurs propres limites et nous ramènent la pureté, la richesse culturelle et la chaleur humaine des pays qu’ils ont croisés, mais qui nous ramènent également une réflexion qu’il est bon de tenir. Une compréhension de l’autre qu’il est toujours bon d’avoir et qui incite au respect, qu’il s’agisse d’une autre culture, d’une autre période, d’une autre religion ou d’une autre personne.
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Le Désespoir du singe
T. 1 : La Nuit des lucioles
27 Mars 2006
Le désespoir du singe, titre métaphorique d’une série prévue en quatre tomes et qui parle de sentiments dans un environnement à la politique instable.

Un environnement que l’on a du mal à situer, une époque que l’on sent révolue, mais pas nécessairement passée. Une ville de pêcheurs dont la mer disparaît lentement, ainsi que l’espoir. Une ville où le pouvoir en place doit faire face à la rébellion et aux attentats des ‘francs-battants’. Un conflit qui offre un cadre politique à l’amour impossible entre deux personnes dont l’attirance inopinée contraste admirablement avec la haine et la violence qui les entoure.

Un contraste qui se retrouve également dans le dessin d’Alfred qui use admirablement de différents tons pour les scènes de passions amoureuses, celles de foules en ébullition ou lors des apparitions de la milice représentée par des monstres noirs.

Une romance impossible au sein d’une révolution qui gronde, de la poésie dans un monde de brutes. Très beau et assurément à suivre.
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Le Combat ordinaire
T. 3 : Ce qui est précieux
27 Mars 2006
Il y a deux gros problèmes avec ce troisième tome !

Le premier, c’est que Dargaud l’a édité en deux versions différentes (dont une avec un DVD bonus sur Larcenet), ce qui d’emblée et dans le sillage d’une machine commerciale sans scrupules, confronte l’acheteur à un choix bien cruel.

Le deuxième, c’est que, ayant donné la note maximale au tome précédent, je me vois confronté aux limites techniques de ce site et me retrouve donc dans l’incapacité de noter ce troisième tome qui se révèle être encore meilleur que les deux premiers.

Quel plaisir de retrouver l’histoire de Marco, l’histoire de chacun d’entre nous, le combat quotidien contre soi-même, les angoisses et les espérances. Ces petites choses qui tracent notre vie, des choix et des décisions qui influent sur notre quotidien et qui au milieu des surprises que nous réserve la vie, nous balancent d’un sentiment à un autre. Des sentiments que Larcenet aborde de manière tellement intelligente, avec une justesse effrayante et un humour qui sait toujours nous faire sourire au milieu de moments bouleversants.

Un tome qui boucle la boucle, de la naissance à la mort, de père en fils, de lassitude de la vie à l’envie de procréer, une introspection saisissante sur le début et la fin de la vie. Un Marco balancé entre l’incompréhension du suicide de son père et l’idée de paternité. Un Marco toujours incapable de prendre ses responsabilités, de faire ces choix qui font avancer une vie, poursuivi par l’hérédité, incapable de voir ces petites choses de la vie qui faisaient le quotidien et le carnet intime de son père, s’accrochant aux balises que lui tendent la vie, comme cet éditeur qui souhaite publier ses photos.

Un Larcenet qui fait tourner la vie de Marco autour de quelques personnages, mais qui parvient tout de même à aller chercher l’infiniment petit au milieu de cet univers restreint ; ces petites choses infiniment précieuses et qui fleurissent notre existence. Un Larcenet qui comme d’habitude et dans toute sa simplicité parvient également à aborder des sujets graves comme la guerre d’Algérie ou la perte d’un père.

Bref, une splendide tranche de vie, un cocktail d’efficacité et de simplicité, une introspection pleine de finesse, de tendresse et de charme pourvue de scènes hilarantes et qui aborde notre quotidien du début à la fin.

Ce qui se fait de mieux en BD (en attendant la parution du quatrième et dernier tome)!
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Notes pour une histoire de guerre
Notes pour une histoire de guerre
16 Mars 2006
Gipi est incontestablement une des révélations de 2005. Un auteur italien qui entre par la grande porte dans la BD franco-belge avec la traduction de quatre bijoux : "Notes pour une histoire de guerre", "Les innocents", "Le local" et "Extérieur Nuit" et qui rafle d’entrée le prix du meilleur album à Angoulême et le prix René Gosciny en prime pour ce one-shot "Notes pour une histoire de guerre".

Pour moi, dans cet album de Gipi, il y a un peu de Davodeau avec le côté humain de l’histoire et de la narration et également un peu du style de Baru et en particulier de "l'autoroute du soleil", qui ajoute au côté contemporain du récit une touche d’adolescence défavorisée et caïd.

Dans cet album divisé en trois chapitres on va suivre trois adolescents dans un pays (que l’on situe dans les Balkans) en guerre. Julien, fils à papa et narrateur de l’histoire, et deux jeunes issus d’un milieu défavorisé : Stéphane alias P’tit Kalibre qui n’a pas peur de flirter avec la mort et Christian, son fidèle compagnon.

Ce que j’ai fortement apprécié dans cet album c’est que contrairement à d’autres récits relatant le destin d’adolescents dans un pays en guerre (comme "Déogratias"), ici on ne retrouve pas ce côté victime de la guerre. On va suivre trois adolescents qui vont se frayer une voie au milieu de cette galère et consciemment choisir le côté des profiteurs de la guerre plutôt que celui des victimes.

Tout au long des différents chapitres on va s’attacher à ces trois personnages, les voir s’affranchir, se frayer un chemin dans la guerre, mais également dans la vie. La narration est exemplaire, parsemée de rêves brouillons de Julien, pour brillamment se conclure à la fin du troisième chapitre.

Bref, une belle découverte cet auteur italien, dont le dessin nous plonge immédiatement dans la bonne ambiance et dont la narration juste nous accroche au destin de trois adolescents qui doivent tracer leur vie au milieu d’une guerre civile.

Un album que beaucoup refermeront avec un sentiment de contentement, que d’autres rouvriront afin d’essayer de déchiffrer les textes en italien dissimulés dans le dessin (entre autre dans les flammes de la maison qui brûle), mais que peu iront revendre.
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Période glaciaire
Période glaciaire
15 Mars 2006
Première constatation : tout comme pour le «Sourire du clown», l’autre BD qui relance Futuropolis, il faut apprécier la qualité exceptionnelle de cet album. Que ce soit l’épaisseur et la qualité du papier, la couverture ou la reliure, c’est un véritable plaisir de toucher et feuilleter des objets d’une telle beauté. Bravo Futuropolis.

Ensuite il faut applaudir cette collaboration surprenante entre Futuropolis et le Musée du Louvre, qui co-éditent cet album. En tout ils seront quatre auteurs à imaginer une histoire autour de ce prestigieux musée. Après Nicolas de Crécy, ce seront Bernard Yslaire, Marc-Antoine Mathieu et Emmanuel Guibert qui s’attaqueront à une oeuvre, une collection ou une partie du musée : cela promet !

Au premier feuilletage, on apprécie l’esthétique du dessin de De Crecy. De très belles planches avec des couleurs apaisantes et aqueuses qui installe une ambiance agréable.

Ensuite à la lecture, on apprécie immédiatement l’originalité du scénario. On se retrouve dans un récit anticipation, où en pleine période glaciaire, une équipe d'archéologues du futur va tenter de découvrir les traces d’une mythique civilisation préglaciaire : notre civilisation.

Mais on se retrouve également dans un album à l’humour décalé, intelligent et fin. Tout d’abord parce que l’équipe de scientifique est encore plus inculte que moi (et c’est peu dire), et puis parce qu’ils vont tomber sur ni plus ni moins que le Louvre. Cela donne évidemment lieu à des situations loufoques, d’autant plus que l’expédition est accompagnée de 3 cochons-chiens pisteurs d’œuvres historiques, dont Hulk et Spiderman (baptisé du nom de dieux de l'ancien temps).

J’ai beaucoup apprécié la première partie de cet album qui offre une réflexion lumineuse sur la culture et l’art, à l’aide de personnages attachants, de dialogues savoureux et de situations cocasses. Par contre, j’ai moins aimé la deuxième partie de l’album, où les pièces du musée s’animent et se mettent à parler, pour nous plonger totalement dans le fantastique. Un délire qui a le mérite de faire revivre une grande partie du Louvre (et c’est probablement là le but), mais qui a refroidi l’enthousiasme qu’avait généré la première partie de l’histoire.

On est cependant curieux de découvrir la suite de cette collection dédiée au Louvre.
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Seuls
T. 1 : La Disparition
13 Mars 2006
Le duo Vehlmann/Gazzotti qui avait déjà été fructueux avec l’excellent one-shot «Des lendemains sans nuages» nous livre ici une histoire Post-apocalyptique gentillette avec une nouvelle série intitulée «Seuls».

Rien à voir avec d’autres séries post-apocalyptiques plus sanglantes ou déprimantes où des enfants jouent également un rôle central, comme «Gen d’Hiroshima» ou «Dragon Head». Cette série est construite autour de 5 enfants attachants et à la bouille bien sympathique (Camille, Leïla, Terry, Yvan et Dodji) et vise un public beaucoup plus large, incluant les plus jeunes.

Les 5 enfants âgés de cinq à douze ans, d’origines et de conditions sociales différentes se retrouvent seuls à Fortville. Une nuit, tout le monde a inexplicablement disparu et, livrés à eux-mêmes, une grande aventure démarre pour ces jeunes non dépourvus d’humour.

Le dessin assez rond et légèrement caricatural de Bruno Gazzotti est d’une grande lisibilité et donc très adapté à un public plus jeune. La mise en couleur de Cerise, qui collabore également avec Gazzotti pour la série «Soda», est également assez conventionnelle.

Le début de l’histoire est très intriguant et on se laisse vite entraîner par l’excellente narration de Vehlmann qui installe une ambiance d’angoisse et de mystère. Un peu dans la lignée du concept des feuilletons TV comme «Lost» on se retrouve en face d’un phénomène, disons paranormal, qu’un groupe hétérogène va essayer d’élucider tout en essayant de survivre.

Malheureusement, tout comme pour ces séries télévisées à succès, on se retrouve à la fin de l’épisode avec un « à suivre » qui laisse le lecteur sur sa faim. On appréciera néanmoins les différentes hypothèses imaginées par les personnages afin d’expliquer le phénomène et qui rejoignent partiellement la pensée du lecteur.

Difficile donc de juger ce tome sans savoir où Vehlmann veut nous mener, car même s’il est bien rythmé et très agréable, ce tome me laisse quand même un peu sur ma faim avec un sentiment de trop peu ou plutôt de trop court.
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India Dreams
T. 2 : Quand revient la mousson
03 Mars 2006
Emilie, accompagnée du fils du Maharadjah de Khalapour (Jarawal), retourne dans le pays de son enfance afin d’y retrouver Monsieur Lowther, son ancien précepteur anglais.

Cette quête d’Emilie nous fait voyager à travers l’Inde en 1945, un voyage illustré de main de maître par JF Charles et aux couleurs directes envoûtantes. Chaque case est un petit bijou dont se dégagent les parfums subtils de l’Inde.

Côté scénario, c’est déjà moins confus que dans le tome précédent, mais cela reste relativement prévisible. Malgré tout on retrouve une histoire d’amour mélangée à un récit d’aventure, qui reste agréable à lire et surtout d’une beauté graphique extraordinairement séduisante.
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Planètes
T. 3 : Planètes
03 Mars 2006
Dans ce troisième tome Yukimura continue de sonder l’âme de Hachimaki en pleine recherche d’identité.

Alors que Hachimaki, à la base, ne pensait qu’à sa carrière et à la conquête de Jupiter, un changement s’opère lentement au plus profond de son âme. Afin de faire sortir ce qui le ronge au plus profond de lui-même, il va s’isoler pour se ressourcer.

Et c’est dans le silence et la solitude qu’il va parvenir à n’entendre plus que l’essentiel. Une nouvelle vision de la vie va s’ouvrir devant lui et le réconforter dans ses ambitions professionnelles, car maintenant il a enfin trouvé une raison pour revenir de son long voyage de 7 ans pour Jupiter.

Bien plus qu’un récit d’aventure anticipatif, Yukimura nous offre surtout un récit introspectif, quasi spirituel, sur Hachimaki et un récit philosophique sur la place de l’homme au milieu de l’espace.

En pleine conquête de l’espace Yukimura parvient à se concentrer sur l’essentiel et le fait avec brio. L’homme aura beau conquérir l’espace dans toute sa grandeur, il restera toujours petit face à l’amour (espérons le du moins).
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Gibier de potence
T. 2 : La Brigade de fer
01 Mars 2006
Suite et fin de la première histoire de cette série qui, tout comme "Trio Grande" et "Wayne Redlake", mérite amplement sa place au sein de la collection Conquistador de Delcourt.

Les membres de la famille Granger continuent leur fuite en compagnie de leur sauveur providentiel (l’indien Nathanaël) et ce qui reste de la petite bande de francs tireurs sudistes (les Bushwakers). Ils comptent bien mettre la main sur le trésor caché par le défunt Colonel Granger, mais l’opération s’annonce périlleuse avec l’impitoyable et tenace Capitaine Lopeman et ses hommes à leurs trousses.

Un deuxième tome qui boucle admirablement bien les nombreux évènements du premier tome et délivre toutes les réponses que le lecteur se posait. Tous les ingrédients d’un bon western à la Sergio Leone sont présents, avec en plus des personnages bien choisis et un scénario très plaisant.

Tout en restant qualitativement très légèrement en dessous des excellentissimes "Trio Grande", "Wayne Redlake" et "Chiens de Prairie", on reste malgré tout dans le tout bon western spaghetti bien divertissant.
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Fritz Haber
T. 1 : L' Esprit du temps
20 Fevrier 2006
Avec se premier tome d’une série qui devrait finalement en compter cinq (initialement trois), David Vandermeulen retrace les débuts de Fritz Haber (1868-1934), juif allemand et un des grands chimistes du siècle précédent.

On se retrouve en 1888 à Breslau pour le début de la biographie (1888-1906) d’un Fritz Haber bien décidé de faire carrière en Allemagne et que l’histoire remémorera comme l’inventeur du gaz moutarde et du Zyklon B et comme Prix Nobel de chimie en 1918.

Graphiquement on retrouve des vignettes splendides, grâce à une peinture aux tons sépia ensuite ‘délavée’ à l’eau de javel et qui donne l’impression de contempler de vieilles photos d’époque. Une impression de se retrouver au début du cinéma muet qui est renforcée par le sous-titrage des vignettes et l’intercalation de cadres noirs explicatifs.

Bref, une adaptation osée de la triste biographie d’un homme dont l’histoire aimerait ne pas trop se souvenir. Un homme poussé par son ambition de faire carrière et délaissant sa famille, un homme tourmenté par ses racines et dont David Vandermeulen décrit ici les débuts à l’aide d’un tome graphiquement superbe. Un tome qui pourrait bien être précurseur d’un petit chef-d’œuvre.
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Donjon Monsters
T. 10 : Des soldats d'honneur
17 Fevrier 2006
Ah, qu’il est fort ce duo Sfar-Trondheim. D’une voix-off aux mots simples et aux raisonnements primitifs, il nous livre un récit profond et sombre. L’histoire tragique de deux frères, Görk et Krag, soldats de la Géhenne et aveuglément dévoués au Grand Khan.

Une obéissance absolue aux ordres d’un supérieur qui par le passé à poussé des gens à ouvrir des robinets de chambres à gaz et qui dans ce tome surréaliste va pousser Görk à tuer son frère sans vraiment se poser trop de questions car son honneur et sa fierté de soldat sont en jeux. Une soumission absolue, un raisonnement absurde qui fait abstraction des liens fraternels qui les unis. Des actes dictés par des lois stupides qui conduisent à des démarches barbares et un Gork qui finira bourreau, mais également victime de ses actes.

La noirceur du récit se retrouve dans une colorisation sobre et triste. Je trouve le dessin de Bézian ("Ne touchez à rien"), sorti du contexte de cette histoire, plutôt mauvais. Un trait hachuré, une accumulation d’égratignures bâclées, c’est d’ailleurs le seul dessinateur dont j’ai gommé la dédicace tellement je trouvais le dessin mauvais.

Mais, bizarrement, ici ça passe. Peut-être parce que le dessin n’est qu’en arrière-plan de cette voix-off qui nous tient du début à la fin et que les éraflures de Bézian renforcent la noirceur du récit et la tristesse qui emplit le lecteur face à l’incompréhension, le gâchis et la bêtise de ces deux frères.

Bref, un excellent tome très sombre qui traite habilement de sujets profond (comme la mort et la religion) et dont graphiquement j’ai surtout apprécié le décalage entre le texte et l’image.
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Carmen mc Callum
T. 3 : Intrusions
05 Fevrier 2006
Conclusion dynamique de ce triptyque dédié à l’histoire de Naoko Sonoda.

Si comme les deux tomes précédents, l’action est toujours au rendez-vous, le fond de ce troisième tome est également soigné. La rivalité entre Naoko Sonoda et Carmen Mc Callum, les sentiments de Naoko pour son frère et la relation entre Bugg et Belinda donnent un peu plus de profondeur à l’histoire.

L’action proposée est également un peu plus recherchée et ne se limite plus à des tirs croisés dans tous les sens. Un combat final au sein du réseau mondial plonge cette série un peu plus vers la science-fiction et permet à Gess de se laisser aller graphiquement.

Bref, un rythme toujours aussi endiablé, mais un peu plus de profondeur au niveau du scénario dans un tome qui qualitativement surpasse les deux premiers de cette trilogie.
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Le Photographe
T. 3 : Le Photographe
04 Fevrier 2006
En 1986 Didier Lefèvre décide d’associer sa passion pour la photographie à la noble cause de Médecins Sans Frontières pour une aventure humaine incroyable en Afghanistan. Plus qu’une invitation au voyage, c’est une leçon de générosité et un témoignage d’humanité que nous fait partager Didier Lefèvre tout au long de cette équipée.

La mission humanitaire touchant à sa fin, dans ce troisième tome il nous décrit son retour périlleux et en solitaire, de l’Afghanistan vers la France en passant par le Pakistan. Abandonné par ses guides, c’est sans parler la langue du pays qu’il devra faire face à la maladie, la fatigue et l’incertitude de s’en sortir vivant. Racketté et pris en otage, le calvaire de Didier Lefèvre est poignant et parfaitement exposé par Emmanuel Guibert.

Les photos en noir et blanc, mélangées de façon habile au dessin, imbibent l’histoire et le lecteur de cette réalité Afghane. Un lecteur qui va partager les émotions de Didier tout au long de ce récit. Certaines photos, comme celle qu’il prend de son cheval au moment où il croit ne plus jamais revoir le jour ou celle assis avec un âne sur un rocher, font partager des moments qu’il serait impossible de dessiner ou de narrer.

Cet album compte non seulement 20 pages de plus que les précédents, mais contient même un DVD bonus avec un reportage prenant de 40 minutes, tourné par Juliette Fournot au cours de la mission MSF. En annexe on retrouve également un aperçu des héros de ce récit et des informations concernant ce qu’ils sont devenus.

Au milieu des paparazzis et des photographes de mariages il y a LE photographe, celui qui partage des paysages incroyable, qui nous rapporte des images lointaines, des impressions, des histoires et qui nous montre l’envers du décor, parfois au péril de sa vie. Des aventuriers qui n’ont qu’un but : vivre leur passion et partager leur aventure. Des aventuriers dont Niépce et Daguerre seraient fier.

Merci Didier, Juliette, Régis, Robert, John, Mahmad et les autres pour ce témoignage. Merci d’avoir montré aux Afghans une autre image de l’Europe et de nous montrer une autre image de l’Afghanistan.

Merci pour cette leçon de vie et bravo !
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Carmen mc Callum
T. 2 : Mare tranquillitatis
02 Fevrier 2006
Après avoir organisé l'évasion de Naoko Sonoda et échappé à ses poursuivants dans le tome précédent, Carmen Mc Callum et le lecteur découvrent enfin pourquoi Naoko Sonoda est tellement recherchée.

Essayant de trouver de l’aide sur la Lune, mais talonnés de peu par les autorités et les yakuzas, Carmen et sa bande continuent d’attirer l’action dans ce deuxième tome. Même si le dessin n’est pas sans fautes et que le scénario est loin d’être novateur, l’action proposée jusqu’à présent, aura le mérite de divertir tout les amateur de science-fiction et de cette collection série B de Delcourt en particulier.
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Durandur encule tout le monde
Durandur encule tout le monde
02 Fevrier 2006
Ames sensibles, petits esprits et quasi tous les autres : cette bande dessinée va vous choquer, vous déranger et vous mettre mal à l’aise. Ce titre n’est pas fait pour chatouiller votre curiosité, mais est à voir comme un avertissement car Durandur va effectivement pénétrer au plus profond de votre âme et explorer les frontières de votre humour noir, pour finalement aller encore plus loin que ça.

Pas de censure, pas de retenue, pas de tabous, ni dans le titre et encore moins dans le contenu. Vous n’échapperez à rien : pornographie, mutilations, violence, sadomasochisme, nécrophilie, démembrements, vomissements, perversion et j’en passe. C’est d’ailleurs la première fois que je me dis que la réalité pourrait bien ne pas dépasser la fiction.

Durandur est le pseudonyme de Michel Durand, le dessinateur de "Cuervos" et "Cliff Burton" et si déjà "Cuervos" nous livrait par moments la cruauté des cartiers de Medellin sans trop de retenue, c’est de la rigolade par rapport à ce qu’il nous sert ici. "Durandur" est trash, sordide, abject, morbide, cruel, gore, violent, répulsif, provocateur, moralement inacceptable et noir de noir.

En plus, Durandur ne se contente pas de nous pousser aux limites du voyeurisme, il va carrément faire de vous un complice dans un irrésistible chapitre de torture interactive que certains ne liront pas jusqu’à la fin.

Le dessin est également puissant et obscur, noirci à l’encre de chine et l’on pourra même assister au meurtre sanglant et d’une cruauté extrême d’un des personnages avec la plume du dessinateur. Graphiquement impressionnant.

C’est album va (trop) loin, aussi bien dans les sujets que dans la forme. Vous ne sortirez pas indemne de cet album: il chatouillera vos instincts les plus bas, vous mènera au dégoût, pour finalement vous abandonner avec un sentiment de culpabilité.

L’auteur poussera même la provocation jusqu’à nous livrer son authentique numéro de téléphone sur une des pages et pourrait même sans doute nommer son deuxième tome "Durandur s'excuse 04 67 66 33 40".

C’est album n’est pas à mettre entre toutes les mains et mériterait d’ailleurs un autocollant d’avertissement de la part de son éditeur. On peut par contre regretter de ne pas voir cet album référencé sur plusieurs sites dédiés à la BD et généralement assez complets et espérer qu’il s’agisse d’un oubli et non de censure.
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De Cape et de Crocs
T. 3 : L' archipel du danger
28 Janvier 2006
Chaque case de cet album est un vrai régal pour les yeux, chaque planche un vrai délice. Les couleurs sont splendides, les expressions des personnages somptueuses et les décors graphiquement incroyables.

Le casting des personnages est excellent et avec l’arrivée du savant fou, Herr Bombastus, c’est un nouveau personnage haut en couleur, qui vient s’ajouter à cette bande de joyeux lurons aux dialogues toujours aussi succulents.

Par contre, si chaque planche atteint les sommets du neuvième art, le scénario qui est censé lié le tout ne parvient pas à m’accrocher. Je le trouve assez faiblard et décousu et ce n’est pas le passage sur les îles Tangerines qui fait progresser l’histoire, ni l’apparition d’un arbre à fromage qui fera avancer le schmilblick

Heureusement, la fin de l’album essaye tout de même de créer un peu de suspens et les situations restent toujours cocasses, même si j’ai trouvé cet album légèrement moins drôle que les deux précédents.
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Heads
T. 2 : Heads
25 Janvier 2006
Ce deuxième tome va nous plonger dans la tête de Jun-Ichi et révéler/confirmer son déséquilibre mental suite à sa greffe partielle de cerveau.

Balancé entre son ancienne vie et ses nouveaux sentiments, ce dédoublement de personnalité va déchirer Jun-Ichi entre ses nouvelles pulsions violentes et son amour pour Megumi. Digne de ‘docteur Jekyll et mister Hyde’ ou de ‘Face-off’, ces troubles de personnalité vont nourrir à merveille ce thriller psychologique.

Le dessin de Motorou Mase et surtout le cadrage rendent à merveille ce dédoublement de personnalité, les crises de violence et le sentiment d’oppression ressenti par Jun-Ichi.

Bref, un tome au déroulement plutôt prévisible mais tout de même excellent.
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Heads
T. 1 : Heads
25 Janvier 2006
Un premier tome de mise en place qui nous fait découvrir Jun-Ichi Naruse, un jeune homme gentil et timide, un employé modèle follement amoureux de Megumi.

Puis un braquage vient perturber ce bonheur, Jun-Ichi Naruse survit miraculeusement à une balle dans la tête grâce à une greffe partielle du cerveau. Une petite partie de cerveau qui prend lentement mais sûrement sa place dans la tête de Jun-Ichi Naruse et fait virer le scénario vers l’intrigue.

Le dessin de Motorou Mase, la mise en page et les expressions des personnages sont clairs et efficaces et collent parfaitement au scénario rythmé de la série.

Jun-Ichi Naruse commence à changer (ses goûts, ses désirs, etc.), un climat de doute s’installe ... et si ... ce tome initiait un thriller psychologique haletant ?
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Djinn
T. HS : Ce qui est caché
18 Janvier 2006
Un bel album hors-série, rempli d’illustrations et de croquis inédits d'Ana Miralles. De son côté Jean Dufaux nous explique le pourquoi de la création d’une série sur les harems d'Istanbul et nous raconte la naissance du personnage de Djinn et le choix des autres acteurs.

Cet album est un bonus qui vient agrémenter le premier cycle de Djinn d’anecdotes et d’explications. On y retrouve l’évolution des personnages et le choix des costumes, mais également la rencontre, la complémentarité et les divergences entre les auteurs, la création du dessin et la mise en page.

Bref, on retrouve ici le genre de bonus qu’on aimerait retrouver plus souvent (et de préférence gratuitement) à la fin d’un album (comme dans «Lune d’argent sur providence», pour n’en citer qu’un). Ici, vous trouverez les réponses aux questions que vous posez généralement lors de rencontres avec les auteurs et même bien plus, mais ce bonus de qualité n’est malheureusement pas gratuit.
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Le Scorpion
T. 6 : Le trésor du Temple
17 Janvier 2006
Un tome plein de révélations qui forme le dénouement de ce cycle dédié à la quête de la croix de l'apôtre Pierre et la fin de ce voyage au Moyen-Orient.

Alors que Desberg s’amusait jusqu’à présent à sortir des intrigues de sa manche, côté scénario, on a droit à un vrai strip-tease de Desberg qui va mettre à nu pas mal d’intrigues, dont le visage de Rochnan, la croix de Pierre et le Trésor des Templier. Quant aux parchemins que convoitait tellement le Scorpion, Desberg les balance dans le vide et d’un grand coup de balai nous nettoie la piste ésotérique qu’il avait emprunté. Bref, un retour à la case départ avec un Trebaldi au sommet du pouvoir et un Scorpion toujours à la recherche de ses origines.

Le dessin de Marini est, quant à lui, toujours aussi vilain. Vous pouvez enlever ce regard ébahi de votre visage, car c’est pour rire. C’est juste qu’à force de louanger le dessin de Marini, je commence à manquer de superlatifs et en plus comme ça, je suis probablement le seul qui aura écrit que le dessin de Marini est exécrable. Et puis, comme en plus il dessine comme il respire avec deux albums graphiquement impeccables par an, si tout le monde complimente son dessin, il ne va plus progresser le champion.

Vivement le tome suivant.
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Le Scorpion
T. 5 : La Vallée sacrée
16 Janvier 2006
C’est dans les grottes de Karabas, loin du cardinal Trebaldi, que le scorpion tente de retrouver la croix sur laquelle a été crucifié St Pierre. Les pièges sont cependant nombreux et il n’est pas le seul sur la piste, car Méjaï, Rochnan, Ansea et un vieux chevalier allemand nommé Von Eschenbach convergent également vers cette fameuse croix et le fabuleux trésor des Templiers.

Le dessin de Marini reste irréprochable et il faut avouer que la beauté des villes qu’étaient (et sont) Rome et Istanbul colle parfaitement au dessin de Marini, ou est-ce la beauté du dessin de Marini qui colle parfaitement à ces villes …

Desberg continue d’alimenter le scénario en développant le passé du Scorpion et de Rochnan, en dévoilant les ambitions personnelles de Rochnan, en référant au trésor des Templiers et en faisant apparaître un nouveau membre de la famille de Trebaldi.

Bon, c’est vrai qu’intégrer le trésor des Templiers dans un scénario n’est plus vraiment original depuis le boum ésotérique du neuvième art et que les captures et évasions répétitives du Scorpion font regretter la profondeur du scénario de «l’Etoile du désert», mais l’aventure et le divertissement sont toujours présents et c’est bien là le but de cette série.
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De Cape et de Crocs
T. 2 : Pavillon noir!
16 Janvier 2006
Une histoire classique de pirates et de chasse au trésor à la base, mais que les auteurs vendent de façon originale, drôle, fine et de toute beauté.

Les dessins et la colorisation sont splendides avec une bande de pirates aux visages caricaturaux exquis, qui tranchent à merveille avec le petit Eusèbe qui devient un peu la coqueluche de cette série.

Des scènes qui s’enchaînent à toute vitesse, avec une course poursuite dans les rues de Malte qui fait un peu penser à la fin d’un épisode de Benny Hill. Des dialogues lumineux et une narration magistralement amusante.
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Le Scorpion
T. 4 : Le Démon du Vatican
13 Janvier 2006
Le pouvoir du cardinal Trebaldi s’étend sur la Rome du 18ème siècle, depuis l’assassinat qu’il a commandité sur le pape. Un seul homme est encore capable de lui mettre des bâtons dans les roues en retrouvant la croix sur laquelle a été crucifié St Pierre. Son nom: le Scorpion.

Le dessin de Marini reste somptueux, les scènes d’action et de combats d’un grand réalisme et grâce au voyage du Scorpion vers l’Orient il va en plus pouvoir élargir sa palette de couleurs qui faisait vivre cette Italie du 18ème siècle jusqu’à présent.

Mais tout comme le tome précédent c’est au niveau du scénario que ce tome se renforce en mélangeant aventure, action et conspirations sur un rythme effréné et sur fond d’intrigue historique. De plus Desberg continue de développer ses personnages en retournant dans la jeunesse du Scorpion et du cardinal Trebaldi, et en intriguant le lecteur avec le visage que dissimule le mystérieux Rochnan. On pourrait peut-être juste lui reprocher sa vision peu élogieuse de la femme.

Le duo Marini-Desberg («L’étoile du désert») a donc trouvé son équilibre dans une série dont le scénario n’a plus à pâlir face au graphisme merveilleux.
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De Cape et de Crocs
T. 1 : Le secret de Janissaire
12 Janvier 2006
Après ses nombreuses références aux contes dans l’excellente série «Garulfo», Ayroles va ici puiser dans les fables (La Fontaine) et la comédie théâtrale pour nous produire une nouvelle série mélangeant humains et animaux.

A première vue on pourrait se demander pourquoi une histoire plaisante mais somme toute classique avec une trame principale plutôt prévisible peut récolter autant d’éloges. Et puis à la lecture on va commencer à apprécier cette ambiance chevaleresque et théâtrale et on va s’attacher aux personnages captivants, très travaillés et expressifs. Mais ce qui va vraiment clouer le lecteur sur place sont la finesse et la maîtrise narrative, ainsi que la drôlerie, la justesse et la richesse des dialogues.

Le dessin parfois caricatural de Masbou correspond à merveille au ton drôle d’Ayroles. Les mimiques des personnages sont parfaites, les couleurs splendides et les décors riches en détails.

Bref, une excellent mise en place et si l’ambiance théâtrale et humoristique de ce premier tome d’aventure m’a déjà conquis, j’attends avec impatience de voir ce que la trame de l’histoire nous réserve.
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Le Scorpion
T. 3 : La Croix de Pierre
12 Janvier 2006
On avait quitté l’intouchable Scorpion, poursuivi par les moines de Tribaldi et s’enfuyant par les toitures, tel Zorro. On le retrouve ici dans un tome plus riche au niveau du scénario et avec encore plus d’action.

Le personnage a également gagné en maturité et parait plus vulnérable (ses souvenirs brûlés par les moines et les flash back vers son enfance). On se détache légèrement du héros caricatural dépourvu de sentiments et qui ne craint rien ni personne.

Le dessin et les couleurs utilisées par Enrico Marini restent sublimes. Et quand on constate la rapidité avec laquelle il parvient à nous produire ces petits bijoux graphiques, il doit sûrement écoeurer plusieurs de ses collègues.

Bref, une histoire qui prend du fond et un dessin toujours aussi savoureux pour le meilleur des trois premiers tomes d’une série dont, graphiquement, on regrette de plus en plus ce petit format.
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Le Scorpion
T. 2 : Le Secret du pape
11 Janvier 2006
Le dessin luisant, pétillant et élégant de Marini reste exceptionnel dans ce deuxième tome. L’histoire ne déborde pas d’originalité et l’on aurait donc pu s’attendre à mieux de la part des auteurs de «L’étoile du désert» au niveau du scénario.

D’un autre côté, tous les ingrédients nécessaires à la réussite d’une aventure de capes et d’épées sont présents. On a l’impression de se retrouver au milieu d’un mélange des Trois Mousquetaires et de Zorro et même si l’histoire suit son cours sans trop de surprises ou rebondissements, on passe un agréable moment de détente et c’est bien là le principal objectif de cette série.
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Le Scorpion
T. 1 : La Marque du Diable
10 Janvier 2006
Pour des raisons commerciales cette série est éditée dans un format «standard» plus populaire et il faut bien constater qu’avec un Marini («Rapaces», «L'Etoile du désert») au dessin c’est un choix bien regrettable.

On peut en effet admirer un dessin magistral de Marini, pourvu de couleurs chaudes qui nous plongent dans cette Italie ensoleillée et endiablée. On se retrouve dans une Rome au dix-huitième siècle sur un fond de fantastique pour une aventure de cape et d’épées.

Les personnages sont très caricaturaux (avec un Cardinal Tribaldi qui fait fortement penser au Cardinal Richelieu), mais les dialogues pourvus d’humour et de sarcasme aident à faire passer ce léger détail.

Sans se dérouler dans un contexte historique détaillé, cette histoire basée sur la conspiration de 9 familles qui dominent le monde, tient plus du récit d’aventures mouvementé.
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Des lendemains sans nuage
T. 1 : Des Lendemains sans nuages
10 Janvier 2006
Tout comme dans "SOS Bonheur" les auteurs s’amusent ici à dépeindre et développer les travers de notre société dans un monde futuriste.

Tout démarre dans un monde futuriste où un homme d’affaires règne sur le monde et sa population. Un scientifique décide de retourner dans le passé de ce dictateur afin d’essayer d’influer sur les choix de carrière de ce dernier.

A l’aide d’anecdotes que se remémore ce voyageur temporel, il va écrire des nouvelles pour le futur dictateur afin d’essayer de lancer ce dernier dans une carrière littéraire. Cette démarche va nous livrer six récits, où les défauts de notre société actuelle vont être exploités de façon habile.

Le dessin combine à merveille le talent de Ralph Meyer ("Berceuse assassine") et Bruno Gazzotti ("Soda").

Cela donne un excellent one shot d'anticipation qui aurait pu devenir un chef-d’œuvre comme "SOS Bonheur" si les six récits avaient été plus exploités afin de mieux développer le monde futuriste décrit en début de tome.
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Djinn
T. 4 : Le Trésor
10 Janvier 2006
La convoitise du trésor du Sultan reste le thème principal de ce quatrième tome où Kim est devenue un véritable djinn et connaît de ce fait la formule qui ouvrira les portes qui enferment le trésor.

Si cette belle série a perdu un peu de sa sensualité dans la deuxième partie du cycle en accentuant la quête du trésor disparu du Sultan, il faut bien avouer que Dufaux et Miralles auront parfaitement su développer un cycle entièrement dédié au vrai trésor que représente la femme. Une femme parfois pudique, souvent sensuelle, parfois soumise, mais toujours maître de la situation.

En racontant son histoire à cheval sur deux périodes, développant parallèlement les destins de nos deux héroïnes, Dufaux aura brillamment réussi à créer ce lien qui unit Kim à sa grand-mère. Tellement bien que le lecteur pensera par moment n’avoir à faire qu’à une seule personne.

Une fin de cycle surprenante qui laisse la porte ouverte à de nouvelles aventures de Djinn.
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Djinn
T. 3 : Le Tatouage
10 Janvier 2006
Après deux tomes principalement axés sur l’univers des harems et le développement de la psychologie de Jade et Kim, comme dans tout monde qui se respecte, c’est la quête de l’argent et en particulier du trésor du Sultan qui va prendre le dessus à partir de ce troisième tome.

A l’aide d’un va-et-vient habile entre les deux périodes, on continue de suivre parallèlement le destin de Kim et Jade, qui partent à la recherche du trésor en espérant s’y retrouver d’une manière ou d’une autre.

Et au fur et à mesure que le trésor refait surface, la sensualité fait place à l’aventure, aux manipulations et aux relations diplomatiques.
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Kenya
T. 3 : Aberrations
10 Janvier 2006
Leo et Rodolphe continuent de balancer des phénomènes étranges à la tête du lecteur, avec une intrigue qui s’étoffe. Malheureusement, pas le moindre semblant d’explication depuis le début de cette série qui mélange ovnis, dinosaures, parasites non répertoriés et autres phénomènes étranges au pied du Kilimandjaro sur fond d’espionnage et de guerre froide.

Une absence d’explications qui est sensée tenir le lecteur en haleine, mais qui commence à avoir tendance à tirer l’intrigue en longueur.

Au dessin, Rodolphe pouvait difficilement choisir quelqu’un d’autre que Leo pour mettre ce scénario en image, vu l’expérience de ce dernier sur les paysages grandioses et des animaux majestueux dans les mondes similaires de "Betelgeuse" et "Aldébaran".

Bref, ce troisième tome a le mérite de développer la curiosité d’un lecteur extrêmement patient jusqu’à présent.
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Kenya
T. 2 : Rencontres
10 Janvier 2006
Après un premier tome soporifique au scénario trop évident, ce deuxième tome se rattrape légèrement en développant un peu plus l’intrigue, mélangeant espionnage et forces surnaturelles sur un fond de guerre froide. Mais attention, si ce deuxième tome a le mérite d’interroger le lecteur, il n’en devient pas pour autant haletant.

Les personnages sont légèrement plus développés, mais la libido vigoureuse de la plupart des hommes n’apporte rien à l’histoire et frise souvent le ridicule.

Le dessin de Leo reste du niveau du premier tome alors qu’on espère toujours retrouver la qualité de "Betelgeuse" ou "Aldébaran".

Bref, on note une nette amélioration au niveau du scénario, c’est plus prenant mais la sauce ne prend toujours pas.
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Kenya
T. 1 : Le Safari perdu
10 Janvier 2006
Ce premier tome est une excellente nouvelle pour les insomniaques car il devrait en propulser plus d’un dans les bras de Morphée, tellement le scénario est soporifique.

C’est un tome qui est sensé placer l’intrigue et développer la psychologie des personnages, mais l’intrigue fait penser au monde d’Aldébaran en moins crédible avec des animaux moins prodigieux et le casting des personnages n’est vraiment pas terrible.

Le mélange d’histoire et de surnaturel ne prend pas, l’intrigue ne surprend pas et n’avance pas et certaines scènes ne servent à rien dont un érotisme bon marché et totalement inutile.

Le dessin de Leo reste plaisant sans atteindre le niveau de "Betelgeuse" ou "Aldébaran" et vu le développement du surnaturel dans l’histoire on se demande à quel point Rodolphe tient le scénario en main, tellement l’influence de Leo semble grande.

Bref, un premier tome qui décevra sûrement les lecteurs de "Betelgeuse" et "Aldébaran", mais qui pourrait peut-être divertir les autres (dont je ne fais pas partie).
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Wayne Shelton
T. 4 : Le Survivant
10 Janvier 2006
Thierry Cailleteau a définitivement repris le flambeau de Jean Van Hamme au scénario pour ce quatrième tome, sans déranger la continuité de la série.

Le scénario reste bien rythmé et Thierry Cailleteau donne de la dimension à ces personnages en développant le passé et le (très léger) côté sentimental de Wayne Shelton.

Un Wayne Shelton qui apparemment prend de l’âge et commence à perdre la mémoire car il ne se souvient plus qu’à moitié mort au Vietnam il a sauvé un bébé. Ou alors notre héros a tellement vécu de périples incroyables que cette histoire pourtant à la limite de la crédibilité se résume à une anecdote.

Si Wayne Shelton est solide le dessin conventionnel de Christian Denayer l’est également dans ce quatrième tome divertissant.
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Wayne Shelton
T. 3 : Le contrat
06 Janvier 2006
Un nouveau tome de Wayne Shelton, dans lequel Thierry Cailleteau a repris les rênes de Van Hamme au niveau du scénario avec une histoire qu’il faut considérer comme un épilogue au diptyque précédent.

On retrouve, en effet, Wayne Shelton après sa désastreuse mission au Khalakjistan, suite à la traîtrise du riche commanditaire Horace T. Quayle. Pendant que Wayne, en véritable gentleman, règle ses dettes avec les héritiers de ses défunts coéquipiers, il est victime d’étranges attentats sur sa personne. Le sponsor de ces attentats n’a qu’à bien se tenir.

Cette nouvelle histoire au scénario légèrement exagéré mais bien ficelé, nous livre également deux nouveaux personnages intéressants : une policière d’Interpol et un majordome très sympathique.

Le dessin de Christian Denayer, dont surtout la qualité au niveau des véhicules et des décors était remarquable, a également gagné en maturité au niveau des mouvements de ses personnages, pour un résultat final excellent.
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Djinn
T. 2 : Les 30 Clochettes
06 Janvier 2006
On continue de suivre les destins parallèles de Kim et Lady Nelson au sein des harems turcs. Les flash-back sont légèrement plus déroutants que dans le premier tome, mais on s’y habitue vite et la lecture reste fluide.

L’histoire et l’intrigue restent prenants, mélangeant enjeux et complots politiques à la quête de Kim sur fond d’initiation aux coutumes et traditions des harems. On peut éventuellement se poser des questions quant à la crédibilité des sacrifices de Kim pour retrouver sa grand-mère ou alors accepter de mettre cela sur le compte de l’hérédité et de l’atmosphère ambiante.

Le dessin, les tons et les décors de Miralles expriment à merveille la sensualité et la soumission des héroïnes pendant cette initiation érotique et sans pudeur, mais sans pour autant tomber dans la vulgarité.

Bref, Dufaux et Miralles méritent d’enlever chacun une clochette car j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce deuxième tome.
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Wayne Shelton
T. 2 : La Trahison
05 Janvier 2006
Quand on a produit des bijoux comme «SOS bonheur», «Le grand pouvoir du Chninkel» et «Histoire sans héros» pour n’en citer que quelques-uns, les critiques ont tendance à pleuvoir quand on sort juste une bonne BD d’aventure au scénario classique.

Wayne Shelton est un cinquantenaire qui se prend pour James Bond en bien moins sympathique et qui a réuni une équipe de compères digne de « l’Agence tout risque » dans le premier tome afin de se lancer à l’assaut d’une forteresse pour libérer un prisonnier dans la suite de ce diptyque. C’est classique, mais c’est efficace, basé sur un plan minutieux, plein de rebondissements et au rythme soutenu. C’est le genre de BD que j’avais envie de lire aujourd’hui et cela m’a bien plu.

Une BD qui n’a pas l’ambition de faire avancer le 9ième art, mais juste l’intention de vous divertir avec un scénario solide et classique. Une BD où rien n’est mauvais et certainement pas le dessin de Christian Denayer. Une BD qui devra continuer sans le prolifique et talentueux Van Hamme, qui a décidé de laisser sa place à Thierry Cailleteau (« Aquablue ») pour la suite.
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Wayne Shelton
T. 1 : La Mission
05 Janvier 2006
Ce tome de mise en place est basé sur un scénario assez classique : un truand professionnel qui constitue son équipe d'anciens compères afin de réaliser une mission quasi impossible. Le héros est par contre moins classique : un cinquantenaire moustachu à la recherche d’adrénaline et pas sympa pour un sous.

Avec Van Hamme au scénario on est quasi certain de passer un bon moment de lecture et c’est le cas pour ce scénario qui fait penser à «Bruno Brazil» et qui contient plusieurs références (Shelton, Minerco, etc.) aux autres séries de Van Hamme (« XIII » et « Largo Winch »).

Christian Denayer (« Les Casseurs », « Alain Chevalier ») est l’homme de la situation pour dessiner ce récit d’aventure aux nombreux camions. Son trait est encore légèrement statique au niveau des personnages, mais tout de même excellent dans l’ensemble.

Bref un scénario peu original mais efficace, une mise en place distrayante et divertissante qui donne envie de connaître la suite.
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Djinn
T. 1 : La Favorite
05 Janvier 2006
Kim Nelson se rend à Istanbul afin de retrouver la trace de sa grand-mère et il faut bien avouer que la grand-mère de Kim assure plus que celle du petit chaperon rouge. Ce n’est pas pour rien que Jade (le sympathique prénom de ladite grand-mère) fut la préférée du harem du sultan Murati.

Dufaux nous livre un scénario très original car il lève le voile sur l’univers mystérieux des harems sous un nouvel angle. Une histoire à cheval sur deux périodes qui à l’aide de flash-back habiles offre un récit fluide.

De l’érotisme qui sert le récit (et non des fins purement commerciales), l’art d’aimer et de séduire, la beauté et le pouvoir du harem et de ses femmes. Et au milieu de cette atmosphère voluptueuse, la quête de Kim et une intrigue basée sur l’or fortement convoité du sultan Murati.

Le dessin chaleureux et agréable d’une femme, Anna Mirallès, qui comprend et rend à merveille ce pouvoir ensorceleur de la femme, ce mélange de pudeur et de sensualité, cette soumission subtile et superficielle qui voile habilement la vrai puissance de la femme.
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Kookaburra Universe
T. 5 : Les Larmes de Gosharad
04 Janvier 2006
Pour la deuxième fois la série satellite de «Kookaburra» nous délivre un one-shot sur Dragan Preko. Alors que «Le Secret du Sniper» nous racontait les origines de Dragan Preko avant son intégration au sein de l’Alliance, on retrouve ici le sniper en mission pour l’Alliance sur Gosharad.

Le témoignage de cette mission, qui débute sous forme de plaidoyer d’un Dragan Preko jugé en cours martiale pour le meurtre d’un soldat, est bien rythmé. Le découpage dynamique colle parfaitement à la narration.

Le dessin de Ludolullabi, inspiré du manga, surprend au départ, mais livre des décors superbes, remarquablement colorisés par Lamirand. On peut juste reprocher une représentation trop caricaturale des personnages (je pense en particulier à la musculation exagérée de Dragan Preko), mais le tout m’a graphiquement fort plu.

Même si ce cinquième tome n’apporte pas grand-chose au niveau de la série mère, de son héros principal ou de son univers, il est graphiquement et au niveau du scénario, bien meilleur que le précédent.
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20th Century Boys
T. 15 : 20th Century Boys
03 Janvier 2006
Après avoir flirter virtuellement avec AMI dans le simulateur d’Amiland dans le tome précédent, Urasawa nous ramène dans la réalité de 2014. Une réalité où l’esprit d’AMI continue de régner et où la menace d’assassinat du Pape se précise.

Ce quinzième tome entraîne cette fabuleuse série vers son deuxième climax, ne ménageant pas le lecteur qui dévore chaque rebondissement avec stupéfaction sans jamais assouvir sa faim.

Même la fin du monde ne peut calmer un lecteur qui découvre déjà avec effarement les premières planches du tome suivant à la fin du quinzième tome ... les premières planches d’après la fin du monde !

Pendant que le monde de «20th century boys» subit la loi d’AMI, le lecteur subit celle d’Urasawa.
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Kookaburra Universe
T. 4 : Skullface
03 Janvier 2006
Après Dragan Préko et Taman Kha, c’est l’histoire du compagnon de fortune de Dragan Préko qu’attaque cette série satellite de «Kookaburra». Un tome qui nous dévoile la vérité sur l’origine de l’homme que l’on renomma skullface après cette désastreuse mission du vol 7114 dirigée par le sergent O’Hara.

Un tome sous forme d’action, une histoire de survie d’un commando dans la jungle en zone ennemie, un récit qui contraste énormément avec les deux tomes précédent plus fins psychologiquement. Un scénario où pourtant tous les ingrédients sont présents (traîtrise, retournements de situation, etc), mais pas toujours cohérent avec la série mère et dont seulement la fin m’a interpellée.

Un dessin qui ne m’a pas convaincu non plus, des amazones resplendissantes dans les tomes précédents et qui ne ressemblent plus à rien dans ce tome.

Bref, un tome divertissant qui se laisse lire, mais qui tranche qualitativement avec le reste de la série.
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20th Century Boys
T. 14 : 20th Century Boys
03 Janvier 2006
Après un tome sans AMI, tous les personnages convergent vers le simulateur d’Amiland afin de connaître les vrais projets d’AMI en retournant dans le passé. Au début cela ressemble à une maigre consolation pour le lecteur de retrouver AMI virtuellement dans le simulateur, mais la réalité commence à rattraper le virtuel et si jamais … elle le dépassait.

Urasawa est vraiment un maître narrateur incroyable, non seulement il nous créait un suspens à cheval sur trois périodes et voilà qu’il nous crée une nouvelle réalité dans le virtuel. C’est une phrase qui ne veut pas dire grand-chose maintenant que je la relis, mais Urasawa nous mène tellement en bateaux qu’on ne sait plus vraiment où se situe la limite entre la réalité et le virtuel, entre la vérité et le mensonge.

On sait juste une chose : un nouveau rebondissement spectaculaire se prépare et il faudra lire le tome suivant pour le connaître.
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El Nino
T. 4 : Les oubliés de Kra
02 Janvier 2006
D’abord faite prisonnière par Madame Chen en Indonésie, Véra Mikhaïlov va essayer de retrouver Batang (le bras droit de son frère) avec l’aide de la Princesse de Macassar que l’on prend plaisir à retrouver dans ce quatrième tome. Véra suit ainsi de plus en plus près les traces sanglantes et brutales d’un frère pirate sans scrupules.

L’intrigue évolue à grandes enjambées grâce à une voix off qui nous délivre des informations en abondance. Alors que dans les tomes précédents on accompagnait Véra case par case en suivant son évolution psychologique pendant que l’intrigue stagnait doucement, on se fait ici éjecter des cases et du décor par une voix off en surrégime.

D’un côté c’est assez dommage car il faut bien avouer qu’on aimait être plongé dans des décors digne de brochures de tourisme du début à la fin d’un album. D’un autre côté l’intrigue commençait légèrement à être tirée en longueur.

A l’origine l’histoire était prévue en quatre tomes, au troisième tome un coffret (d’une histoire incomplète ?) est apparu et maintenant l’histoire devrait se conclure dans le cinquième tome. Apparemment les auteurs ont également du mal à suivre et produisent ici un tome qui accélère brutalement la série vers son épilogue, alors que dans les deux tomes précédent on avait plutôt l’impression d’une tendance inverse.

Vivement la suite et fin de cette aventure réaliste aux paysages qui invitent au voyage.
D’abord faite prisonnière par Madame Chen en Indonésie, Véra Mikhaïlov va essayer de retrouver Batang (le bras droit de son frère) avec l’aide de la Princesse de Macassar que l’on prend plaisir à retrouver dans ce quatrième tome. Véra suit ainsi de plus en plus près les traces sanglantes et brutales d’un frère pirate sans scrupules.

L’intrigue évolue à grandes enjambées grâce à une voix off qui nous délivre des informations en abondance. Alors que dans les tomes précédents on accompagnait Véra case par case en suivant son évolution psychologique pendant que l’intrigue stagnait doucement, on se fait ici éjecter des cases et du décor par une voix off en surrégime.

D’un côté c’est assez dommage car il faut bien avouer qu’on aimait être plongé dans des décors digne de brochures de tourisme du début à la fin d’un album. D’un autre côté l’intrigue commençait légèrement à être tirée en longueur.

A l’origine l’histoire était prévue en quatre tomes, au troisième tome un coffret (d’une histoire incomplète ?) est apparu et maintenant l’histoire devrait se conclure dans le cinquième tome. Apparemment les auteurs ont également du mal à suivre et produisent ici un tome qui accélère brutalement la série vers son épilogue, alors que dans les deux tomes précédent on avait plutôt l’impression d’une tendance inverse.

Vivement la suite et fin de cette aventure réaliste aux paysages qui invitent au voyage.
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El Nino
T. 3 : L'archipel des Badjos
02 Janvier 2006
Après l’Equateur, c’est en Indonésie que Véra nous amène pour ce troisième tome. Véra s’enfonce de plus en plus dans les magouilles de son frère et on est donc bien loin de la sage infirmière qui travaillait pour la Croix Rouge au Rwanda. Sa quête et son égoïsme l’isolent de plus en plus et c’est même dans l’illégalité quelle finit par sombrer.

C’est cette évolution psychologique de Véra qui est intéressante au sein de ce récit d’aventure où l’action et rare, mais où l’enthousiasme du lecteur reste pourtant intact.

De l’Amérique du Sud à l’Asie, les décors de Boro Pavlovic du tiers-monde sont toujours aussi réalistes.
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El Nino
T. 2 : Rio Guayas
02 Janvier 2006
La quête de Véra à la recherche de son frère jumeaux, nous mène dans les bidonvilles et les marais d’Equateur. Elle découvrira que son frère est devenu chef d'une bande de pirates maritimes, un milieu qui n’est pas inconnu à Christian Perrissin, scénariste de la « Jeunesse de Barbe-Rouge » et, depuis 99, de la série principale « Barbe-Rouge ».

De nouveau personnages captivants font leur apparition et tous ont ce côté vrai et humain, ce qui donne au récit l’impression d’être vraiment vécu. La détermination de Véra font ressortir des traits enfouis de son caractère : en exploitant l’organisation de la Croix Rouge et en flirtant avec le danger elle se rapproche physiquement et mentalement de son frère. Le trait sombre de Pavlovic est de plus en plus efficient.

Une aventure crédible, bien rythmée et efficace.
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El Nino
T. 1 : Passagère du capricorne
02 Janvier 2006
Une bande dessinée d’aventure, mais sans héros bagarreur aux exploits surhumains. Juste une belle héroïne tzigane qui recherche son frère siamois. Une excellente aventure qui fait penser à la série «Tramp».

Le croate Boro Pavlovic, usant d’un trait assez sombre qui fait admirablement ressortir notre héroïne, nous livre un dessin plutôt classique et efficace, mais au découpage parfois bizarre.

Christian Perrissin, place admirablement son intrigue avec des personnages attachants. L’aventure de Véra Michaïlov, prévue en quatre tomes, peut débuter.
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Fée et tendres automates
T. 3 : Wolfgang Miyaké
01 Janvier 2006
Bon, c’est vrai qu’on peut être déçu que Béatrice Tillier n'ait pas dessiné ce troisième tome. On pourrait aussi chercher à trouver les dissemblances du dessin de Franck Leclercq par rapport au dessin original de Tillier et constater que le dessin est plus rond, les décors moins détaillés et la colorisation de Le Prince moins chatoyante.

D’un autre côté on peut aussi se dire que Leclercq a beaucoup de mérite d’avoir accepté de s’attaquer à une tâche aussi lourde et que le résultat (même s’il n’atteint pas l’originalité des deux tomes précédents) est plutôt réussi et que graphiquement la continuité de la série est assurée.

Et si ce tome perd un peu de son côté poétique, c’est peut-être au niveau du scénario qu’il faut chercher la réponse. L’histoire s’oriente souvent vers ce despote dément dont le nom titre ce troisième tome. Du coup on se retrouve dans une ambiance dénué d’amour et ravagé par les flammes, dans un tome où règne l’action, souvent au détriment de cette poésie qui nous avait tant charmé dans les tomes précédents.

Mais au milieu de ce monde en feu, la flamme de l’amour entre Jam et sa fée continue de brûler et de me charmer, le découpage reste de toute beauté et même si parfois le rêve tourne au cauchemar, en tant que lecteur, c’est sans regrets que je me réveille pour garder cette belle série en mémoire.
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20th Century Boys
T. 13 : 20th Century Boys
31 Décembre 2005
Cela fait douze tomes que Urasawa distribue au compte-goutte les pièces de son puzzle, mais en révélant l’identité d’AMI dans le tome précédent et en faisant supprimer ce dernier c’est une grosse partie du puzzle qui vient de tomber.

Heureusement il reste encore énormément de zones d’ombres et Urasawa et le maître incontesté quand il s’agit d’exploiter des zones d’ombres afin de passionner le lecteur.

Le mystère reste donc présent et tous les personnages viennent faire le point sur la situation dans ce treizième tome que l’on peut considérer comme un tome de transition ou comme le premier tome d’un nouveau cycle, un cycle sans AMI.
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Fée et tendres automates
T. 2 : Elle
30 Décembre 2005
C’est encore sous le charme de «Jam» que j’ai entamé «Elle», deuxième tome du triptyque que «Wolfgang Miyaké» viendra conclure. C’est avec plaisir que je me suis replongé dans ce monde de «Fée et tendres automates» contrastant violence brusque et amour pur, décadence humaine et marionnettes féeriques, cruauté destructrice et innocence poétique.

Un deuxième tome qui nous dévoile beaucoup d’informations sur l’histoire de l’univers de «Fée et tendres automates». Alors que le premier tome nous émouvait avec la pureté de l’amour de Jam pour sa fée, celui-ci nous attendrit en ajoutant la notion d’éternité à cet amour grandissant à travers les siècles.

Un deuxième tome qui incite également le lecteur à tirer des parallèles avec le monde actuel et à s’interroger sur son évolution future.

Un conte allégorique pour adultes qui tient toutes ses promesses.
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20th Century Boys
T. 12 : 20th Century Boys
30 Décembre 2005
Voici un excellent douzième tome, qui à la limite aurait pu clôturer cette excellente série, car Urusawa y dévoile l’identité d’AMI.

On se réjouit bien entendu de voir que ce tome ne clôture pas la série, on se plaît également à retrouver des personnages que l’on croyait morts ou disparus, tel Maruo et l’homme de la dernière case de se tome que l’on croyait mort depuis le septième tome.

On se demande ce que la suite pourra nous réserver, mais après 18 tomes de « Monster » et 12 tomes de « 20th century boys » on ne voit pas comment Urusawa pourrait nous décevoir.
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Cuervos
T. 2 : Sicaire de la sainte coke
28 Décembre 2005
Pas ‘d’American Dream’ possible pour ces jeunes originaires des rues meurtrières et pauvres de Medellin, car la seule issue possible de ce ‘cauchemar Colombien’ est de grimper dans la hiérarchie du cartel de Medellin. Mais si Joan parvient à gravir les échelons au sein du cartel de Raul, son âme, elle, est en chute libre au cours de cette ascension.

Marazano, sans être moraliste, lève le voile sur ces enfants qui survivent au milieu des détritus de Medellin et nous livre un récit décadent, poignant et juste. Le dessin, le cadrage et surtout la colorisation sont novateurs et audacieux, mais pour ma part très réussis.
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Cuervos
T. 3 : L' Ange des maudits
28 Décembre 2005
Joan a encore grandi et s’est définitivement éloigné des enfants des rues de Medellin pour se plonger corps et âme dans le banditisme à plus grande échelle : la politique.

Développant des ambitions au niveau mondial, prenant la direction du cartel et candidat aux prochaines élections, Joan n’a plus rien en commun avec le petit garçon au comportement ‘excusable’ du premier tome. Devenu abjecte et glacial, il est de plus en plus torturé par son ascension foudroyante, partagé entre ses ambitions et ces origines.

Ce tome reste graphiquement novateur et excellent, même si le découpage et le scénario de ce troisième tome prêtent parfois à confusion.
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Cuervos
T. 1 : Le Contrat
27 Décembre 2005
Drogue, violence, argent sale, prostitution, pauvreté et pas d’espoir ... voilà la triste réalité du quotidien des enfants des bidonvilles de Medellin en Colombie. Parmi eux, Joan, un jeune garçon qui balance entre des missions pour le cartel local et un tuteur (Miguel Santos) qui essaye de le scolariser et de le garder sur le droit chemin.

Marazano nous livre un récit sombre et d’une réalité choquante qui atteint son paroxysme lorsque Joan doit tuer son tuteur. Les corbeaux, en véritables charognards, peuvent se régaler sur les cadavres que leur livre le quotidien des rues de Medellin, un quotidien qui finira par avoir raison de Joan ...

Une série à la colorisation superbe et au scénario tragique qui s’annonce prometteuse.
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20th Century Boys
T. 10 : 20th Century Boys
27 Décembre 2005
Urasawa sort une nouvelle surprise de son tiroir sans fond et nous livre un nouveau personnage avec une forte personnalité qui pourrait bien être AMI.

Alors que Kanna rassemble les maffias thaïes et chinoises et les clochards, que de nombreux compagnons de Kenji réapparaissent, que Kyoko se rapproche de plus en plus de l’AMI, Urasawa fait apparaître un personnage bien énigmatique qui focalise directement toute l’attention du lecteur au milieu de ce scénario pourtant touffu … mais si ce n’était qu’un nouveau leurre ?

On ne peut que rester admiratif face à la maestria scénique d’Urasawa, à cheval sur trois périodes, développant des dizaines de personnages charismatiques, tout en maintenant un suspense incroyable sur des dizaines d’albums.
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Purgatoire
T. 3 : Purgatoire, livre 3
26 Décembre 2005
La mort n’est décidément pas de tout repos avec Chabouté. De plus, elle n’est pas dénuée d’humour car Benjamin Tartouche devient l’ange gardien de Trusquin, l’homme qui l’a tué.

Après un premier tome sous forme de critique sociale d’une extrême noirceur, d’un deuxième tome plus léger et pourvu d’une vision personnelle et ironique du purgatoire, Chabouté conclut ce triptyque avec une critique manichéenne de la politique et du pouvoir.

Chabouté nous offre en plus une fin de cycle surprenante et originale, qui transforme la fin de ce drame sociale fantastique en conte, abandonnant le lecteur sur une touche positive inattendue, après un départ de cycle d’une noirceur extrême.

Au final on se retrouve avec un petit bijou du premier coup d’œil au dernier mot. Un petit bijou qui se lit malheureusement trop vite et qu’il vaudrait mieux acheter en version intégrale (si celle-ci sort un jour) afin d’obtenir un rapport qualité-prix plus abordable car à 15-20 minutes le tome, c’est un bijou plutôt cher !
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Purgatoire
T. 2 : Purgatoire, livre 2
26 Décembre 2005
Benjamin Tartouche, à l’aube d’une carrière professionnelle à succès est mort écrasé en tant que clochard. Un fait-divers anodin, qui ne ferait pas la une des journaux, mais que Chabouté pointe ici du doigt.

Dans ce deuxième tome Chabouté fait virer ce qui avait démarré comme une critique sociale dramatique, vers le fantastique et Benjamin Tartouche se retrouve dans un endroit que le titre de la série laissait déjà deviner.

Chabouté nous livre ainsi sa vision personnelle, légèrement moraliste, mais surtout ironique, drôle et touchante du paradis et de l‘enfer. Le récit est plus léger et humoristique, tranchant ainsi futilement avec la morosité et la noirceur du premier tome.

Graphiquement, Chabouté allie les couleurs sombres du premier tome à des âmes blanches sur le chemin de la rédemption. Même graphiquement on retrouve cette petite touche d’humour en identifiant quelques âmes célèbres (Brassens, Einstein, Zappa, Hitchcock, Van Gogh).

Seul point négatif : la rapidité avec laquelle se lit ce tome de 64 pages (15 minutes).
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Purgatoire
T. 1 : Purgatoire, livre 1
26 Décembre 2005
Le premier tome de ce triptyque forme une sorte d’ABC de comment se retrouver clochard après quelques malheurs alors que tout allait bien avant. La recette est bien connue : un malheur (incendie, inondation, maladie, faillite ou autres), un peu d’endettement et de l’isolement et la descente aux enfers peut s’avérer rapide.

On va suivre ici la dégringolade sociale de Benjamin Tartouche suite à l’incendie de sa maison assurée par un assureur véreux. Plus que la malchance ou la malhonnêteté, c’est sur l’indifférence de la société que Chabouté va pointer le doigt dans cette nouvelle critique sociale.

La couverture, le dessin aux tons sombres et les jeux d’ombres sont splendides. De plus cette ambiance en parfaite harmonie avec ce drame social est surplombée d’une narration d’une extrême justesse.

Ce petit bijou de 64 pages qui se lit malheureusement très rapidement du aux nombreux passages muets se termine sur une petite touche de fantastique qui a le mérite de laisser le lecteur stupéfait et envieux de découvrir la suite.
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Golden City
T. 3 : Nuit polaire
25 Décembre 2005
Première constatation par rapport aux deux premiers tomes est le changement de décor. On se retrouve dans un pénitencier de l'Antarctique et le scénario prend une tournure intéressante en ajoutant à cette histoire plutôt classique une intrigue prenante : « Mais qui est Goldy ? ».

Alors que les enfants pilleurs d'épave avaient tendance à voler la vedette à Harrison Banks dans les tomes précédents, ce tome recentre l’histoire sur Banks. Le fait de développer un peu plus le personnage de Banks et d’en apprendre un peu plus sur son enfance à le mérite de donner un peu plus de profondeur à ce ‘golden boy’ peu charismatique jusqu’à présent. Son look de bagnard mal rasé l’éloigne également de son allure de beau gosse et l’on en vient à regretter de ne pas lui avoir rasé sa stupide coupe de cheveux lors de son arrivé en prison.

Deuxième constatation est que le rythme de ce troisième tome est moins élevé que dans les tomes précédents qui étaient beaucoup plus centrés sur l’action. Par contre, malgré cette petite baisse de rythme qui a le mérite d’approfondir le personnage central, ce tome se lit encore beaucoup trop vite et laisse le lecteur sur sa faim.

La réapparition de Sœur Léa donne une tournure intéressante à l’histoire et la fin du tome incite à lire le suivant, surtout que vu le titre on devrait y apprendre l’identité de Goldy.
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Golden City
T. 2 : Banks contre Banks
24 Décembre 2005
Après une excellente mise en place dans le tome précédent qui avait laissé le lecteur sur sa faim, ce deuxième tome, même s’il laisse deviner une histoire de clonage, ne révèle pas grand-chose.

L’histoire repose sur des idées qui ont déjà souvent été exploitées (trahison, conspiration, sosie, etc.), mais même si la base reste assez classique, le tout reste très efficace.

Le héros, Harrison Banks manque toujours de charisme et reste fort naïf par rapport à la position qu’il occupait (il a besoin de quasi un tome entier pour découvrir que sa secrétaire le trahit). Pour moi ce sont les enfants pilleurs d'épave et les personnages secondaires (Chacal, Amber la tueuse mère de famille, etc.) qui ont le charisme nécessaire pour porter cette série et donner de la profondeur à ce scénario plutôt léger.

Le graphisme reste impeccable, ainsi que les couleurs, même si les puristes regretteront l’apport excessif de l’ordinateur.

Bref, un tome bien rythmé qui se laisse lire facilement et dont on attend impatiemment la suite.
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20th Century Boys
T. 9 : 20th Century Boys
24 Décembre 2005
Après avoir jonglé pendant neuf tomes avec trois périodes différentes (1967/1969, 1997/2000, 2014), Urasawa place la barre encore plus haut en re-visitant la jeunesse des sauveurs du monde (1967/1969), mais cette fois-ci de façon virtuelle. Cette visite virtuelle du passé de Kenji de la part de Kyôko à Amiworld est un exercice bien périlleux qu’Urasawa s’impose, mais comme d’habitude il s’en sort avec brio.

Mais Urasawa ne se contente pas de bluffer le lecteur avec ce passage virtuel en début de neuvième tome, car il va ensuite donner une tournure surprenante à son histoire. Il va non seulement donner une nouvelle dimension à Kanna, mais il va également dévoiler de nouvelles prédictions, ajoutant ainsi au mystère concernant l’identité de l’AMI une nouvelle énigme.

Bref, Urasawa nous livre un scénario touffu qui relance la série de façon surprenante et une fin de tome qu’on peut qualifié de magistrale ou de typique Urasawa.
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20th Century Boys
T. 8 : 20th Century Boys
23 Décembre 2005
Urasawa continue de jouer avec les flash-back et les aller-retour entre les différentes périodes, tout en changeant régulièrement de narrateur.

Dans ce huitième tome c’est Otcho, alias Shogun, qui continue son récit entamé dans le tome précédent. Mais peu importe le narrateur ou la période avec Urasawa, car page après page, tout en menant le lecteur par le bout du nez, il rapproche ses lecteurs de l’énigme.

Ce tome nous en apprend énormément sur la nuit du 31 décembre 2000 (et non 2002 comme faussement indiqué sur l’une des pages du début), mais comme à chaque fois que Urasawa lève le voile sur une énigme, c’est pour mieux en relancer une autre.

Le suspens reste donc de mise, l’identité de l’AMI de plus en plus mystérieuse, le développement d’Amiland intéressant et la fin du tome … tellement frustrante si on n’a pas le neuvième tome sous la main (vous voilà prévenus)!
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20th Century Boys
T. 7 : 20th Century Boys
23 Décembre 2005
Après avoir passé presque deux tomes en 2014, Urasawa s’amuse de nouveau à sauter d’une période à l’autre dans ce septième tome, ce qui le rend un peu plus confus que les précédents.

D’un autre côté, tout en introduisant un nouveau personnage à la curiosité fortement développé, Urasawa nous livre également énormément d’informations sur ce qui s’est passé cette fameuse nuit du 31 décembre 2000. Et c’est bien entendu, juste au moment où cela devient vraiment intéressant que le tome s’achève.

Tel un vrai virtuose, Urasawa nous ramène vers cette nuit du 31 décembre en convergeant deux histoires parallèles vers cet instant fatidique à l’aube de l’an 2001. Du grand art !
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Courtney Crumrin
T. 2 : Courtney Crumrin et l'Assemblée des Sorciers
21 Décembre 2005
Après la mise en place des personnages et du monde cauchemardesque de la courageuse petite Courtney Crumrin dans le premier tome, je craignais un peu une impression de déjà-vu pour ce deuxième tome. A ma grande surprise ce fut tout le contraire.

D’abord on prend plaisir à replonger dans ce monde bourré d’imagination en compagnie de Courtney et des créatures de la nuit. Ensuite, Naifeh nous entraîne un peu plus profondément dans ce monde qui nous avait tant séduit dans le premier tome. On fait de nouvelles rencontres, parfois terrifiantes, parfois attachantes, mais toujours surprenantes.

C’est de nouveau à l’aide d’une succession d’histoires séparés que Naifeh nous permet d’assister au grand conseil de chats et à l’assemblé des sorciers, tout en nous liant d’amitié pour Skarrow, créature de la nuit faussement accusée d’un crime horrible. Au final, ces chapitres distincts servent tous l’intrigue principale que la petite Courtney à décidé de résoudre.

Le dessin N&B vient épauler à la perfection cette ambiance mystérieuse, inquiétante et lugubre qui règne tout au long du récit.

Bref, un deuxième tome encore meilleur que le premier, dont particulièrement le premier chapitre m’a fortement séduit et c’est donc avec une curiosité digne de Courtney Crumrin que j’attends de découvrir le troisième tome.
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20th Century Boys
T. 5 : 20th Century Boys
20 Décembre 2005
Ce cinquième tome est un tome de transition entre deux périodes. La première partie du tome qui se situe en décembre 2000, juste avant la fin du monde, est assez lente et sert à regrouper les neuf, comme l’on pouvait s’y attendre suite au message d’AMI à la fin du tome précédent.

Urasawa nous amène lentement vers cette date fatidique du 31 décembre 2000, on va enfin savoir comment ils ont sauver l’humanité … et c’est là qu’en repassant par le début du tome un, il nous propulse en 2014 pour concentrer la deuxième partie de son récit sur Kanna.

Un rebondissement surprenant et une fin de tome prodigieuse pour un tome de transition un peu plus lent que les précédents (surtout la première partie).
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20th Century Boys
T. 6 : 20th Century Boys
20 Décembre 2005
Après un cinquième tome de transition, Urasawa renouvelle son intrigue en situant ce sixième tome dans le futur, 14 ans après les évènements.

En sautant d’une période à l’autre (1967, 1997/2000, 2014) Urasawa joue avec le lecteur et en situant ce sixième tome en 2014, il bascule l’intrigue vers Kanna (la nièce de Kenji) sans pour autant dévoiler ce qu’il s’est produit à l’aube de l’an 2001 et tout en gardant le même ennemi (l’AMI) afin de garantir la continuité de l’histoire.

Si ce sixième tome est toujours d’une qualité narrative et graphique exemplaire, il est en plus doté de quelques excellentes touches d’humour et de références amusantes (cinématographiques et aux mangakas). En plus on retrouve un des personnages les plus charismatiques de cette série au milieu d’un univers carcéral lugubre et violent.

Un des meilleurs tomes jusqu’à présent !
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Je suis Légion
T. 1 : Le Faune dansant
19 Décembre 2005
« Je suis légion » est une histoire prévue en trois tomes et qui a l’audace de mélanger un thriller d’espionnage à du fantastique sur fond de seconde guerre mondiale.

En regardant de plus près, on retrouve Fabien Nury au scénario, qui déjà (en tant que co-scénariste) dans la série « W.E.S.T. » avait mélangé du western à du fantastique. Ensuite, au dessin on retrouve John Cassaday, qui lui aussi a mélangé de l’action typique western à de l’horreur surnaturelle dans « Desperados ».

On pouvait donc s’attendre à un mélange de genres incluant du fantastique et il faut bien avouer que le mélange est assez réussi dans ce premier tome, en espérant que le dosage restera minutieux dans les tomes suivants.

L’histoire est assez complexe et contraint à souvent revenir en arrière de quelques pages afin de pouvoir suivre. Mais l’intrigue est fort bien construite, se base sur les expérimentations nazies pendant la deuxième guerre mondiale, tout en incorporant espionnage, résistants et pouvoirs angoissants. Le suspens monte crescendo et ce tome donne envie de lire le suivant, en espérant que celui-ci sera à la hauteur du premier.

Le dessin très réaliste peut paraître un peu statique ou figé, mais m’a semblé coller parfaitement au côté historique de l’histoire. La mise en couleur ajoute un petit côté glacial à l’ambiance de cette série.

Le casting est très bon, avec des personnages assez charismatiques, mais souvent difficiles à reconnaître.

Bref, ce bon premier tome laisse beaucoup de perspectives d’évolution pour une suite qu’on espère prometteuse.
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20th Century Boys
T. 1 : 20th Century Boys T1
17 Décembre 2005
La famille entière d'un des clients de Kenji a disparu, Donkey, un de ses camarades d'enfance c’est bizarrement suicidé et chaque fois cet étrange symbole qui revient. Un symbole qu’ils ont inventé quand ils étaient petits, eux, … les sauveurs de la planète.

Sacré Naoki Urasawa, après la sublime série « Monster », il revient jouer avec ses millions de lecteurs avec « 20th century boys », qui vient également se classer dans le top 5 des meilleures ventes au Japon. Dès le début il nous présente ses personnages comme les sauveurs du monde, ensuite il va habilement mêler trois périodes différentes (le passé, le présent et le futur des personnages). Le jeu peux commencer : de quoi et de qui nous ont-ils sauvé ? Et c’est là que le talent de Naoki Urasawa va nous scotcher à cette nouvelle série, en distillant les indices et les surprises, en jouant avec le temps et la curiosité du lecteur.

Naoki Urasawa nous présente un premier tome déjà fort chargé, voir légèrement confus, mais lui seul sait où l’histoire va et personne ne décrochera avant de connaître la fin !
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La Pluie
La Pluie
17 Décembre 2005
Il est maître-nageur et nage dans le bonheur avec Maya, une sage-femme qu’il aime. Leur couple rayonne, ils se complètent, se croisent le matin car elle travaille la nuit et lui le jour. Puis arrive la pluie, d’abord quelques gouttes, puis un vrai déluge. Au milieu de se déluge, leur couple part à la dérive car lentement cette pluie va les mettre à nu, lavant petit à petit toute trace d’amour.

Cette histoire est loin d’être passionnante ou captivante, c’est très contemplatif, très intime comme récit. On le referme avec une sensation étrange, comme si on venait de remonter à la surface après avoir passé un moment intime sous l’eau, un moment flou sans trop de paroles.

Les couleurs renforcent cette sensation d’intimité, les cadrages sont très rapprochés, parfois trop et l’on a alors du mal à déchiffrer ces gros-plans. D’un autre côté ces gros-plans légèrement vagues s’accordent parfaitement au récit lent et rêveur.
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Le Roi des mouches
T. 1 : Hallorave
14 Décembre 2005
Derrière cette couverture assez sobre et intrigante se cache une véritable bombe au niveau scénario et graphisme. Si la couverture est orange, le contenu est bien noir: noir, dérangeant, glauque, malsain, envoûtant et parfois morbide.

Après « Lola Cordova », « Le roi des Mouches » est mon deuxième trip sur papier de l’année 2005 : sexe, drogues et rock’n’roll. Mais à l’instar de « Lola Cordova », dont le trip interplanétaire se situe en pleine fiction, ce trip se situe dans la réalité de notre monde et cela, même si on a du mal à localiser l’endroit. Les maisons, les vêtements, le style de la BD et le culte du déguisement font penser aux Etats-Unis, alors que les voitures et la monnaie utilisée font penser à l’Europe.

Sélectionné pour le prix du scénario à Angoulême 2006, cet album est composé de petites histoires qui peuvent se lire séparément. Les différents personnages se croisent au fil des histoires afin de former un tout très cohérent et abouti. On suit les délires quotidiens de jeunes paumés, bordés par l’ennui, les plaisirs artificiels, le sexe et l’alcool. Coincés dans la banalité de leurs existences, ils cherchent à s’enfuir via l’alcool, la drogue, les anti-dépresseurs et le sexe.

La narration à l’humour très noir tranche comme une lame de rasoir. Le cadrage (face caméra) ajoute un côté malsain et dérangeant à l’histoire. Le dessin fait fort penser à la série « Black Hole », les traits sombres et beaucoup de couleurs, mais sans tomber dans le criard. Le tout crée une osmose envoûtante qui se dégage de ce microcosme de personnages désoeuvrés et dépourvus de toute morale.

Très fort !
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Le Roi cassé
Le Roi cassé
13 Décembre 2005
Etant donné que «Qui a tué l’idiot» figure toujours sur la liste de mes BDs à lire absolument, cet album est la première œuvre de Nicolas Dumontheuil que j’ai lu.

A la lecture des premières planches c’est surtout l’absurdité et l’originalité du scénario qui m’a attiré. On se retrouve en compagnie de Simon Virjusse, dernier mort de la Première Guerre Mondiale avant l’armistice du 11 novembre. Seulement, la Mort en personne est écœurée par le carnage de cette guerre et décide de remonter le temps de 9 mois, tout en présentant un Simon Virjusse (ignorant tout de son futur) comme le dernier mort de cette guerre. La mort signe un pacte avec les autorités afin d’éviter tout meurtre jusqu’à l’armistice, propulsant Simon en véritable héros national et symbole de l’armistice qui arrivera dans 9 mois.

Un scénario complètement déjanté, une narration excellente et surtout un personnage de la Mort qui m’a totalement séduit. Cela m’a donc navré de voir ce personnage cocasse disparaître après quelques planches et abandonner Simon face à la société. C’est à ce moment que Dumontheuil prend plaisir à mettre en évidence la stupidité de la guerre, de ses dirigeants, l’absurdité de la société face à ses idoles et les péripéties de ce héros malgré lui.

C’est avec brio que Dumontheuil met à nu ces héros qui naissent malgré eux, qui ne parviennent pas à vivre avec leur nouveau statut qui s’avère souvent éphémère. Malgré un scénario absurde à la base Dumontheuil parvient donc à mettre à jour un phénomène de héros soudains, qui est de plus en plus fréquent de nos jours depuis le boum de la télé réalité.

Personnellement j’ai fort apprécié les passages qui incluent le personnage de la mort, le dialogue avec Jésus et les scènes au Paradis. Le reste, même si c’est très bien narré et abordé, m’a moins accroché pour une raison que j’ignore.

J’ai trouvé le dessin très agréable et je trouve qu’il sied parfaitement à ce récit très copieux (plus de 90 pages) et original.
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Le Triangle secret
T. 7 : L' Imposteur
13 Décembre 2005
Voici un dernier tome plein d’action qui clôture de façon originale et bien tournée cette série bien passionnante. Une fin assez réussie, mais une fin qui n'en est finalement pas une puisqu'une suite est annoncée avec «I.N.R.I.», afin d’élucider les questions laissées en suspend.

Une série qui avait démarrée avec des tomes historiquement chargés pour s’orienter vers l’enquête policière à partir du troisième tome. Un scénario assez solide (même si l’on peut se poser des questions sur la naïveté de la loge première et sur les écoutes téléphoniques), partant d’une idée très originale et dont le suspens monte crescendo vers ce dernier tome.

C’est vrai qu’on peut se dire qu’il y avait peut-être moyen de terminer la série en quatre tomes, mais étant donné la vitesse de parution des tomes (notamment grâce aux nombreux dessinateurs) et la qualité du suspens il ne faut pas trop se plaindre.

Ce qui dénote vis-à-vis du scénario, c’est la qualité graphique fort moyenne de cette série, surtout si on la compare au «Troisième testament». Mais personnellement, ce ne m’a pas trop dérangé et puis le dessin a quand même progressé (surtout Falque) de tome en tome.
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Le Triangle secret
T. 6 : La Parole perdue
13 Décembre 2005
Les révélations et les intrigues s’enchaînent à vive allure dans ce sixième et avant-dernier tome de cette série fort passionnante. Le tombeau du Christ est découvert, la loge première sort de l’ombre et le cardinal Montespa continue son ascension vers le pouvoir pontifical.

Le dessin des différents dessinateurs (Falque, Gine, Wachs, Juillard), qui se voient confier à tour de rôle une période de l’histoire du christianisme, reste dans la ligné des autres tomes : c'est-à-dire peu inspiré, mais personnellement pas trop dérangeant.

Il reste donc à deviner qui est le mystérieux "homme au chapeau" et de voir si le dénouement de cette série sera à la hauteur de cet excellent scénario lors du prochain tome. Palpitant.
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Le Triangle secret
T. 5 : L'infâme mensonge
13 Décembre 2005
Le scénario de ce cinquième tome reste parfait, l’étau se resserre et le dénouement semble proche. Difficile donc de s’arrêter de lire à la fin de se tome tant le suspens monte.

Au dessin, également une bonne surprise (enfin), car au lieu d’inviter un dessinateur guest-star comme dans les tomes précédents afin de venir compléter le trio de base (Wachs, Gine et Falque), c’est André Juillard (réalisateur des belles couvertures de cette série) qui vient dessiner les flash-back historiques de cet épisode. Et il faut bien avoué que, même si le maillon faible du trio de dessinateurs (Falque) a réalisé des progrès depuis le premier tome, l’apport de Juillard fait du bien au niveau du dessin.

Un des meilleurs albums de cette série.
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Le Triangle secret
T. 4 : L' Evangile oublié
13 Décembre 2005
Ce quatrième album permet de faire le point sur ce qu’on a déjà lu et d’en apprendre plus sur les origines des Gardiens du Sang et de la fameuse loge première aux membres énigmatiques.

Les proches de Didier Mosèle disparaissent mystérieusement et l’enquête policière reste prenante. Seul petit hic au niveau du scénario est le manque d’initiative de Hertz et Mosèle afin de sauver le Testament du Fou lors de l’incendie (mais c’est peut-être au niveau du découpage que le bât blesse lors de cette scène).

Au niveau dessin, c’est un Patrick Jusseaume peu inspiré qui vient s’ajouter au trio de base (Wachs, Gine et Falque). André Juillard est le seul à vraiment fournir un dessin de qualité et nous livre la couverture comme à son habitude. A la colorisation on retrouve toujours le fils du scénariste.

Bref, le scénario reste excellent alors que le dessin a tendance à tirer la note de cet album vers le bas.
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Le Triangle secret
T. 3 : De cendre et d'or
09 Décembre 2005
Par rapport aux deux tomes précédents, on a l’impression que ce troisième tome est un peu moins utile au récit et que l’histoire stagne un peu, mais ce moment de répit fait tout de même du bien suite au scénario (historiquement) fort chargé de cette série.

Au dessin on retrouve toujours Gine (période Christique) et Wachs (période Vatican), qui n’ont dessiné que quelques planches dans ce tome, Falque (période contemporaine) qui c’est un peu plus appliqué et Juillard (couverture), avec cette fois-ci Jean-Charles Kraehn en dessinateur guest-star. On remarque également que le dessin de Falque (qui comportait le plus de lacunes) a légèrement progressé.

Les rouleaux de la Mer Morte, le Testament du Fou et les notes de Francis commencent à délivrer leurs secrets. Tout semble converger vers la loge première, une loge qui fût jadis présidée par Hugues de Payns.

Le côté polar prend le dessus dans ce troisième tome toujours aussi passionnant.
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Le Triangle secret
T. 1 : Le Testament du fou
08 Décembre 2005
Dès le premier tome de cette série qui devrait en compter sept, Convard nous plonge dans l’univers (peu connu) de la Franc-Maçonnerie. Didier et Francis, initiés le même jour à la franc-maçonnerie, travaillent depuis plusieurs années à l’élucidation des mystères des manuscrits de la Mer Morte, à travers la restauration de parchemins anciens découverts à Qumran et traitant des origines du christianisme.

L’idée de base du scénario (osé) consiste à faire croire que l'église trompe depuis 2000 ans toute la communauté sur la véritable identité du Christ et que cette supercherie est gardée secrète depuis la nuit des temps. C’est donc au fondement même de l’église que s’attaquent Didier et Francis à travers leurs recherches, propulsant le lecteur dans une aventure historique qui s’annonce extrêmement périlleuse.

L’histoire se déroule parallèlement sur plusieurs périodes (christique, médiévale, contemporaine, etc.), sous forme de flash-back. Ce qui constitue l’originalité de cette série est que Convard a fait dessiner chaque époque clef de l'ère chrétienne par un dessinateur différent. On retrouve ainsi Christian Gine pour la période christique, Pierre Wachs pour la période Vatican, Denis Falque pour la période contemporaine et Gilles Chaillet en dessinateur ‘guest-star’ pour la période moyenâgeuse. De plus on retrouve André Juillard pour la couverture dans cette méga production.

Le fait d’attribuer les différentes périodes à des dessinateurs différents à le mérite de pouvoir repérer plus facilement les changements de périodes et offre au lecteur une certaine clarté graphique qui fait plaisir au milieu d’une histoire assez compliqué. De plus, cette alternance de styles ne se fait pas au détriment de la cohérence de l’histoire puisqu’un seul scénariste et un seul coloriste assurent l'harmonie de l’ensemble.

Il faut cependant avouer que graphiquement cette série n’arrive pas à la cheville du «Troisième Testament» avec surtout le dessin contemporain de Falque assez raide, approximatif et parfois mal proportionné.

Le développement de l’aspect historique et en particulier de la Franc-Maçonnerie pourrait, au premier abord, effrayer les néophytes en la matière, mais le côté polar de l’histoire est extrêmement bien développé et devrait vite faire passer la pilule. Le lecteur se retrouvera alors au milieu de secrets bien gardés, de mystérieuses organisations comme les Templiers et les Franc-Maçons, de luttes de pouvoir au sein même de l’Eglise et du Vatican afin de lever le voile sur un mensonge vieux de 2000 ans.
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Le Triangle secret
T. 2 : Le Jeune homme au suaire
08 Décembre 2005
Suite à la mise en place des différentes périodes, des personnages et de l’intrigue dans le premier tome, ce deuxième tome semble plus vif et plus incisif que le précédent.

Didier se rapproche dangereusement du tombeau du Christ, sous l’œil attentif du Vatican et du mystérieux Hertz. Des organisations secrètes le suivent de près afin de préserver ce terrible secret vieux de 2000 ans. Tout semble converger vers la Champagne où se trouve une statue d'un chevalier Cathare.

La solution se rapproche, l’étau se resserre et la tension monte. Le Vatican guette, les Gardiens du Sang agissent, Hertz cache son jeu et le lecteur s’enfonce de plus en plus dans cette fiction qui s’amuse à bousculer sa réalité.

Côté dessin on retrouve Gine pour la période christique, Wachs pour la période Vatican, Falque pour la période contemporaine, André Juillard pour la couverture, Paul pour la colorisation et cette fois Eric Stalner en dessinateur ‘guest-star’ à la place de Gilles Chaillet.
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Kookaburra Universe
T. 2 : Taman Kha
05 Décembre 2005
Ce deuxième tome de l’univers de Kookaburra se concentre sur Taman Kha, depuis sa naissance sur la planète Lilith jusqu’à son intégration parmi l’élite des guerrières amazones. C’est durant cette période quelle développera ses capacités télépathiques et découvrira l’existence de son frère jumeau, dont le prénom constitue également le titre du prochain tome qui devrait conclure cette histoire dédiée à Taman Kha.

Ce tome nous plonge dans le monde des amazones et qui devrait laisser la plus acharnée des féministes rêveuse. Un monde où seules les femmes ont le droit de vivre en liberté, tandis que les hommes sont réduits à l’esclavage.

Au niveau du scénario, il faut apprécier l’apport d’Ange qui apporte plus de profondeur au scénario par rapport au tome précédent. Les relations entre les personnages sont plus développées, ainsi que des thèmes comme l’abandon d’un enfant, la séparation et d’une certaine manière l’esclavage à travers une critique de la société amazone. Ange parvient donc à livrer de l’action tout en développant l’aspect psychologique des personnages au sein d’une société très féminine mais réaliste.

Côté dessin Christian Paty nous offre, tout en s’inspirant parfaitement du dessin de Crisse, des traits plus ronds qui collent parfaitement à ce monde féminin et des visages pleins d’expressivité. La colorisation de Noël est également excellente, le tout résultant en un dessin fidèle à l’esprit de la série.

Par contre, ceux qui espéraient un one-shot dédié à Taman Kha seront déçus en apercevant les mots « à suivre » à la fin du premier tome de ce diptyque consacré à notre héroïne amazone.
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Carmen mc Callum
Carmen mc Callum
03 Décembre 2005
La célèbre mercenaire, Carmen Mc Callum vient de réussir un nouveau coup flambant : la première évasion d’une cryodétenue qui se nomme Naoko. Mais qui peut bien être le commanditaire d’une telle évasion, dont les moyens semblent disproportionnés par rapport au crime commis par Naoko ?

On se retrouve en 2053 et le décor futuriste planté par Fred Duval est très réaliste, avec des caméras de télévision volantes afin de suivre l’action en direct et la cryogénisation pour les détenus en préventive afin de solutionné la surpopulation des prisons.

Une histoire bourrée d’action, qui explose dès la couverture et ne se réduit donc pas à la mise en place de la série. Des personnages bien choisis, des mercenaires, des aborigènes, la maffia japonaise, des journalistes sans scrupules, bref de la dynamite sur un fond d’intrigues.

Le personnage de Carmen est un peu trop stéréotypé, mais ça passe. La découpe est dynamique, tout comme la colorisation. Seul petit reproche au niveau dessin sont les têtes parfois bizarres et les corps légèrement difformes.

Dynamique et divertissant !
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Les Naufragés d'Ythaq
T. 2 : Ophyde la géminée
28 Novembre 2005
J’avais ouvert le premier tome avec beaucoup d’appréhension, mais l’avait finalement refermé avec un sentiment positif face à ce nouveau monde et cette histoire dynamique d’Arleston. Et voilà que le premier tome à peine refermé, je découvre que le deuxième tome est déjà sorti (un avantage du travail moderne à la chaîne).

Si dans le premier tome on avait encore la bonne surprise de découvrir un nouveau monde et de nouveaux personnages, dans ce deuxième tome l’aventure de Granite, Navarth, Caliste, Tao et Krurgor continue de façon intéressante, mais d’après une recette connue et réchauffée.

Bon, c’est vrai que le dessin de Floch est irréprochable même si cela reste du typique ‘Soleil’, que la narration est excellente et que l’histoire est très dynamique. L’histoire connaît beaucoup de péripéties, on a droit à 62 pages (des planches ont été ajoutées en début d’album si l’on est attentif à la numérotation), le dénouement est un peu facile, mais on a surtout l’impression que maintenant que cette série est sur la route, ils ont branché le ‘cruise control‘ et qu’à la fin du voyage il n’y aura rien à retenir.

Loin de moi l’envie de critiquer la créativité débordante d’Arleston, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il remplit une bonne partie de ma bibliothèque. Seulement j’ai parfois l’impression de me retrouver à la cantine Soleil-Arleston et de bouffer chaque fois le même plat, mais bon tant qu’il y a des milliers d’imbéciles qui, comme moi, vont acheter l’album, ils seraient vachement stupides chez Soleil de ne pas continuer à les produire à la chaîne.

J’aime beaucoup les premiers tomes de chaque série d’Arleston ("Trolls de Troy", "Lanfeust des Etoiles", "Lanfeust de Troy", "Les Naufragés d’Ythaq") et je conseillerai d’ailleurs à tout le monde de lire ces tomes d’Arleston, mais ce qui est dommage c’est que je ne puisse conseiller de continuer ces séries par après.

Donc, si vous n’êtes pas un habitué de la cantine Arleston-Soleil et que vous avez aimé le premier tome, courrez vite acheter ce deuxième tome ! Par contre, si vous en avez un peu marre de bouffer du réchauffé et qu’à l’approche des fêtes vous voulez une fois manger du caviar : achetez un Brunschwig et ayez ensuite la patience d’attendre le prochain, car du caviar ça ne se mange pas tous les jours !
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La Vengeance du Comte Skarbek
T. 1 : Deux mains d'or
25 Novembre 2005
J’avais déjà eu l’occasion d’admirer les planches/tableaux de « La vengeance du compte Skarbek » lors de l’exposition de Rosinski au musée Jigé à Bruxelles et je dois bien avouer que même réduites au format BD ses peintures en mettent plein la vue.

Déjà pour « Western » on avait sentit une évolution graphique chez Rosinski, mais en peignant cette BD il s’est vraiment surpassé. De plus le fait de peindre cette série permet au lecteur de se plonger dans le Paris artistique du XIXe siècle et ajoute de la crédibilité à cette histoire de trafic d’art.

L’histoire du compte Mieszko Skarbek qui revient d’exil après avoir fait croire à sa mort afin de se venger du célèbre marchand d’art Northbook en mettant en scène le plus grand procès du monde de l’art est pleine de rebondissements.

A la première lecture, ce premier tome peut néanmoins être interprété comme une grossière copie/adaptation du célèbre roman d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte Cristo. Ce n’est qu’en découvrant les clins d’oeil vers l’œuvre originale et les discordances que l’on se rend compte que Yves Sentes nous a piégé avec une adaptation ingénieuse de l’œuvre de Dumas qui connaîtra son apogée dans le deuxième tome.
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Finkel
T. 1 : L' Enfant de mer
25 Novembre 2005
Ce premier tome de Finkel développe un univers intéressant et original qu’on a du mal à situer dans le temps, mais qu’on prend plaisir à découvrir.

L’histoire est assez classique, mélangeant aventure et trahison sur un fond politique. On se laisse vite happer par l’aventure de Finkel.

Par contre, tout comme pour l’autre série des mêmes auteurs « Neige », la colorisation est fade, pâle et triste. Au lieu de dynamiser cet univers aquatique comme dans « Aldébaran » ou « Golden City », cette colorisation uniforme aux tons bleus plonge l’univers, l’histoire et les personnages dans la monotonie et c’est vraiment dommage.
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Golden City
T. 1 : Pilleurs d'épaves
25 Novembre 2005
La première chose que l’on remarque à la lecture de ce premier tome c’est un découpage et une mise en page efficace et une mise en couleur typique et riche, avec une prédominance du jaune et du bleu.

Ensuite on découvre cet univers aquatique futuriste, plutôt crédible suite au réchauffement climatique, mais tout de même assez manichéen avec d’un côté une ville dorée et flottante habitée par les riches et de l’autre un continent peuplé par des pauvres et des orphelins.

Le héros, Harrison Banks, milliardaire, beau gosse et sans peur se rapproche un peu trop du ‘Golden Boy’ typique et manque du coup un peu de charisme. La bonne sœur est un peu trop ‘bonne’ afin d’être crédible, mais les autres nombreux personnages secondaires sont par contre plus attachants et/ou énigmatiques et leurs interactions avec Harrison Banks sont intéressantes.

L’histoire est somme toute assez classique et limpide, mais bien développée et très dynamique. Ceci donne un premier tome finalement assez captivant, dont la fin donne sérieusement envie de découvrir la suite.
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Kookaburra Universe
T. 1 : Le Secret du sniper
25 Novembre 2005
Ce premier album démarre cette série parallèle « Kookaburra Universe », qui a pour but de développer les personnages principaux de la série mère « Kookaburra » sous forme de one shot afin d’y découvrir leurs origines.

Et c’est logiquement au space sniper Dragan Preko que ce premier tome s’attaque en nous dévoilant l'origine de son oeil borgne ainsi que son incorporation en tant que sniper au sein de l'Alliance. On retrouve un Dragan solitaire et plein d’humour qui lentement se rapproche de sa destinée au sein de l’Alliance.

Le scénario, toujours de Crisse, est un peu plus léger que dans la série mère, mais c’est tout à fait logique et normal pour une série satellite dont le but principal est de nous faire découvrir le passé des personnages principaux.

Par contre, au dessin, c’est Mitric qui a pris la relève de Crisse, pas seulement pour ce premier tome de la série parallèle mais également pour le tome 4 de la série mère. Le résultat est très convainquant.
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Blacksad
T. 3 : Âme rouge
25 Novembre 2005
Un nouveau polar noir avec John Blacksad, sur fond (périlleux) de nazisme et anti-communisme. Un polar classique à l’intrigue bien ficelée sur un rythme qui sait alterner avec brio les moments d’action et de respiration. Le fond, partagé entre le maccarthysme et la menace d’une guerre nucléaire, rend le scénario plus dense que lors des deux premiers tomes, mais d’un autre côté, la complexité pourrait en rebuter certains.

Le dessin, le découpage et le choix des animaux afin d’accentuer le caractère des personnages restent excellent. Guarnido avoue avoir eu du mal à choisir l’animal qui représente Hitler, mais « Maus » oblige, c’est donc devenu un chat. Pour le reste on découvre un hibou en la personne de Otto Liebber, un coq pour le sénateur Gallo et un caïman pour le tueur. Dans un rôle secondaire et en sorte de guest star on prend plaisir à retrouver le journaliste furet Weekly et le commissaire berger allemand Smirnoff.

Les expressions et les mimiques des animaux sont utilisées à la perfection et les scènes d’action et de mouvements sont magistralement dessinées (le passé de Guardino chez Disney oblige). Quant à la voix off, qui dès le départ nous plonge dans ce polar noir, elle est utilisée avec grande maîtrise et humour.

On peut peut-être regretter qu’après avoir entremêler avec dextérité une histoire d’espionnage, de détectives et d’amour sur fond de guerre froide et en développant habilement et en profondeur les relations humaines entre les personnages, l’intrigue se conclue plutôt brusquement sur deux pages.

Vivement le prochain !
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La Vengeance du Comte Skarbek
T. 2 : La La Vengeance du comte Skarbek, tome 2
25 Novembre 2005
Suite et fin de ce merveilleux diptyque entièrement peint de la main de maître de Rosinski, qui nous plonge dans le plus grand procès que le monde de l’art ait connu dans le Paris romanesque du XIXe siècle.

Si c’est surtout les peintures de Rosinski qui avaient impressionnées lors du premier tome, alors que le scénario pouvait être interprété comme une piètre adaptation de l’oeuvre originale d’Alexandre Dumas (Le Comte de Monte Cristo), c’est le scénario d’Yves Sentes qui va surtout bluffer le lecteur dans ce deuxième tome.

Car si le dessin de Rosinski reste incroyablement beau avec une couverture encore plus belle que celle du premier tome, c’est Yves Sentes qui va étaler son génie en jouant avec l’œuvre de Dumas et avec le lecteur.

Finalement on se retrouve avec un chef d’oeuvre, peint de main de maître, mêlant trahisons, meurtres, érotisme et (trop) nombreux rebondissements sur un fond historique ingénieusement utilisé afin de perdre le lecteur dans une adaptation théâtrale et virtuose de l’oeuvre de Dumas.
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Le Sourire du clown
T. 1 : Premier tome
24 Novembre 2005
Attention, Brunschwig, le maître du scénario (« Vauriens », « Esprit de Warren », « Pouvoir des Innocents », « Makabi », …) vient encore de frapper et de frapper fort et surtout juste.

Si Brunschwig avait l’habitude de nous emporter aux Etats-Unis, c’est avec un timing incroyable qu’il revient en France pour nous parler de ces banlieues qui font actuellement la une des journaux télévisés avec la réinstauration du couvre-feu.

C’est bel et bien la banlieue qui joue un rôle central dans cette histoire, une banlieue qui vit, qui souffre, qui chauffe et qui va finir par exploser. Le récit se construit lentement, mais arrivé à un certain moment on sent bien que l’escalade est proche et que ça peut péter à n’importe quel instant. Ca s’embrase par moment, puis ça ce calme, mais c’est mal connaître Brunschwig et surtout les banlieues de croire que l’accalmie est définitive.

Il y a bien deux clowns qui essayent de mettre un sourire sur le visage des habitants, mais il suffit d’une balle dans la tête ou dans le dos pour effacer définitivement le sourire du clown. Le petit Djin, incapable de parler depuis que le sourire du clown a disparu, représente le malaise qui règne dans la banlieue. Il a connu trop de misère et de malheurs et depuis, la souffrance de sa vie défile sans même laisser de traces sur son visage. Tout comme la banlieue il encaisse les malheurs sans broncher, ne montrant qu’un masque afin d’exprimer son mal-être. Mais ça commence à bouillir et tout comme Djin, la cité des Hauts-Vents risque de ne jamais s’en remettre.

Il faut aussi avoué qu’elle est belle cette BD avec une couverture et du papier de grande qualité. Un dessin à l'aquarelle somptueux aux couleurs pâles et alternant lumières et ambiances sur un papier épais. Le tout empêche le dessin de venir nous éclater au visage et nous oblige au contraire à plonger dans l’univers explosif des banlieues dessiné par Hirn. Ca donne un petit côté absorbant, voir envoûtant.

Et afin d’être un brin critique vis-à-vis de ce premier tome qui s’annonce précurseur d’un véritable chef-d’œuvre il faut bien entendu déplorer que la date gravée sur la pierre tombale de Groko ne corresponde pas à la date de sa mort.

Mais bon, il est à supposer que les auteurs s’excuseront de cet erratum en produisant le tome suivant beaucoup plus rapidement que le dernier tome de « Esprit de Warren » et surtout que le deuxième tome « Urban Games » (on peut rêver non), afin de produire la suite tant que le sujet est encore chaud.
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Ce qui est à nous
T. 6 : The big Seven
17 Novembre 2005
On se retrouve environs 8 ans après la fin du premier cycle qui coïncidait avec le début de la prohibition. Et on se rend vite compte que cette fameuse prohibition a eu le mérite de donner des ailes aux petits truands que Chauvel avait décrits dans le premiers cycle.

Les premières organisations criminelles à grande échelle se forment et c’est ainsi que les Lucky Luciano, Franck Costello, Al Capone, Bugsy Siegel, Meyer Lansky, Vito et autres se regroupent afin de former le Big Seven.

L’alcool coule à flot, notre fidèle serviteur aux cheveux couleur brique est derrière le bar, le crime organisé roule sur l’or et quand il y a un pépin le groupe des sept se retrouve chez Moe et le sang finit par couler.

Le scénario reste historiquement fidèle et le dessin colle de mieux en mieux à cette excellente histoire du crime organisé new-yorkais.
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Ce qui est à nous
T. 5 : Le Ticket gagnant
15 Novembre 2005
Ce cinquième tome conclut le premier cycle de cette série qui s’amuse à retracer chronologiquement les origines du crime organisé américain, en reprenant dans chaque tome une anecdote qui a marqué le début de ‘carrière’ de futurs grands noms du crime comme Al Capone, Frank Costello, Lucky Luciano, Arnold Rothstein, Bugsy Siegel, Meyer Lansky, etc.

Ce tome-ci se concentre sur la juteuse combine du loto mise au point par Frank Costello, sous le parrainage d’Arnold Rothstein, et aboutira sur une date historique qui marquera le début d’une nouvelle ère pour le crime organisé et d’une nouvelle époque pour cette série: le 28 octobre 1919 et le vote de la prohibition !

Le dessin de Le Saëc est assez classique (simple, clair et efficace) et s’améliore de tome en tome au bénéfice de la lisibilité. Le scénario reste proche du documentaire avec en appendice les sources utilisées pour chaque scène et démontre le boulot colossal effectué par Chauvel.

Attention, car ce premier cycle, d’abord publié en petit format de 30 pages a depuis été réédité en grand format de 46 pages. Cette réédition contient des notes additionnelles, ainsi que de petits récits additionnels sous forme d’introduction et/ou d’épilogue.
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Blankets : Manteau de neige
Blankets : Manteau de neige
14 Novembre 2005
A travers un récit autobiographique, Graig Thompson nous décrit la complexité de ses premiers amours d’adolescent. Dû à son éducation très catholique il se retrouve face à cet amour comme face à une pleine enneigé. Seul, face à une surface immaculée qu’il foulera d’abord en essayant de ne pas trop s’enfoncer, sans laisser trop de traces et s’arrêtant à chaque craquement sous ses pas. Puis finalement, il se couchera dans cette neige, laissant une trace temporaire dans la neige, mais éternelle dans son cœur et son esprit.

Mais cet album n’est pas seulement une belle histoire d’amour, c’est également l’aperçu d’une Amérique profonde puritaine et intolérante face à l'homosexualité, à l'avortement et au sexe. C’est vrai qu’on pourrait reprocher à cet ouvrage les nombreux passages faisant référence à la Bible et à la religion, mais peut-on reprocher à Graig Thompson d’être né dans un pays où l’on parle même de Dieu sur les billets de banque (in God we trust)?

C’est cet environnement ultra catholique, qui explique les hésitations de Graig face à l’amour et sa culpabilité face au sexe. C’est cependant grâce à cette aventure amoureuse qu’il parviendra à relativiser les contraintes morales, mais c’est surtout grâce à cette éducation ultra catholique et à un père autoritaire que Graig Thompson va se réfugier dans le dessin et ça, on peut difficilement s’en plaindre.

Le dessin est très doux, parfois détaillé mais se limitant chaque fois strictement à ce qui est nécessaire à l’histoire. Le décor enneigé est couvert par la chaleur d’une histoire d’amour, qui finira par fondre au même moment que la neige au soleil. La narration est fluide et les non-dits omniprésents.

Bref, même si la vie de Graig Thompson n’avait rien d’extraordinaire, c’est avec brio qu’il partage les moments forts de son enfance et de son adolescence, son premier amour, ses relations familiales et ses convictions religieuses.

Et après lecture, on peut facilement excuser le fait que l’auteur ait apparemment oublié de parler de sa sœur dans ce récit autobiographique, et que Raina serait inspirée de deux filles et non d’une.
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Le Constat
Le Constat
14 Novembre 2005
Ah Davodeau, le roi de la tranche de vie, nous sert ici trois belles tranches avec Vincent, Abel et Rose.

Vincent, est un ingénieur assez naïf, devenu délinquant et qui a eu la mauvaise idée d’essayer de doubler ses complices. Abel est un vieil homme, rusé et au passé chargé qui va s’immerger dans les problèmes de Vincent tout en retrouvant un fantôme du passé. Rose est une jeune fille sans attaches qui traverse la France en autostop et finira par se joindre aux deux autres comparses.

Tout comme dans « l’Autoroute du Soleil », il s’agit ici d’un road movie, d’une poursuite le long des autoroutes françaises, avec une organisation qui compte bien faire la peau à Vincent. Une histoire à rebondissements, cohérente, qui calmement va vers son dénouement.

Le dessin de Davodeau est égal à lui-même, avec de nombreuses cases silencieuses et des visages très expressifs qui justifient l’absence de texte. Par contre, le dessin de Davodeau est pour une fois en couleurs et dans un format Long Courrier. Et c’est tout aussi bien.
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Ce qui est à nous
T. 4 : Le Pari
10 Novembre 2005
Chauvel continue de sauter successivement du milieu mafieux italien au milieu mafieux juif, au gré des personnages centraux. Après avoir abordé le gangstérisme juif dans le deuxième tome, ce quatrième tome va se concentrer sur deux des cerveaux de cette mafia juive : Meyer Lansky et Arnold Rothstein.

En 1917, un parasite de salon, nommé Leland Turner aura la malchance de croiser ces deux futurs "grands" de la mafia américaine et commettra surtout l’erreur de remporter un pari face à Arnold Rothstein.

De leur côté, Meyer Lansky et Benny Siegel, dit Bugsy, le futur créateur de Las Vegas, forment la bande de Grand Street, et font leur premier coup.

Le dessin de Le Saec sans être exceptionnel, reste sobre, clair et efficace et colle parfaitement bien à cette série.

Chauvel continue de nous conter avec brio l’histoire de la pègre new-yorkaise en suivant les débuts de grands noms du crime organisé. Tout en suivant l’évolution chronologique de la maffia new-yorkaise, Chauvel parvient à se concentrer sur une anecdote particulière pour chaque tome : ici il s’agit du pari entre Leland Turner et Arnold Rothstein.
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Wyoming Doll
Wyoming Doll
09 Novembre 2005
Franz nous livre plus qu’un western en nous servant une belle histoire humaine, basée sur des rencontres insolites, des drames et des liens d’amitié.

D’un côté on trouve un jeune cow-boy nommé LLogan Juball, qui accompagne deux familles dans la conquête de l’Ouest. Lors d’une attaque de leur convoi par des indiens, deux petites filles (Sharon et Lucia) se font kidnapper. L’aventure de Llogan, qui a décidé de les retrouver, peut commencer.

De l’autre côté, un guerrier Sioux nommé Salmon Leep décide de fuir sa tribu et de semer la terreur chez les blancs. Lorsque le chemin de ce guerrier torturé et sanguinaire croise celui de la petite Sharon, encore horrifiée par le massacre de sa famille, des liens humains et forts vont se créer.

La plupart des stéréotypes classiques du western (avec d’un côté les bons blancs et de l’autre les mauvais indiens) vont tombés lorsque ces deux êtres, qui n’ont en commun que leur souffrance, vont se rencontrer. Une belle histoire d’amitié nous est alors livrée au beau milieu d’un western rempli de Sioux, Crows, Pawnees, cow-boys et soldats.

Le dessin aux grands espaces de l’Ouest américain (qui sied parfaitement au format de cette collection Long Courrier) est très réussi, tout comme la fin de ce one-shot. Si je dois reprocher une chose à cet excellent western, c’est la narration, qui, je trouve, pourrait être légèrement améliorée.
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Tramp
Tramp - Intégrale T1 à T4
08 Novembre 2005
Tramp T.1
La première chose que l’on remarque en ouvrant ce premier tome c’est un dessin et un découpage très classique. Ensuite, dès qu’on commence à lire, on est vite pris par la narration fluide et captivante.

On se retrouve au milieu d’un thriller maritime avec une intrigue, certes classique, mélangeant complot et vengeance, mais sympathique et bien développée.

Les personnages sont prenants avec un Calec suspicieux, un armateur (Julien de Trichère) utilisant ses dernières forces afin de se débarrasser d’un lourd fardeau qui pèse sur ses vieilles épaules, cette culpabilité qui le ronge vis-à-vis de sa fille Hélène qu’il adore tant, un malfrat sans remords et sadique (René Floss) et une jolie secrétaire, fragile et maladroite, qui forme une victime idéale.

Même si le tout est assez prévisible, c’est extrêmement bien raconté et passionnant.
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Ibicus
T. 4 : Ibicus
07 Novembre 2005
Destination finale pour le destin de Siméon Nevzorof et clôture magistrale de ce petit chef-d’œuvre du neuvième art.

C’est en Turquie que se termine le voyage plein de péripéties, d’arnaques, de violence, de misère, de sexe et de drogue de notre pseudo comte Siméon Nevzorof. Et quel voyage ! Le voyage d’un anti-héros qui va forcer son destin en période de révolution russe, synonyme de misère et de cruauté, en exploitant toutes les bassesses du genre humain.

Le dessin noir et blanc reste magistral et en harmonie avec l’ambiance malsaine du récit. Quant à la fin de l’histoire, elle est sublime, grandiose, ironique, voir dérisoire, mais bien à l’image de ce cafard de Siméon qui a proliféré lâchement sur la misère de la guerre et qui a su chaque fois tirer son épingle du jeu. Mais, peut-on reprocher quoi que ce soit à cet homme qui n’a fait qu’accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe d’IBICUS ?
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Ibicus
T. 3 : Ibicus
07 Novembre 2005
Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks et lançant un commerce de peaux afin de redorer son blason et de combler sa destinée pleine de richesses, se retrouve séquestré par le contre-espionnage.

On retrouve un Siméon qui n’est plus du tout maître de sa destinée. Lui qui avait grandit sur les malheurs de la guerre, saisissant chaque opportunité à deux mains, se retrouve maintenant comme un pantin au milieu d’une guerre et d’un destin qu’il ne contrôle plus. Heureusement sa lâcheté et sa fourberie le sauveront à nouveau et c’est en tant que membre du contre espionnage qu’il parviendra à fuir pour Istanbul.

Même si l’histoire de ce troisième tome est un peu plus confuse et moins fascinante, le dessin et l’ambiance (dont le passage en prison) restent du grand art.

Mais, ça reste quand même dommage de voir Siméon réduit à un rôle de victime quand on connaît toutes les ressources de ce charognard. On se demande bien où il va et si la voyante tzigane avait bien raison quant au destin de Siméon, mais faisons confiance à Rabaté et … Alexis Tolstoï.
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Ibicus
T. 2 : Ibicus
07 Novembre 2005
On avait quitté un Siméon Nevzorof riche mais prêt à fuir vers le sud à la fin du premier tome. Un Siméon maître de sa destinée avec une perception originale et optimiste de la révolution russe.

Par contre, dans ce deuxième tome on va retrouver un Siméon légèrement victime de son destin, un Siméon à l’agonie qui devra même voler les vêtements d’un mort pour se vêtir. Et si c’est son destin (inculqué par une voyante tzigane) qui le guidait dans le premier tome on pourrait dire qu’ici c’est plutôt son instinct de survie qui va le guider, même s’il est toujours convaincu qu’une destinée pleine de richesses l’attend.

Le dessin est toujours aussi magistral. Un dessin noir et blanc qui nous plonge dans une ambiance malsaine et de misère. Des personnages étirés et des perspectives bizarres qui accentuent cette envie de fuir cette ambiance de misère et la fuite de Siméon. Du grand art.

C’est avec plaisir qu’on va suivre les hauts et les bas de notre pseudo comte Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks. Et au plus haut il grimpe, au plus bas il tombe, mais comme le dit un sage proverbe : le plus important n’est pas la profondeur à laquelle on tombe, mais la hauteur à laquelle on rebondit. Et, tel le Phénix, Siméon renaît à chaque fois de ses cendres, prêt à accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe de l’IBICUS.
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Ibicus
T. 1 : Ibicus
07 Novembre 2005
C’est en achetant par hasard un livre à un demi euro que Rabaté est tombé amoureux et a décidé d’adapter en BD cette histoire écrite par un homonyme de Tolstoï. Et il faut bien avouer qu’après lecture de ce premier tome on peut difficilement lui en vouloir d’avoir adapté cette histoire.

On se retrouve à Petrograd en 1917 au début de la révolution russe. Tous les russes sont nerveux et inquiets, sauf un : Siméon Nevzorof ! Car Siméon va enfin pouvoir accomplir la destinée qu’une tzigane lui avait prédit il y a quatre an : vivre des aventures incroyables et devenir riche quand le reste du pays sera en guerre.

C’est stimulé (voir incité) par cette prédiction qu’il va scruter la misère qui commence à l’entourer, à l’affût de la moindre opportunité pour s’enrichir et tirer profit du malheur des autres. On va suivre les aventures et les rencontres de cet anti-héros, qui tel un charognard va lâchement profiter de la guerre qui l’entoure.

Une ambiance de guerre, de désolation et de misère qui est admirablement retransmise grâce à un dessin sublime en noir et blanc.

Un dessin somptueux, une perception de la révolution russe plus qu’originale avec un anti-héros qui perçoit l’arrivée de cette guerre comme un gigantesque casino qui s’avance vers lui et d’où il est certain de ressortir gagnant car une tzigane l’a lu dans ses mains : il est né sous le signe d’IBICUS.

Ce premier tome est un petit bijou !
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Western
Western
03 Novembre 2005
Apparemment, dans la collection cow-boys de mai/juin 2001 les manchots ont connu un sacré succès avec la sortie du premier tome de "Bouncer" et de ce one-shot "Western". Et si le Bouncer n’était pas né sous une bonne étoile, Nate Chisum, le cow-boy manchot de ce western, n’est pas non plus un grand veinard !

Le scénario de Van Hamme est excellent. Tout en jouant sur l’identité du personnage principal (comme il a su le faire dans la série "XIII"), Van Hamme va faire déferler un destin impitoyable sur la vie de se dernier. Tout en reprenant les thèmes classiques du western (shérif malhonnête, attaques de banques, outlaws, vengeances, ranchs, etc.), Van Hamme va jouer avec les caprices du destin pour nous servir une histoire cohérente, imprévisible et pleine de rebondissements. Tout comme dans "SOS Bonheur", "Le Grand Pouvoir du Chninkel" ou "Histoire sans Héros" c’est du grand Van Hamme au scénario.

Quant à Rosinski, on reconnaît son trait caractéristique et on sent qu’il a pris plaisir à se lancer dans ce nouveau genre. Il nous livre un décor poussiéreux, teinté de gris, ocre et brun, et 5 doubles pages en peintures magnifiques.

Western raconte l’histoire d’une arnaque de 1.000 dollars qui tourne mal pour tout le monde, sauf pour le lecteur, qui lui se voit servir un excellent Far West poussiéreux avec un anti-héros victime de l’ironie du sort.
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Ce qui est à nous
T. 3 : Hapton Farms
02 Novembre 2005
Ce troisième tome retrace l’année 1916 de nos trois protagonistes du premier tome : Al Capone, Franck Costello et Lucky Luciano.

Et il faut bien avouer que cette année constituera un tournant dans la vie des trois truands : Al Capone y obtiendra son surnom de Scarface, quant à Lucky Luciano il jurera de ne plus jamais retourner en prison, même s’il a réalisé qu’un travail honnête paye beaucoup moins bien que le crime.

On prend donc plaisir à découvrir la suite de l’histoire de la maffia New-yorkaise, toujours traitée de façon très historique à l’aide d’une voix off omniprésente.
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Ce qui est à nous
T. 2 : La Mort d'Herman Rosenthal
02 Novembre 2005
Après avoir abordé les bases de la mafia italienne de New York dans le premier tome, ce deuxième tome aborde le gangstérisme juif et il faut bien avouer que celui-ci n’a pas laissé autant de traces dans la mémoire collective. Des noms comme Arnold Rothstein et Meyer Lansky n’en disent d’ailleurs pas autant que Al Capone et Lucky Luciano.

Si Monk Eastman était le premier grand truand juif, c’est l’histoire de deux jeunes loups qui ont soif de pouvoir : Rosenthal et Rothstein, qui est retracée dans ce deuxième tome. On y découvre les mécanismes de la corruption policière de New York et la leçon que Rosenthal aurait du retenir : dans la mafia juive, quand il faut choisir un côté, le bon côté est toujours celui de l’argent !
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Dallas Cowboy
Dallas Cowboy
02 Novembre 2005
Vous n’arrivez pas à vous endormir ? Vos angoisses et vos pensées vous rattrapent et vous submergent au moment où vous devriez ne plus penser à rien et dormir ? Vos médicaments sont trop légers et ne vous endorment plus ? Vous avez le sommeil décalé et entendre vos voisins se lever et faire du bruit alors que vous aller dormir vous énerve ?

Alors, soyez les bienvenus dans les pensées de Dallas Cowboy : les pensées qui vous hantent de façon désordonnées et incohérentes au moment d’aller dormir.

Difficile de décrire ce récit typique Larcenet, de décrire ces pensées qui reflètent la noirceur de la société et la psychologie d’un homme mal dans sa peau, le tout baignant dans l’humour et l’autodérision.

Et puis, Dallas Cowboy n’est pas totalement pessimiste car dans sa tête il sait très bien que quoi qu’il arrive aujourd’hui, le pire est pour demain.

Même si ce récit peut se lire en 10 minutes (ce qui permet éventuellement de le lire vite en magasin) on n’a pourtant pas l’impression d’avoir été volé au rapport qualité prix. De toute façon : c’est à lire !
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Kookaburra
T. 3 : Projet Equinoxe
02 Novembre 2005
Cela faisait 2 tomes qu’il nous manquait le 5ème enfant désigné par le Kookaburra. Son nom est Brian North, il a 12 ans, est l’un des plus grands tacticiens de guerre et est le commandeur suprême de toutes les armées de l’alliance terrienne.

Même si l’on sait maintenant qui sont les 5 enfants de la prophétie et que ce troisième tome nous en apprend également beaucoup plus sur le prince sorcier Kubilaïkhaa, ses dagues et les sorcières Wombats, le mystère reste entier quant à la destiné des 5 enfants. La tension monte d’un cran.
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Bonne santé
Bonne santé
02 Novembre 2005
Charles Masson fait tout pour sauver des vies et quand il n’y parvient pas, il nous en parle via la bande dessinée. Charles Masson est également un menteur professionnel, mais malheureusement ces récits et anecdotes correspondent bien à la réalité.

Dans "Soupe Froide" il faisait parler ceux à qui on ne donne jamais la parole, ici il parle de ceux qui ne parleront plus jamais, ceux qui arrivent à l’hôpital avec leur cancer, leur pyjama et leur pantoufles.

Tout comme dans "Soupe Froide" il nous parle d’une injustice et il le fait souvent avec un certain sarcasme et humour noir qui peut choquer mais qui se prête à merveille dans ce genre de situations où il est nécessaire de se former un carapace vis-à-vis du malheur. Eh oui, c’est dur la mort, mais quand c’est la fin d’un cauchemar on relativise.

Tout comme à la fin de "Soupe Froide" on aimerait bien crier « Saloperie de monde ! », mais à l’instar d’un reproche à la société on trouve dans ce nouveau récit une légère mise en question de Dieu, car tant d’horreur inutile peut finir par faire douter.
Le récit est un peu moins fluide que dans "Soupe Froide" car divisé en 6 anecdotes/chapitres. Le dessin est toujours assez brut mais efficace et souvent merveilleusement décalé par rapport à la narration.

Et si certains ont déjà du se rendre dans un hôpital début janvier en détournant le regard de ces gens qui se promènent en peignoir et pantouflent et qui sentent la mort, Charles Masson, lui, regarde la mort en face et lui souhaite une "Bonne santé" !
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Ce qui est à nous
T. 1 : La Mano Nera
28 Octobre 2005
New York, mais pas le New York de Frank Sinatra, le New York de la Mano Nera, de la mafia, de la Cosa Nostra. C’est d’ailleurs de Cosa Nostra qu’est issu le titre de cette série qui retrace l’histoire de la mafia.

Tout débute à New York, dans le quartier des macaronis en plein coeur de l’East Side, également surnommé Little Italy. New York au début du XXième siècle, New York à une période où un habitant sur six est italien. Ces travailleurs immigrés venus chercher leur bonheur aux Etats-Unis et qui par peur de ce nouveau monde vont ce regrouper dans l’East Side de New York afin d’y recréer leur pays d’origine : Little Italy.

C’est dans ce quartier que Chauvel et Le Saec (Les Enragés) vont retracer les premiers pas de Salvatore Luciana, Alfonse Caponi et Francesco Castiglia, trois petits voyous que l’histoire retiendra sous le nom de Lucky Luciano, Al Capone et Franck Costello.

Une BD bien documentée, ce qui la rend réaliste et fait le charme de cette série. Le dessin est assez sobre, mais les personnages sont bien typés et surtout (pour la plupart) véridiques. Les amateurs de films sur la mafia sauront apprécier l’ambiance de cette série, avec la mafia et ses surnoms allant de Don Vito à Al Capone.
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Le Chat du rabbin
T. 4 : Paradis terrestre
27 Octobre 2005
Le chat du rabbin suit le Malka des lions à travers le désert. Le Malka est en apparence un grand conteur, un vrai héros et un séducteur hors pair. Seulement, le chat du rabbin va vite se rendre compte que derrière le Grand Malka se cache un vieil homme rongé par le doute.

Sfar est un grand narrateur et c’est avec une grande habilité et brio qu’il nous conte cette jolie fable d’un artiste en fin de carrière qui sent que son emprise sur le publique n’est plus la même qu’avant. Tout comme son lion il devient vieux, mais par fierté il ne veut pas terminer sa carrière dans un cirque. Comme tout artiste il aimerait qu’on se souvienne encore longtemps de lui après sa mort, il aimerait tant laisser une trace indélébile avant de quitter la scène.

Sfar nous livre ici une réflexion subtile, humaine et non moralisante sur la vieillesse, la mort, la sagesse et la tolérance face à la terreur et la guerre. Son dessin est toujours aussi particulier, haut en couleurs et chatoyant.

Malheureusement, le chat du rabbin n’a toujours pas retrouvé la parole et reste « réduit » à son rôle de narrateur. C’est vraiment dommage car depuis le premier tome de la série nous savons tous que si le chat est un excellent conteur, c’est dans le dialogue que son esprit contradictoire excelle.
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Sillage
T. 8 : Nature Humaine
26 Octobre 2005
Les vingt premières pages de cet album se lisent très vite et l’ambiance y est des plus tristes et il y a deux raisons à cela. Tout d’abord l’enterrement du mentor de Nävis et des bulles où le texte est remplacé par des images de moments partagés avec Mackel-Loos que les gens prennent plaisir à se remémorer. Ensuite il y a Nävis qui déprime et ne dit pas un mot pendant 18 planches.

Heureusement, Snivel et Bobo vont tenter de lui redonner le moral en lançant une expédition clandestine et périlleuse à la recherche d’autres êtres humains. C’est donc à la grande joie du lecteur qu’après huit tomes Morvan laisse Nävis rencontrer d’autres humains, mais malheureusement elle rencontrera également … la nature humaine.

L’autre agréable surprise côté scénario vient du rôle du consul qui, après son entrée en scène complètement ridicule lors du deuxième tome, commence à jouer un rôle clef et énigmatique dans cette série.

Côté dessin, Buchet nous fait découvrir un nouveau monde et d’autres humains au milieu d’une ambiance « drugs, sex & rock’n’roll », mais pas aussi « peace & love » que les couleurs pastelles ne laissent présager.

Bref, un tome charnière pas mauvais du tout, qui devrait lancer la série dans une nouvelle direction maintenant que la rencontre a eu lieu. A Morvan de nous surprendre dans le prochain tome.
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Lune d’argent sur Providence
T. 1 : Les Enfants de l’abîme
25 Octobre 2005
Cathy Gatling arrive à Providence, New Hampshire afin d’y faire l’inventaire des biens du charpentier Spencer qui vient d’être assassiné. Il n’est pas le seul ces derniers temps et le maire compte bien mettre fin à cette fâcheuse tendance en trouvant le coupable de ces boucheries avant les élections.

Si le fait de mélanger le western à d’autres genres est plutôt à la mode (W.E.S.T. et Hauteville House), l’amateur de western qu’est Eric Hérenguel nous a produit ici un petit hybride western et fantastique proche de la perfection.

L’époque, 1880, est clairement western. L’histoire, elle, croise le fantastique en se frottant à la Kabbale. Et si d’après l’auteur il suffit de savoir dessiner des vaches, des fusils et des chapeaux pour illustrer un western, c’est bien plus loin qu’il nous entraîne à l’aide de décors succulents.

Les couleurs et les lumières printanières nous plantent dans un paysage qui hume la feuille morte légèrement humide. Ces planches automnales aux couleurs sublimes, pourraient aisément se retrouver dans un album de la collection Aire Libre de Dupuis, mais se retrouvent ici en arrière plan d’un western fantastique. Fabuleux.

Les personnages ont des tronches et des caractères bien marqués, nous livrant même quelques bonnes touches d’humour au passage.

Le récit est fluide, l’intrigue intéressante et les bonus agréables. Seul point négatif : le nouvel emballage marketing sous forme d’enveloppe inviolable qui vous empêchera de feuilleter librement ce tome en librairie. Mais bon, toute bonne surprise mérite bien un emballage spécial. Vivement la suite et la fin de l’histoire dans le tome 2.
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Sillage
T. 7 : Q.H.I.
25 Octobre 2005
Nävis se rend à la prison afin de rendre visite au général Rib'Wund et en espérant en apprendre plus sur le trafic des planètes. Elle se retrouve néanmoins au beau milieu d’une mutinerie organisée afin d’éliminer Rib'Wund.

Voici un album de Sillage à classer au rayon boucherie car il est bien plus violent que les précédents et il faut bien avouer que le milieu carcéral s’y prête parfaitement.

Le scénario, basé sur un pénitencier en révolte est plus classique, mais plein de rebondissements. L’intervention du consul clôture peut-être un peu trop facilement ce tome alors, mais il faut également remarquer que pour une fois le discours de Morvan n’est pas moralisateur.

Le dessin de Buchet contribue à nous enfermer au sein de cette prison au beau milieu de détenus plus réussis et plus sanguinaires les uns que les autres.
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Sillage
T. 6 : Artifices
24 Octobre 2005
Nävis se trouve sur une nouvelle planète en compagnie de Nivel. Une guerre interminable fait rage sur cette planète où une intelligence artificielle c’est retournée contre ses créateurs, les Gunjinns, en leur faisant la guerre.

Côté scénario Morvan aborde ici intelligemment l’émancipation des femmes, la guerre des tranchées et la lutte de l’homme contre la machine.

Cette intelligence artificielle qui fait durer sadiquement une guerre interminable pour son seul plaisir peut paraître cruelle, mais quand on tire le trait vers notre monde où c’est souvent le même pays qui fournit les armes et les convois alimentaires à un pays en guerre, on ne peut qu’apprécier l’habilité et la profondeur du scénario de Morvan. On peut également apprécier l’allusion aux dirigeants qui envoient leurs troupes à l’aveugle face à un ennemi invisible qui crée des pertes importantes avec des moyens limités. En abordant en plus la bêtise de la guerre et l’émancipation des femmes avec humour on ne peut que s’incliner face au scénario.

Le dessin du Buchet est de nouveau irréprochable et nous livre un nouveau monde, divisé en deux couleurs principales : le brun pour la guerre et le vert pour le repère de l’intelligence artificielle.

Les multiples de trois sont vraiment à conseiller dans cette série. Vivement le neuvième tome si cette logique est respectée.
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Sillage
T. 5 : Sillage t.5
24 Octobre 2005
Pas de nouveau monde pour Nävis et le lecteur cette fois ci. On reste sur Sillage, où les Ftoross ont recours au terrorisme pour obliger les politiciens à les sortir des bidonvilles et à les guérir de la maladie qui les décime. Ils vont même prendre Nävis en otage …

Côté scénario Morvan attaque ici un problème d’actualité en abordant le terrorisme, le racisme, l’inégalité sociale et les prises d’otages. Mais, si le message est important, le medium utilisé l’est tout autant et la naïveté de Nävis n’est pour moi pas le moyen idéal pour aborder des sujets aussi délicats et complexes. Cette petite Nâvis essayant de donner la leçon à tout le monde avec un discours moralisateur à deux balles a d’ailleurs un côté assez énervant. De plus cette histoire ne fait pas trop avancer le récit.

Côté dessin, Buchet comme dans le deuxième tome doit se limiter au domaine du convoi Sillage, tout en nous détaillant avec brio les bidonvilles. Le dessin reste excellent, mais quand on connaît son talent à développer un nouveau monde à chaque tome on reste un peu sur sa faim.

Côté personnages, c’est Knardia qui m’a scié. Je ne sais pas pour les autres lecteurs, mais il m’a été personnellement impossible de fixer ce personnage aux quatre yeux plus de deux secondes. Ca fait vraiment bizarre ces deux paires d’yeux et m’a vraiment perturbé. Quand au langage Ftoross, ça aurait été sympa de pouvoir le décrypter.
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Sillage
T. 4 : Le Signe des démons
24 Octobre 2005
Nouvelle mission pour Nävis qui doit retrouver des agents de Sillage, disparus sur la planète Hurumaru. Planète où les esclaves Escotes, emmenées par la princesse Monéva, sont en train de conquérir leur liberté à l’aide d’une révolte sanglante et massacrant tous ceux qui portent le logo de Sillage : signe du démon.

Qui dit nouvelle aventure de Sillage, dit également nouveau thème de Morvan et nouveau monde de Buchet. On passe ici, d’un univers steampunk et de la révolte sociale du troisième tome à un univers médiéval fantastique et héroïc fantasy, en pleine révolution d’esclaves.

Le scénario est très agréable, mélangeant complots, traîtrises et corruption avec habilité et nous ressuscitant le tigre de Nävis (Houyo) en bonus.

Le nouveau monde de Buchet nous livre un dessin toujours excellent et un énorme boulot avec tous ces guerriers prêts à s’affronter. La complexité et la densité de ce nouveau monde donnent une fois de plus l’occasion à Buchet d’étaler tout son talent.
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Sillage
T. 3 : Engrenages
24 Octobre 2005
Nävis quitte le convoi Sillage pour une mission sur la planète TRI-JJ 68, où les habitants ressemblent étrangement aux humains.

Le scénario de ce troisième tome est excellent, plus profond, développant sans manichéisme et avec humour des thèmes telles que la révolution sociale, l’industrialisation, la manipulation génétique et l’amour d’une personne et d’une cause.

Nävis effleurera la vérité concernant ses origines et l’on sent bien que tant qu’elle n’aura pas trouvé ses racines son bonheur restera incomplet et ses chagrins profonds. On voit Nävis évoluer à travers cette nouvelle aventure, où découvrant l’amour elle deviendra un peu plus femme.

Le dessin de Buchet quitte également les vaisseaux de Sillage aux décors plutôt froids pour nous plonger dans un nouveau monde, en pleine révolution industrielle et sociale. Le résultat est sublime, avec des barricades faisant penser à la révolution française et un univers steampunk, et nous livre un monde d’une originalité et d’un réalisme rare.

Le meilleur Sillage sans aucun doute.
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Sillage
T. 2 : Collection privée
24 Octobre 2005
Nävis fait maintenant partie du convoi Sillage et, en tant qu’unique représentante de sa race, forme la convoitise de beaucoup de monde.

Le scénario de ce deuxième tome, tout comme le consul qui fait des avances à Nävis, est carrément ridicule. En plus, Nävis, tellement attachante dans le premier tome, est devenue une petite emmerdeuse qui mérite des claques.

Le dessin est toujours excellent, même si Buchet doit se limiter à dessiner des vaisseaux dans ce tome, nous privant ainsi de son talent à développer de nouveaux mondes et de beaux paysages.

On retrouve également souvent trop de texte dans les bulles, ce qui enlève de la fluidité à la lecture et à tendance à pousser le dessin en arrière-plan.

Bref, après le premier tome, passez directement au troisième car celui-ci, même s’il développe l’univers de Sillage, est quasiment vide.
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Sillage
T. 1 : A feu et a cendre
21 Octobre 2005
D’un côté la ravissante Nävis qui vit toute seule dans une épave stellaire au milieu de la jungle. De l’autre côté, le peuple Hottard, victime de problèmes de surpopulation, veux prendre possession de cette planète apparemment vierge de toute civilisation et surtout habitable. Nävis fera tout pour sauver sa terre des mains du madjestoet Heiliig qui dirige l’arrimage de sa planète.

Tout d’abord on pourrait se poser des questions sur les capacités de combat et autres de la petite Nävis, abandonnée de tous depuis longtemps sur une planète lointaine. Mais comment ne pas s’attacher à cette ravissante petite humaine qui se voit confronter à une lutte inégale face à une horde de Hottards ? C’est évidemment bien vu des auteurs et tout comme dans le Livre de la Jungle on finit par mettre ses préjugés de côté et à suivre les aventures de ce petit bout d’être humain qui a survécu seul au milieu de la jungle.

Face à ce côté plus enfantin et cette jungle aux couleurs vives et chatoyantes on retrouve la froideur du peuple Hottard et des vaisseaux spatiaux sans pour autant tomber dans le manichéisme car les envahisseurs ont également reçus un côté humain et des raisons compréhensibles à leurs actes. Les auteurs équilibrent ainsi habilement l’apparence infantile, la légèreté et la fraîcheur avec un fond plus sérieux teinté de science-fiction.

La narration et le graphisme aéré rendent la lecture facile et agréable. Le dessin (de la jungle aux vaisseaux) est irréprochable et les personnages typés et attachants. Bref, très sympa.
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Adios Palomita
Adios Palomita
21 Octobre 2005
Mary Carpenter se fait arrêter par le shérif Stuborn lors d’un hold-up et écope de 5 ans de prison. Joseph, son mari qui avait réussi à fuir de justesse, avait promis de revenir chercher Mary. Quand Mary est libérée et quelle apprend que Joseph mène la vie douce avec Dolorès, une jolie brunette qui vit au Mexique avec ses trois frères, elle compte bien lui faire la peau et récupérer son butin.

Ceux qui aiment les westerns et qui savent apprécier quand une femme y joue les premiers rôles vont particulièrement apprécier cet album. Après Calamity Jane et «Comanche», ce sont Mary et Dolorès qui font la loi au far west. La scène finale avec des planches sur deux pages est la cerise sur le gâteau que ces deux dames pleines de caractère nous offrent.

Le scénario est bien ficelé, l’humour excellent et le dessin est totalement adapté au western, même s’il est un peu moins abouti que dans l’autre excellent western «Wayne Redlake» des mêmes auteurs.

Le Mexique, la ruée vers l’or, des fusillades et une partie de poker qui se termine avec deux dames et un valet : vraiment tout y est pour combler les amateurs de western !
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Isaac le Pirate
T. 1 : Les Amériques
19 Octobre 2005
Isaac Sofer est un peintre qui adore peindre les scènes navales car il est fasciné par la marine. Il a une petite vie pleine d’amour et de bonheur avec sa fiancée Alice, mais quand le docteur Henry Demelin lui propose de le suivre afin de rencontrer son capitaine, il n’hésite pas un instant. C’est pourtant un peu malgré lui qu’il se retrouvera parmi les troupes de Jean le pirate en direction pour les Amériques.

Bon, c’est vrai que Christophe Blain nous raconte avec perfection cette aventure de pirate sur fond d’histoire d’amour. Isaac, ainsi que les autres personnages, sont très attachants et le lecteur n’a aucun mal à se lier aux personnages.

Le style de dessin fait un peu penser à Sfar et nous embarque de façon caricaturale dans cette aventure poétique. Par contre, si l’histoire est bien racontée, elle ne m’a pas passionnée pour autant et même ennuyée par moment. C’est un peu trop poétique et manque d’aventure ou d’humour pour moi, même si la réflexion « tu veux devenir impuissant ou quoi » m’a bien fait rire. Bref, c’est poétique, bien raconté sans être palpitant pour autant. Vu les critiques, j’en attendais peut-être trop ?
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Qumran
T. 1 : Le Rouleau du Messie
17 Octobre 2005
A la demande du père d’Ary, ce dernier se rend à Tel-Aviv avec son ami d’enfance Alex afin de retrouver un vieux manuscrit découvert à Qumran en 1957. Ce manuscrit, appelé « le rouleau du Messie », pourrait vraisemblablement contenir des révélations remettant en cause le christianisme. La quête s’annonce périlleuse et la crucifixion guète ceux qui s’y intéressent de trop près.

Cette série, prévue en 4 tomes, est l’adaptation en BD du best-seller d’Eliette Abécassis. Du coup, l’interaction des personnages est souvent cassée par des textes où les personnages donnent des explications sur des parties du roman qui ne sont pas visualisées. Ca n’enlève pas trop à la fluidité du récit, mais nous éloigne de l’action et des personnages et on sent (sans avoir lu le livre) que des raccourcis ont été pris.

L’histoire, placée dans son cadre historique, a comme un petit air de déjà-vu avec une énième quête ésotérique de manuscrits mettant en péril le christianisme. Le manque d’action dans ce premier tome est compensé par une bonne mise en place de l’histoire et par les touches d’humour d’Alex.

Le dessin est assez classique et se prête bien au récit. Les paysages désertiques sont plutôt réussis avec un excellent choix des couleurs. A suivre.
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Apocalypse Mania
T. 5 : Cosmose
13 Octobre 2005
Jacob Kandahar a compris l’utilité des rayons et va pénétrer les rayons un à un en compagnie de ses compères Ardell et Hannah, afin de découvrir le message destiné aux habitants de la terre.

Bizarrement le premier rayon, ne donne qu’un pouvoir à ses amis, sans avoir d’effets apparents sur Jacob. A-t-il déjà reçu un pouvoir en devenant l’homme le plus intelligent du monde dans le passé ou cela cache-t-il quelque chose d’autre ? Voici déjà un mystère à élucider dans un des cycles suivants.

Inspiré des X-files, avec les interactions politiques, militaires et fantastiques, mais également du film « Contact » avec Jodie Foster, où le message venu d’ailleurs n’était pas sous forme de rayons, mais de sons, cette série tient le lecteur en haleine depuis 4 tomes (heureusement parus très rapidement). Dans ce tome, Jacob, devenu sensible à la lumière est transporté dans une mystérieuse cage, inspirée du film « Le silence des agneaux » : tiens, encore un film avec Jodie Foster.

Ce cinquième tome clos avec brio un premier cycle bourré de suspens, d’une série qui prévoit encore deux cycle supplémentaires.

Je ne suis pas trop amateur du genre science-fiction, mais cette série est vraiment ce que j’ai lu de mieux dans le genre avec Universal War One. Je ne serai sans doute jamais fan du genre, mais je le suis en tout cas de cette série. Je vous conseille d’ailleurs l’intégrale (tiens la couverture est pas mal) où les auteurs donnent des commentaires planche par planche sur les 5 tomes de ce premier cycle.
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Apocalypse Mania
T. 4 : Trance-Fusion
13 Octobre 2005
Jacob, l’homme le plus intelligent du monde, s’est isolé dans un refuge au Népal depuis son évasion de la base souterraine dans le tome précédent. Il continue néanmoins ses recherches par rapport aux rayons (apparus il y a déjà deux ans) et semble en avoir compris la signification. Il est malheureusement enlevé par Guru, le gourou d’une secte baptisée « la Croix divine » et qui est entièrement dédiée aux rayons. Guru a lui aussi découvert le code que dissimulent les rayons et compte bien l’utiliser afin de dominer le monde.

Après avoir plongé le lecteur dans un sous-sol dans le tome précédent, on se retrouve ici au beau milieu d’une secte sans en apprendre autant qu’on voudrait sur les rayons. Certains diront que les auteurs veulent allonger la série pour des raisons commerciales, mais si c’était vraiment les raisons commerciales qui primaient, ils auraient mieux fait de changer le nom de la série et les titres et les couvertures des albums. Non, le but qu’ils atteignent ici est de tenir le lecteur en haleine et ça marche à merveille.

Si dans des séries comme le Chant des Stryges Corbeyran s’amuse à laisser le lecteur sur sa faim en entrouvrant plusieurs portes afin de donner une nouvelles tournure à l’histoire, de faire le lien avec ses autres séries « Stryges » ou simplement afin d’envoyer le lecteur dans une impasse, Bollée, lui, s’amuse à chaque fois entrouvrir la même porte. A chaque fois, cette porte sur les rayons s’entrouvre pour se refermer en vitesse. Mais à chaque fois la porte s’entrouvre un peu plus longtemps pour se refermer tout aussi vite. Et c’est vrai qu’on à l’impression de chaque fois voir quasi la même chose à travers cette même porte, mais c’est le pied de savoir qu’au prochain regard on pourra regarder un peu plus longtemps et qu’on en saura un peu plus. La curiosité devient extrême et c’est clair que pour le prochain tome qui est sensé conclure le premier cycle, je compte bel et bien la défoncer cette porte afin de contempler ces rayons jusqu’à en comprendre leur nature et leur but.
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Apocalypse Mania
T. 3 : Global Underground
13 Octobre 2005
Jacob, après un coma de 18 mois, se retrouve prisonnier d'une base souterraine secrète avec ses deux compères Ardell et Hannah. Il fera tout pour s’évader de cette base et échapper à son commandant, le névrosé Colonel Monday.

Ce troisième tome est inspiré du comics The Invisibles où l’on retrouve également une base et un commandant qui s’appelle Friday au lieu de Monday. Le lecteur se retrouve ici dans un autre monde, à priori loin des mystérieux rayons. Mais même si Jacob ne peut sortir de la base, il parviendra tout de même à élucider quelques mystères concernant les rayons et fera la rencontre d’un étrange vieillard aux pouvoirs télépathiques très utiles.

Si ce tome isole un peu le lecteur par rapport à son désir de suivre l’évolution et le mystère des rayons, il offre à Aymond une totale liberté d’expression au niveau du dessin. On sent qu’il a pris plaisir à créer se monde souterrain futuriste, loin de la réalité et des décors terrestres et le résultat est plutôt réussi.
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Apocalypse Mania
T. 2 : Experiment IV
12 Octobre 2005
Afin de déterminer l’origine et la nature des quatre rayons de lumière qui frappent la terre, un colloque scientifique, auquel participent Jacob Kandahar et Ardell Clayton, est organisé. Malgré ce colloque Jacob décide de continuer ses recherches en solo, ou faut-il dire «en trio», car il entraîne Ardell dans l’aventure et est bien décidé de retrouver le témoin clef de la première tuerie au Sénégal qu’est la journaliste Hannah Osternik.

Côté scénario les interrogations du premier tome sont confirmées, voir même amplifiées. Les scientifiques et les militaires vont, tels des enfants face à une nouvelle découverte, faire des expériences aux résultats souvent surprenants sur les rayons. L’intrigue demeure.

Jacob est de plus en plus antipathique, ce qui change des héros plus classiques auxquels les lecteurs aiment s’identifier. L’histoire ne donne pas l’impression d’évoluer, mais reste tout de même passionnante et pleine de rebondissement car l’auteur joue avec les zones d’ombres pour tenir le lecteur en haleine, un peu à l’image de Corbeyran dans le Chant des Stryges. Et il faut bien avouer qu’ici aussi, ça fonctionne totalement.
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Apocalypse Mania
T. 1 : Couleurs spectrales
11 Octobre 2005
Quatre rayons lumineux apparaissent simultanément aux U.S.A., au Groenland, au Sénégal et en Turquie. Leur origine apparemment extra-terrestre reste mystérieuse et ils semblent d’ailleurs accompagnés d’étranges phénomènes. Au Sénégal, l’armée nettoie le véritable carnage qui a eu lieu à l’aéroport.

Jacob Kandahar, l’homme le plus intelligent de la terre, et la journaliste Hannah Osternik vont se retrouver mêlés à cette histoire, que les militaires considèrent déjà comme une menace à l’échelle mondiale.

Ne vous fiez pas à la couverture hideuse et au titre plutôt primaire, qui ne sont qu’une grosse erreur marketing pour un produit dont le contenu mériterait de se vendre comme des petits pains.

Tout en développant les principaux protagonistes, c’est avec grande précision que Bollée nous met l’eau à la bouche en développant une intrigue captivante à l’échelle planétaire. Le résultat est une mise en place fluide de la série avec déjà pas mal d’action, dont une chasse en pleine jungle sur des monstres extra-terrestres qui fait fortement penser au film «Predator».

Le scénario de Bollée laisse beaucoup d’alternatives de développement à l’histoire, tout en livrant au lecteur quelques pièces d’un puzzle qui s’annonce passionnant.

Le dessin aux superbes couleurs d’Aymond n’est pas spectaculaire, mais sert efficacement le récit, un peu à la manière de Leo.

L’échiquier est mis en place pour une partie en 5 tomes qui s’annonce passionnante.
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Jeremiah
T. 26 : Un Port dans l’ombre
10 Octobre 2005
Dans l’ombre d’un port, un petit village coupé du reste du monde où cohabite une étrange communauté. La Bible est le seul livre autorisé, beaucoup aimeraient s’enfuir mais le grand maître Jason contrôle tout.

Milova est sauvée de la noyade par Jeremiah et Kurdy en essayant de fuir le village et c’est la peur dans l’âme qu’elle rejoint le port brumeux en compagnie de nos deux compères. Il est vite évident que les étranger ne sont pas les bienvenus dans le coin et certainement pas deux têtes brûlées comme Jeremiah et Kurdy.

On retrouve dans ce 26ème tome une ambiance chère à Hermann : un décor mystérieux et brumeux, une secte aux personnages louches et la désolation à perte de vue. Et au milieu de cette ambiance typique, débarquent nos deux alcolites. Ils n’ont peur de rien, les dialogues qu’ils échangent sont toujours aussi marrant et s’ils ont un plan pour se sortir de ce merdier il sera de toute façon foireux.

Le dessin de Hermann est comme d’habitude irréprochable. Les tons gris plongent le lecteur dans la brume de ce port désolé. Même les habitants du village n’ont pas le droit de porter des couleurs, ce qui accentue encore plus le manque de couleurs de plusieurs planches et contribue à l’ambiance mystérieuse. On tourne la page et voyant les couleurs, c’est presque simultanément avec Kurdy qu’on se dit : mais qu’est-ce que je suis venu foutre dans ce bled.

Mais si le dessin de Hermann reste exemplaire et les dialogues très plaisants, l’intrigue n’a rien de neuf, n’accroche pas plus que ça et les rebondissements sont rares. Néanmoins, il faut également avouer que peu de séries parviennent à garder un niveau aussi élevé après tant de tomes, mais cela ne devrait évidemment pas être une excuse.
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Kookaburra
T. 1 : Planète Dakoï
10 Octobre 2005
On retrouve le lieutenant Preko Dragan et le sergent O’Hara en pleine aventure sur la planète Dakoï où ils tentent de délivrer le dernier chevalier-sorcier. Ce chevalier-sorcier est le seul à pouvoir déchiffrer un mystérieux message reçu par la Terre. Dans sa quête, Dragan tombe sur une Amazone nommée «Taman-Kha» qui poursuit le même objectif que lui sur cette étrange planète.

Si on prend plaisir à suivre les aventures du sniper Dragan sur Dakoï, grâce à une narration fluide, des dialogues humoristiques et un dessin soigné et haut en couleurs, on découvre également avec grand intérêt l’intrigue principale concernant le fameux message et des enfants-dieux aux curieux pouvoirs.

L’ambiance de cette série est bien plantée et, sans être grand amateur du genre science fiction, je vais m’empresser d’aller découvrir le deuxième tome.
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Les Naufragés d'Ythaq
T. 1 : Terra Incognita
10 Octobre 2005
Après avoir lu le huitième tome de «Trolls de Troy» et le quatrième tome de «Lanfeust des Etoiles», c’est avec une énorme appréhension que j’ai découvert la sortie de cette nouvelle série d’ARLESTON. J’ai d’abord résisté aux assauts commerciaux de Soleil, puis voyant les avis plutôt positifs j’ai craqué et j’ai acheté ce premier tome.

Puis en commencent la lecture, j’ai retrouvé un univers typique Lanfeust et j’ai juré. Puis j’ai découvert un dessin et des personnages typiques Soleil, produit par un des dessinateurs clones de la batterie Soleil et j’ai encore juré. Ensuite j’ai commencé à me lier aux trois nouveaux personnages (Granite, Calista et Narvath), à leurs caractères et à leur complémentarité (pas à leur look Soleil).

Le vaisseau de nos trois héros fait naufrage sur une mystérieuse planète où ils sont directement capturés par une tribu qui parle la même langue, sauf qu’elle remplace les "c" par les "f", ce qui rend la lecture carrément insupportable (je jure encore une fois). Soleil m’avait déjà fait le coup de remplacer systématiquement le "c" par "kl" dans l’excellent "Kuklos", mais là au moins c’était afin de correspondre à la réalité. Ici, c’est juste pour emmerder le lecteur je crois.

Heureusement, nos trois vedettes Soleil parviennent à s’échapper de cette tribu à la prononciation irritante (j’ai rarement été tant soulagé de m’être évadé d’un endroit). J’ai continué la lecture, commencé à apprécier le dessin dynamique de Floch et accroché au scénario bien ficelé d’Arleston.

Bon d’accord, il y a encore des passages à l’humour assez puéril, mais ils ne sont pas trop fréquent et feront sûrement plaisir à une certaine tranche d’âge du large public que vise cette série. La narration d’Arleston est fluide, le scénario est excellent (même si la recette n’est pas nouvelle), sans temps morts et c’est finalement avec un sentiment positif que j’ai refermé ce nouveau pari box-office de Soleil.
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Le Chat du rabbin
T. 3 : L' Exode
10 Octobre 2005
Zlabya se marie et c’est accompagnée de son chat et de son père qu’elle va à Paris afin de rencontrer sa belle-famille. Ils ont du mal à s’habituer à ce nouvel environnement au climat désagréable et où même les juifs sont bizarres.

Sfar ne se limite pas à confronter ces deux environnements, mais s’amuse également à lie le chat d’amitié avec un chien, à faire pénétrer le rabbin dans une église et à le faire enfreindre quasiment toutes les lois du Shabbat sur un coup de gueule.

Le tout avec la même profondeur et légèreté que dans les tomes précédents.
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Les Larmes de pourpre
T. 1 : Le Domaine maléfique
10 Octobre 2005
Sean est un coureur de jupons et un arnaqueur qui tente de cambrioler la demeure abandonnée d’une amie de son père. Ethan, son frère, est un honnête travailleur qui essaye d’empêcher ce nouveau méfait de Sean. Malheureusement, ils sont pris en flagrant délit dans la demeure par des policiers, mais parviennent néanmoins à s’évader pendant le transport vers la prison. L’éternelle lutte entre le bien et le mal peut débuter.

C’est en découvrant la couverture et le dessin agréable du troisième tome que j’ai acheté ce premier tome. On perçoit directement que le dessin de Speltens a fortement évolué en trois tomes et que le dessin de ce premier tome est encore un peu maladroit sans être désagréable. On sent même une évolution du dessin en cours de tome.

Le scénario et les dialogues démarrent aussi un peu maladroitement, mais on sent que les deux auteurs belges prennent de l’aisance de planche en planche pour terminer ce premier tome avec une histoire cohérente, avec une touche de fantastique et une fin qui donne envie d’acheter le deuxième tome.

Pour un premier tome d’une nouvelle série de deux nouveaux auteurs chez un petit éditeur, c’est parfois maladroit mais prometteur. On ne s’ennuie pas et l’intrigue me pousse vers le deuxième tome.
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Rural !
Rural !
10 Octobre 2005
Voici un album reportage d’Etienne Davodeau sur Etienne, Jean-Claude et Olivier, trois agriculteurs qu’il a suivi pendant environ un an. Trois agriculteurs associés qui, par conviction personnelle, sont passés d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique avec tous les problèmes que cela entraîne. De plus, c’est impuissant qu’ils assistent à la planification et aux travaux de l’autoroute A87 Angers-Cholet qui va couper leur exploitation en deux en passant dans la salle de bain fraîchement rénovée de leurs voisins.

Même si le récit offert par Davodeau n’est pas entièrement objectif et qu’on sent qu’il se lie d’amitié et s’implique de plus en plus tout au long du reportage (et le lecteur aussi d’ailleurs), il a déjà le grand mérite de ne pas nous livrer une énième image caricaturale pourvue de vieux paysans boiteux et munis d’un couvre-chef usé. Ici, les paysans sont jeunes, modernes et osent parler bio.

Davodeau combine ici ses grands talents de narrateur à un récit qu’il rend très fluide et agréable à lire à l’aide de flash-backs habiles. Mais Davodeau n’est pas seulement un grand narrateur, c’est également une touche humour que j’apprécie et un côté très humain émouvant.

Cette famille qui se voit délocalisée pour une compensation financière plutôt modeste ne peut laisser indifférent. Ce genre d’histoires que les paparazzis rongent jusqu’à l’os, mais que Davodeau aborde avec justesse, humanisme et respect.

L’humour et l’autodérision de Davodeau qu’il distille avec brio jusque dans ces remerciements à la fin du tome (Merci à l’ASF, non c’est pour rire). Ceux qui aiment cet humour doivent absolument lire « Quelques jours avec un Menteur » de Davodeau.

Et puis, pour tous ceux qui aiment commencer leurs journées par un bon verre de lait (ou même pour ceux qui sont allergiques et se gavent de soja), c’est très intéressant de voir comment fonctionne une ferme laitière, avec les interminables heures de travail qui précèdent la fabrication de ce verre de lait.

Si le sujet de l’autre album reportage de Davodeau (Les Mauvaises Gens) ne m’avait pas plu, celui-ci est accessible de tous et devrait combler tous les amateurs de Davodeau et autres BDphiles.
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Wayne Redlake
500 Fusils
10 Octobre 2005
Wayne Redlake cherche à venger la mort de son associé qui c’est fait assassiné en essayant de vendre 500 fusils au chef des rebelles juaristes. June Mac Allan se joint à Wayne, car étant reporter elle tente d’interviewer ce fameux chef des rebelles juaristes. Rochegrosse, colonel de l'armée française, fait également route vers les rebelles juaristes afin de les tuer.

Tous ces personnages bien typés convergent vers une même scène, tous munis de motifs très nobles telles que : escroqueries, mensonges et meurtres. Le rendez-vous s’annonce sanglant.

Voilà un western one-shot qui fait mouche. Une histoire avec beaucoup d'action et de rebondissements, un brin d’humour, un héros à la Clint Eastwood et une ambiance à la Sergio Léone. Mettez un petit fond musical d’Ennio Morricone et vous ne pourrez qu’apprécier ce scénario western spaghetti.

Le dessin de Lamy est excellent et la colorisation avec de belles couleurs orangées d’Isabelle Rabarot colle parfaitement à l’ambiance! De plus, la présence de troupes françaises et de rebelles juaristes dans un décor mexicain (comme c’est également le cas dans l’excellent Hauteville House) fait plaisir et change des westerns classiques aux Etats-Unis.

Bref, une BD que je conseille à tous les amateurs de westerns.
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Hauteville House
T. 2 : Destination Tulum
07 Octobre 2005
Les résistants républicains et l’armée de l’empereur Napoléon III continuent leur lutte en plein Mexique pour conquérir l’arme absolue au sein d’un temple Maya. L’espion républicain Gavroche, notre 007 local, s’en donne à coeur joie, se rapprochant petit à petit du mystère qui nous intrigue depuis le début, tout en échappant à l’armée napoléonienne et en déjouant les pièges de sa belle « alliée » Zelda.

Les différents genres (western, aventure, fiction, historique, espionnage, …) continuent à cohabiter à merveille au milieu de cette ambiance Steam Punk. Et que dire du dessin qui est un véritable régal pour les amateurs du Mexique, si ce n’est que c’est la couverture fabuleuse de ce deuxième tome qui m’a donné envie de commencer cette série des plus surprenantes.

Ce deuxième tome ne poursuit pas seulement brillamment un premier tome prometteur, il a également la perversité (prévisible) de ramener le lecteur au début du premier tome, le laissant sur sa faim jusqu’à la parution du troisième tome qui devrait clôturer ce premier cycle. La boucle est donc bouclée, mais le mystère loin d’être percé !
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La Jeunesse de Blueberry
T. 13 : Il faut tuer Lincoln
07 Octobre 2005
Le jeune Mike Blueberry parvient finalement à rejoindre la gare d’Upper Darby après avoir une fois de plus échappé au Sudistes. Les agents de l’agence Pinkerton ont également rejoint Upper Darby afin d’empêcher Eléonore Mitchell et ses comparses d’assassiner le Président Lincoln qui est sensé changer de train dans cette gare fort prisée par les personnages de ce tome.

Cela fait toujours plaisir de retrouver le jeune Mike, même s’il n’est que l’ombre du vrai Blueberry. Le scénario est également quelques niveaux en dessous de l’œuvre originale, avec un Mike qui s’en sort toujours et souvent trop facilement.

Il est apparemment plus facile d’approcher le président Lincoln et son wagon présidentiel (même sous la menace d’un attentat) que d’obtenir une dédicace de certains auteurs de BD. Que ce soit une jolie meurtrière blonde dont tout le monde a la description ou le Frenchie déguisé en Toutankhamon, c’est avec facilité qu’ils approchent le Président alors que d’un autre côté on élabore des stratagèmes avec des fumées de couleurs et des arrivées secrètes : pas très crédible tout ça.

Enfin, Mike s’en sort et sauve tout le monde et a encore du pain sur la planche car une plus grande menace plane encore sur les troupes de l’Union, car l’assassinat du Président ne serait qu’un leurre (pourquoi pas)!

Le dessin de Blanc-Dumont n’est pas dérangeant si on évite de le comparer au dessin de l’œuvre originale. Bref, la « Jeunesse de Blueberry » n’a jamais été « Blueberry » et ceci n’est pas le meilleur tome de la « Jeunesse de Blueberry ».
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Cyclopes
T. 1 : La Recrue
07 Octobre 2005
L’ONU n’a plus les moyens financiers suffisants pour continuer à envoyer des troupes afin de maintenir la paix lors de conflits. Ils décident alors de privatiser les missions militaires et de s’attribuer les services d’une armée privée fournie par la société Multicorps Security Inc.

De son côté, Douglas Pistoia est désespérément à la recherche d’un emploi et parvient à se faire engager par la société Multicorps Security Inc. Il sort vite du lot parmi les nouveaux candidats et devient un des soldats vedettes de cette guerre retransmise en direct par cette même société privée qui compte bien faire des gros bénéfices via la diffusion télé.

Après le succès du duo Matz et Jacamon dans le genre polar avec l’excellente série « Le Tueur », ils s’attaquent ici à la science fiction dans un futur qui semble extrêmement proche. Les dérives actuelles de notre société sont clairement à la base de ce scénario qui fait penser à la Star Academy, mais avec des mercenaires au lieu de « chanteurs ». Des types qui ne savent pas encore se battre, sont sélectionnés sur base de l’audimat qu’ils pourraient générés. Ils sont ensuite envoyés dans des combats retransmis en direct et sont plus ou moins sacrifiés sur base de leur cote de popularité. Cette télé réalité où des illustres inconnus deviennent des vedettes en très peu de temps sans pour autant avoir le profil de l’emploi résulte en l’ascension médiatique extrêmement rapide de Douglas Pistoia. Est-ce vraiment de la science-fiction où la suite logique des travers de notre monde actuel qui retransmet déjà bien vite les images de ses guerres et vit au rythme de la télé réalité ?

Au dessin on retrouve le trait efficace de Jacamon avec certains personnages qui ont un petit côté familier avec ceux du « Tueur ». C’est très bien fait et on a vraiment l’impression de suivre l’émission télé en question.

Seule petit hic pour ma part, c’est le fait de faire croire au lecteur qu’un type qui a eu les meilleures cotes à l’université, qui a été un sportif quasi professionnel et qui a en plus un look d’enfer, ne peut pas se permettre de refuser un job qui ne l’attire pas trop car il ne trouve rien d’autre.
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Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel
06 Octobre 2005
Un monde ravagé où trois immortels se font la guerre depuis toujours : Zembria la cyclope, Barr-Find main noire et Jargoth le parfumé ! Comme après chaque bataille, gisant sur le sol, les victimes innocentes de cette guerre sans fin, dont les Chninkels font partie. Mais cette fois, un miracle c’est produit : J’on, le petit Chninkel esclave survit au massacre car c’est lui que UN, le Dieu tout puissant, a choisi pour rétablir la paix sur le monde de Daar !

S’il faut compter des œuvres comme « SOS Bonheur » ou « Histoire sans Héros » parmi les chef-d’œuvres de Van Hamme, Le « Grand Pouvoir du Chninkel » ne peut échapper à cette liste. Entre autres inspiré de la Bible et de la série des Odyssées de l'Espace, ce récit raconte l’histoire d’un être fragile et peureux qui se doit de sauver le monde depuis qu’il a reçu le Grand Pouvoir (auquel il ne croit pas trop) de Dieu. Tout en réalisant petit à petit sa destinée, J’On va affronter ses peurs durant un long voyage parsemé d’obstacles.

Incapable de sortir une intégrale d’un one shot, mais tout de même envieux d’à nouveau commercialiser ce chef-d’œuvre, l’éditeur a eu l’idée prolifique de rééditer ce one shot N&B en trois tomes couleurs. Colorisée par la coloriste de Thorgal et pourvue de 3 nouvelles couvertures de Rosinski, le lecteur peut donc relire cette BD en 3 tomes à un prix plus élevé et sans vraiment y gagner en qualité.

Néanmoins, cette espèce de fable religieuse aux nombreuses allusions bibliques et au héros sympathique et humain reste un incontournable de Van Hamme et Rosinsky et du 9ème art, qu’elle soit en couleurs ou en N&B.
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La Rose et la croix
T. 1 : La Confrérie
05 Octobre 2005
Grâce à son grand-père, Johann se découvre une passion pour l’alchimie, certain qu’un jour il parviendra à transformer le métal en or. Son beau-père, qui en assez des frasques de Johann, décide d’envoyer ce dernier à Berlin pour faire des études d’apothicaire.

C’est pendant ce voyage pour Berlin que Johann va découvrir qu’un mystérieux pouvoir sommeille en lui et qu’il est la convoitise d’une confrérie obscure, représenté par une croix dans un cercle symbolisant la rose.

Cette histoire fantastique sur fond historique au rythme soutenu est une bien bonne surprise et apporte un brin de luminosité chez un éditeur qui ne brille pas toujours autant que son nom ne laisse présager. Le travail d’historien de France Richemond combiné au travail de Nicolas Jarry (Les brumes d’Asceltis, Maxime Murène, Les chroniques de Magon) fait mouche et entraîne le lecteur dans le fantastique plausible.

Les italiens ont toujours été forts pour s’exprimer avec leurs mains et le dessin de Critone le prouve : des forces obscures avec des représentants bien typés avec le sombre Kunckel et surtout l’excellent Laskaris, un Johann plus jeune au visage plus rond, mais tout de même assez froid (voir zen). Les décors sont parfaits et bien mis en valeur par le coloriage de Lorenzo Pieri.
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Nuit noire
Nuit noire - Intégrale
03 Octobre 2005
Marc et Joël sont en cavale car ils viennent de tuer deux flics ! Joël, un jeune colérique de 22 ans qui a quitté un domicile parental fort désagréable vers 17 ans, a déjà été en prison et ça ne fait d’ailleurs pas longtemps qu’il en est sorti. Marc, issu de parents divorcés, n’a pas eu une enfance facile non plus, mais « heureusement » il a son pote Joël qu’il connaît depuis belle lurette.

Pour l’histoire comme pour le dessin : c’est classique mais efficace. Ce qui fait vraiment la force de « Nuit Noire », c’est la façon dont Chauvel nous raconte l’histoire et qui rend impossible de refermer la BD avant de l’avoir terminée. Ce n’est pas le seul bon polar type road movie de Chauvel (Les enragés), mais c’est pour moi le meilleur.

Le lecteur va non seulement pouvoir suivre la fuite des deux compères et le tourbillon de violence qu’ils génèrent, mais également le procès de l’ami Marc, et cela tout en jetant de temps en temps un œil sur le passé et l’enfance des deux jeunes garçons. Ce dosage millimétré des différentes périodes de leurs vies va permettre au lecteur de se former une opinion sur nos deux meurtriers tout en découvrant leurs crimes. Il cherchera vainement des circonstances atténuantes afin de disculper ces deux personnages auxquels il s’accroche en cours de lecture, tout en sachant bel et bien qu’ils sont coupables.

Pour couronner le tout (et à l’instar de « Rails »), Chauvel nous clos l’histoire de façon bien orchestrée ! Excellent polar !

Quant à dire que la version intégrale est moins chère, c’est quasiment un pléonasme, étant donnée que le deuxième tome est devenu quasi introuvable et donc hors prix ! Delà à trouver la version en noir et blanc meilleure que la version en couleurs, c’est une question de goûts ! Personnellement, j’ai su apprécier l’apport de Simon à ce niveau là !
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Le Chat du rabbin
T. 2 : Le Malka des Lions
03 Octobre 2005
Le Rabbin est balancé entre deux sentiments dans ce deuxième tome : d’une part l’angoisse d’une dictée imposée par les autorités françaises afin d’être officiellement reconnu en tant que rabbin par Paris et d’autre part la joie de la visite de son cousin, la Malka des lions.

Comme pour le premier tome on retrouve ici un récit intelligent et subtil, débordant d’humour, de dérision et d’humanité. Par contre, les dialogues captivants et savoureux entre le chat et les humains (en particulier le rabbin), qui constituaient une partie l’originalité du premier tome, se voient réduits au silence dès le moment au notre chat perd la parole dans ce second tome. Heureusement il continue à penser et à dialoguer avec les autres animaux tout en narrant de façon originale les scènes qui l’entourent.

Si les dialogues souffrent de l’absence de parole du chat, ses pensés continuent néanmoins de traiter de sujets profonds (comme la relation et les origines juifs/arabes) avec finesse et humour et surtout sans jugement et sans aucune haine. De plus avec le Malka des lions, ce deuxième tome se voit enrichi d’un personnage haut en couleurs et au caractère prononcé !
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Mr. Deeds
T. 1 : Le Mystère de l'étoile
03 Octobre 2005
Bienvenu dans le monde étrange d’Olivier Cinna et de Hugues Fléchard, qui, pour un premier album, nous livrent un conte fantastique bien surprenant.

Surprenant à travers les 3 personnages clefs aux traits plutôt enfantins : Tani, Mr. Deeds et le voleur !

Tani, constamment agressée par sa mère, est une petite fille rêveuse, passionnée d’étoiles et amie du gardien du musée où elle adore contempler une mystérieuse météorite. Notons que le nom de notre petite héroïne vient d’ailleurs du diminutif de la femme d’Olivier Cinna.

Mr. Deeds, horloger et inventeur, dont le chapeau totalement disproportionné par rapport à sa petite taille est à l’échelle de son génie.

Le voleur vient compléter le génie de Mr. Deeds et le côté rêveur de Tani par son côté péplum afin de former un trio bien complémentaire.

Surprenant à travers une histoire bien étrange, dont ce « Mystère de l’étoile » forme le tome de mise en place d’une trilogie fantastique. C’est l’histoire d’une malédiction, d’une météorite mystérieuse aux étranges pouvoirs et d’un monstre aux traits d’enfant auxquels notre singulier trio devra faire face.

Mais surtout surprenant à travers le dessin d’Olivier Cinna qui nous plonge dans un univers imaginaire des années 20 à Paris. Un dessin au crayon, couvert de tons pastel qui façonnent cette atmosphère bien étrange de Mr. Deeds. Alors que le terme « fadeur » viendrait cataloguer toute autre BD coloriée de telle façon, c’est bien de splendeur et de douceur qu’il faut parler ici. Un dessin sublime qui rend presque superficiel le peu de texte qui s’y trouve pour une BD qui se regarde plus qu’elle ne se lit.
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Le Chant des Stryges
T. 9 : Révélations
03 Octobre 2005
La bataille pour la possession du grimoire de Venoncius, que Debrah s’était appropriée dans le tome précédent, continue avec d’un côté Abeau et sa sœur Cylinia et leur mystérieux commanditaire et de l’autre, le milliardaire Sandor Waltman.

Parallèlement à cette quête pour le grimoire que se livrent Debrah et les agents de Waltman, Nivek et Jill décident de prouver au professeur Chapman (qui détient toujours sa fille Melly) que les Stryges existent en faisant analyser l’ADN d’une plume de Stryge.

Le Lieutenant Reese laissé pour mort, Nivek prend une balle dans l’épaule et Debrah dans le genou, mais pas de panique pour la suite des aventures car ils retrouvent la grande forme d’ici la fin de l’album car nous ne sommes qu’à la moitié de cette série prévue en 3 cycles de 6 tomes et Corbeyran a apparemment encore besoin de la plaine capacité de tous ces personnages afin de poursuivre son aventure.

On en apprend pas mal sur Sandor G. Weltman dans ce tome et en plus on a enfin droit à l’apparition d’un Stryge dans ce deuxième cycle : pourvu que ça continue !
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Le Chant des Stryges
T. 8 : édition N & B
03 Octobre 2005
Nos héros tentent de récupérer le grimoire de Venoncius, espèce d’encyclopédie des Stryges, et doivent pour cela lutter contre le lieutenant Reese, qui s’avère être le bras droit de Sandor G. Weltman. Mais, Kevin, Debrah et Jill sont également contactés par Cylinia et son frère Abeau, qui proposent de joindre leurs forces afin de vaincre leur ennemi commun : l’énigmatique Sandor G. Weltman.

Dans ce tome Eric Corbeyran, s’amuse à distiller à petites doses des zones d’ombres afin de tenir le lecteur en haleine et à tisser son univers de Stryges en référant habilement aux autres séries Stryges (Le Clan des Chimères et Le Maître du Jeu).

Si le suspens est habilement soutenu on peut regretter de ne pas encore avoir vu un Stryge apparaître dans ce nouveau et avant-dernier cycle. Mais bon, vu qu’il y a encore dix albums de prévus, ils ont encore le temps de s’échauffer la voix en coulisses pendant un certain temps avant de venir chanter en surface ces fameux Stryges !
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Le Chant des Stryges
T. 7 : Rencontres
03 Octobre 2005
Tout comme Van Hamme, qui (20 ans après) avait miraculeusement relancé son « Histoire sans héros » avec une série de meurtres, Cobeyran relance la chasse aux Stryges suite à six assassinats de membres importants du réseau de notre héroïne Deborah Faith. Une nouvelle mission l’attend : éliminer Sandor G. Weltman !

Parallèlement, Jill, ex membre du réseau et également tueuse professionnelle veut retrouver Deborah afin de mettre un terme à ses cauchemars et sa maladie, car elle aussi à reçu le « baiser d’oubli » des Stryges.

Après sept ans, nos héros, renforcés par Jill, retroussent à nouveau leurs manches avec un seul nom en tête : Sandor G. Weltman ! Cet avant-dernier cycle, prévu en six tomes, est bien lancé !
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Les Compagnons du crépuscules
T. 3 : Le dernier chant des Malaterre
30 Septembre 2005
Après un agréable moment de rêveries dans le tome 2, notre mystérieux chevalier et ses compagnons continuent ici la quête entamée dans le premier tome. L’épilogue de cette série se déroule à Montroy la belle, balancé entre un monastère où un manuscrit sur Merlin fortement convoité s’achève et un château dirigé par Neyrelle, l’aînée des trois sœurs, dont Blanche vola le cœur de notre mystérieux chevalier dans le passé.

Comme dans les deux tomes précédents les dialogues d’antan et les merveilleux dessins détaillistes et lumineux ont toujours le mérite de dépayser le lecteur en le plongeant au beau milieu de cette fresque moyenâgeuse !

Par contre, si d’autres ont apparemment été largués dans un des tomes précédents au niveau du scénario, moi c’est ce troisième tome assez copieux qui m’a quelque peu perdu. Ce n’est pas qu’on ne comprend pas l’histoire, mais il y a comme une brume (certainement voulue) qui entoure l’histoire et qui, une fois arrivé à la fin du tome incite à le relire afin d’éclairer ces zones d’ombre.

C’est donc légèrement mitigé par le scénario, mais toujours envoûté par le dessin et les dialogues que j’ai conclu cette série.
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Ethan Ringler agent fédéral
T. 1 : Tecumska
30 Septembre 2005
C’est avec Ethan Ringler, âgé de 17 ans, que le lecteur débarque à New York à la recherche des origines indiennes de la mère d’Ethan. Refusant l’aide financière de son grand-père notre jeune ami tente de ce débrouiller seul en cherchant des petits boulots. Doté d’une bonne dose de courage et de culot il grimpera vite sur le marché de l’emploi, passant de barman à garde du corps et finalement agent fédéral.

Ce premier tome forme une excellente mise en place des personnages et de l’ambiance de l’époque. Filippe, qui avait également scénarisé l’excellent « Livre de Jack/Sam » se lance ici dans un bon western où l’on dégaine avant de parler, avec des saloons où la bagarre fait partie des divertissements et où les indiens … se font bouffer par les blancs.

Le dessin de Mezzomo (Luka, Le Roi Vert) livre des personnages bien caractéristiques dans un décor crédible qui laisse présager une bonne documentation sur l’époque.

Pour une mise en place, ce premier tome nous livre déjà une intrigue accrocheuse, pleine d’aventures d’un jeune homme aux origines indiennes qui a tout pour survivre aux dangers qui le guettent et pour plaire au lecteur qui s’empressera d’aller lire la suite de la destiné de Tecumska.
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1945
1945
30 Septembre 2005
Keiko Ichiguchi est une mangaka qui réside en Italie depuis plus de 10 ans et c’est donc imbibée de l’Europe qu’elle s’attaque à un récit sur fond de deuxième guerre mondiale. Avec Osamu Tezuka comme référence dans le genre avec l’excellente «Histoire des 3 Adolf», la barre fut placée très haut pour les autres mangakas voulant s’attaquer à la grande guerre.

Tout comme Tezuka qui basa son histoire sur l’amitié impossible entre un Juif allemand et son ami qui se retrouve parmi les Jeunesses hitlériennes pendant le conflit, Ichiguchi signe ici un drame sentimental basé sur l'histoire d’amour impossible entre Alex, enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes, et Elen, jeune Allemande qui s’oppose au régime d’Hitler depuis que sa meilleure amie, Rosa, une juive, fut déportée.

Néanmoins, Ichiguchi parvient à se distinguer de l’œuvre de Tezuka en racontant son histoire d'un point de vue totalement allemand, tout en s’approfondissant sur le mouvement estudiantin allemand de la Rose Blanche, qui s'opposa au nazisme.

Autre différence avec « l’Histoire des 3 Adolf » qui est un manga seinen (pour adultes), est que « 1945 » est plutôt un « shojo » (manga pour filles) dont le scénario est beaucoup plus léger et dont le dessin idéalise les personnages dépourvus de toute laideur (blonds aux yeux bleues) afin de plaire aux filles.

Cette légèreté du scénario peut déranger durant les scènes de guerre au front et interroger le lecteur sur le fait que nos trois protagonistes se retrouvent où qu’ils soient en Allemagne, voir même à Stalingrad (le monde est petit n’est-ce pas !). D’un autre côté, avec le mouvement estudiantin de la résistance au nazisme, on prend plaisir à s’interroger sur les raisons de la guerre sur fond d’une histoire d’amour « shojo ».

Il faut enfin souligner que « 1945 » fut le premier manga prépublié en ligne en Europe (sur le site du quotidien belge lalibre.be) suite à l’initiative de Kana qui a développé un moteur de lecture en ligne de manga, le Kanabox.

Finalement je peux également me réjouir d’avoir reçu ma première dédicace d’un auteur manga, qui a en plus a eu l’originalité de dédicacer en kimono dans un magasin spécialisé du centre de Bruxelles que je tiens à remercier. Espérons que les autres mangakas suivront !
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Le Chat du rabbin
T. 1 : La Bar-Mitsva
26 Septembre 2005
Le chat du rabbin est heureux, constamment cajolé par la fille du rabbin, Zlabya. Puis, en mangeant le perroquet il va acquérir la parole, mais également le mensonge. Faisant découvrir au lecteur bien des choses sur l’usage de la parole, il finira par conclure que "Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux".
En tant que chat juif, et maintenant qu’il sait parler, il exprime son désir d’apprendre les textes saints et de passer sa bar-mitsva. Loin d’une leçon sur la Torah, le chat du rabbin va prendre un malin plaisir à titiller la culture juive de façon aiguisée et espiègle. Cette réflexion sur la religion et la société juive de la part d’un chat s’interrogeant lui-même sur son quotidien et les effets de l’usage de la parole sur celui-ci est d’une intelligence astucieuse.
Le dessin aux couleurs chaleureuses plonge le lecteur dans les décors d’Alger au XXe siècle.
Le Chat du Rabbin est un récit intelligent et subtil, débordant d’humour, de dérision et d’humanité.
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L' Histoire de Siloë
T. 2 : Temps mort
23 Septembre 2005
Siloë et son père, l’ancien chercheur en physique nucléaire Sidney Mc Guffin, parviennent à échapper au mystérieux consortium qui la "soignait". Norman Hawking, le journaliste qui enquête sur les attentats meurtriers de New York, établit un lien entre les Psybombes, les caissons de relaxations vendus par le Consortium et les pouvoirs de Siloë.

Evoluant vers la schizophrénie, Siloë a du mal à maîtriser son pouvoir dévastateur et se retrouve traquée par des organisations voulant exploiter ses facultés. Le fait de donner un tel pouvoir à une petite fille crédule de dix ans ne rate pas son effet chez le lecteur qui ne peut qu’éprouver beaucoup de sympathie pour cette héroïne.

Durant cette course poursuite passionnante Le Tendre explore les dessous du monde SF qu’il a crée sans pour autant user de la SF pour aider nos héros à s’en sortir, ce qui accentue encore un peu plus la vulnérabilité de nos héros face à la dureté du monde qui les entoure.

Le dessin et les couleurs de Servain restent excellents pour un deuxième tome toujours aussi crédible, du même niveau que le premier tome et qui nous rapproche du dénouement prévu dans le tome suivant.
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L' Histoire de Siloë
T. 1 : Psybombe
23 Septembre 2005
Siloë est une petite fille de dix ans qui fut exposé à des ultrasons avant sa naissance, durant une expérience scientifique qui coûta la vie à sa mère. Dotée de facultés télépathiques elle est "soignée" par un consortium puissant.

Au même moment, de violents attentas frappent New York : des passants, surnommés Psybombes, propagent des ondes mentales fulgurantes et meurtrières. Norman Hawking, journaliste et vétéran de l’espace, enquêtant sur les Psybombes, découvre l’existence de Siloë.

Tout en développant parallèlement les différents personnages, Le Tendre distille habilement son intrigue tout en touchant le lecteur avec des personnages émouvants et humains. De plus l’univers qu’il crée est tout à fait crédible, n’usant pas de la science-fiction pour faire rebondir le scénario de manière débile, mais seulement pour créer un environnement qui est en harmonie avec un scénario crédible.

Quant au dessin, Servain ne fait qu’accentuer la crédibilité de l’environnement créé par Le Tendre et nous livre en plus des couleurs sublimes.

Avec plus de 70 pages, Servain et Le Tendre nous livrent ici bien plus que la mise en place d’une série prévue en trois tomes. Bref, une agréable BD de science fiction, copieuse, cohérente et avec des personnages touchants ! Irréprochable !
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Black OP
T. 1 : Black OP
23 Septembre 2005
Floyd Whitman, un ex agent de la CIA, enquête sur une fraude électorale de grande envergure. Du coup, Floyd se retrouve avec deux tueurs russes bien décidés à le liquider sur le dos. C’est là qu’il se souvient de Vladen Nechkov qui l’avait aidé à faire passer à l’occident un savant russe et qui est aujourd’hui à la tête de la mafia russe américaine.

A l’aide de flash-back bien dosés, Desberg nous en apprend plus sur les liens entre la CIA et la mafia russe et sur le passé de Floyd, dont le père fût tué par les communistes.

L’ambiance CIA pendant la guerre froide et un scénario accrocheur dès les premières planches ont tout pour convaincre le lecteur de la qualité de ce thriller d’espionnage. L’intrigue est distillée avec soin et l’arrière plan politique augmente l’intérêt d’une histoire d’espionnage plutôt classique.

Du côté du dessin, même si le découpage est irréprochable, la façon de dessiner les personnages rend parfois difficile de reconnaître ceux-ci de loin et c’est bien dommage.

Bref, un thriller classique mais efficace, au scénario et à l’ambiance sympa et qui devrait faire mouche chez beaucoup de lecteurs.
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Les Compagnons du crépuscules
T. 2 : Les yeux d'étain de la ville glauque
20 Septembre 2005
Un deuxième tome plus mystérieux mais tout aussi captivant et envoûtant que le premier. Deux histoires parallèles s’entremêlent et nous entraînent dans un univers à la limite du rêve et du cauchemar.

Le lecteur, en refermant ce deuxième tome, comme à la sortie d’un rêve, ne comprend pas tout ce qui c’est passé, tout en se rendant compte que nos héros se sont rendus à la ville glauque et que le cauchemar des Duards est terminé.

Un grand récit pour un moment de rêverie plein d’aventures. Le réveil peut néanmoins paraître brutal face à l’incompréhension partielle de ce qu’on vient de rêvasser.
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Les Compagnons du crépuscules
T. 1 : Le sortilège du bois des brûmes
20 Septembre 2005
L’histoire commence par un mystérieux chevalier qui se trouve deux compagnons de voyage au bout d’une corde : l’Anicet à la limite de la pendaison et Mariotte, prise au piège les jambes en l’air et le cul à l’air (voir couverture).

Bourgeon nous propulse directement au Moyen-âge grâce à un dessin merveilleux, plein de détails et pourvu d’un jeu de lumière somptueux. Grâce à un vocabulaire et une conjugaison adaptés, auxquels il faut certes d’abord s’habituer, il parvient à nous décaler du monde où nous vivons pour nous plonger dans cette ambiance d’antan et nous servir des dialogues poétiques et chantants.

Les personnages, diamétralement opposés se fondent et se complètent magistralement dans cette aventure qui passe du chevaleresque à l’heroïc fantasy avec maestro. Bref, un excellent premier tome d’une série typique Bourgeon.
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L' Autoroute du Soleil
T. 1 : L' Autoroute du Soleil
20 Septembre 2005
Quand le docteur Raoul Faurissier, activiste déjanté de "l'Élan National Français", retrouve sa femme au lit avec un jeune immigré nommé Karim, il n’a plus qu’une chose en tête : la vengeance !

Il s’en suit une cavale pleine de rebondissements à travers toute la France avec d’un côté, Raoul Faurissier et sa bande de fachos et de l’autre Karim le tombeur et Alexandre le fils d’ouvrier italien immigré, vouant une admiration sans borne à Karim.

Pendant 430 pages, le lecteur va se retrouver au milieu de cet incroyable road-movie, se retournant régulièrement pour voir si ce fou de Faurissier ne l’a pas rattrapé ! Les personnages sont tous très bien développés et c’est se liant d’amitié pour Karim et Alexandre que le lecteur va prendre part à cette fantastique course-poursuite.

Les rencontres que font Karim et Alexandre durant leur fuite ne sont pas toutes agréables, mais elles apportent toutes un plus à l’histoire. La narration est très fluide, tout s’emboîte parfaitement et on est vite happé par l’histoire.

Le dessin de Baru est plutôt spéciale mais colle parfaitement à l’histoire. Depuis sa première édition, une nouvelle édition en deux volumes et au format légèrement plus grand est parue dans la collection "Ecritures".
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Desperados
T. 1 : Danse de mort
20 Septembre 2005
Un thriller horrifique en plein Far West où l’auteur ose mélanger le western classique (avec des bonnes vieilles fusillades dans tous les sens) à des événements surnaturels et à de la magie.

Bon, tout d’abord pour ceux qui n’apprécient pas la couverture plutôt originale pour un western (moi je la trouve plutôt pas mal), vous pouvez trouver les couvertures originales de la série DESPERADOES en cliquant ici.

Quant à l’histoire qui se déroule dans le grand Ouest américain, la partie western est très classique avec des personnages qui tirent d’abord et cherchent les explications ensuite. Quand ça tourne mal pour nos trois héros, ce n’est pas la cavalerie qui arrive à la rescousse, mais les indiens (pourquoi pas). La partie occulte se mêle plus ou moins bien à la partie western, mais pour la partie surnaturelle (surtout celle à la fin de l’album) c’est vraiment plus que limite. Ce sont ces moments un peu débiles où le côté "Buffy The Vampire Slayer" et "Angel" de Mariotte (dont il est également l’auteur) fait surface qui m’ont surtout dérangé dans cet album.

Des trois hors-la-loi, c’est le vieux baroudeur cynique Gideon Brood qui est le plus crédible et le mieux développé. Le psychopathe versé dans les arts occultes fait un peu penser à Ringo, le dangereux psychopathe qui égorge des femmes dans Dust de Blueberry pour offrir leur sang au Dragon Rouge, sans pour autant lui arriver à la cheville.

Le dessin, autant comics que western, ne m’a pas trop dérangé mis à part les bulles comics rouges et jaunes qui apparaissent de temps en temps.

Bref de l’action typique western (dont je ne me plains jamais) mélangée à de l’horreur surnaturelle dans le grand Ouest américain et pour lequel j’ai énormément de mal à donner une côte car je suis certain qu’il y en a beaucoup qui n’aimeront pas du tout ! Quant à moi, il suffit de mettre un cow-boy et un indien pour que j’aime ...
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Les Mauvaises gens
Une Histoire de militants
20 Septembre 2005
Adorant Davodeau, c’est sans la moindre hésitation que je me suis jeté sur Les Mauvaises Gens. J’ai directement retrouvé ce dessin simpliste mais efficace typique Davodeau, tout en étant agréablement surpris que dans ce récit il dessine aussi ses parents, mais également lui-même. C’est ainsi qu’on prend plaisir à voir le petit Davodeau un Astérix à la main ou sur une table de dessin avec en face de lui un plumier avec ACDC écrit dessus. Et petit à petit on découvre le petit Davodeau et ses origines.

Ce côté autobiographique de l’ouvrage m’a bien plus. La perception du petit Davodeau de la religion et de la politique est narrée et dessinée comme seule Davodeau est capable de le faire. Seulement, le sujet principal de cet ouvrage n’est pas la famille Davodeau, mais les gens qui militent au sein de cette région catholique et ouvrière et comme le dit honnêtement Davodeau à la fin de cet ouvrage : ce récit est pour eux ! Et donc : pas pour moi !

Le sujet ne m’a donc pas accroché du tout, car lire un récit sur les syndicats, la religion, la politique et ses militants, dans un pays qui n’est pas le mien et une période qui date d’avant ma naissance... désolé mais j’ai plus tendance à décrocher qu’à accrocher. Donc même si le côté autobiographique m’a intéressé, le côté plus historique et militant m’a plutôt ennuyé et je me vois donc dans l’obligation de donner ma toute première mauvaise note au grand dadais... ce qui lui rappellera peut-être l’école.
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Ratafia
T. 1 : Mon nom est capitaine
20 Septembre 2005
Excellent ! Je crois que je viens de découvrir le même plaisir qu’Obélix quand il croise ses pirates favoris dans un album d’Astérix. Moi, mes pirates favoris, ce sont ceux de Ratafia dorénavant !

L’album commence avec l’entrée en scène extraordinaire de ce petit marin excentrique qui s’annonce comme le nouveau capitaine du navire. Après avoir bluffé l’ancien capitaine Charles aux cartes, il parvient à bluffer l’équipage et le lecteur avec son audace.

Ce petit personnage mystérieux, qui n’est pas intéressé par les trésors mais plus par la littérature, la peinture et la sculpture, va changer la vie de cet équipage qui finira par danser en tutu et par abandonner des trésors.


Cette aventure de pirates humoristique est pourvue de dialogues bourrés de jeux de mots et de finesse. Un mélange d’humour, de finesse, de dérision, de poésie, de critique sociale (avec les fameux Dos Fixes) et de fraîcheur qui se retrouve dans les dialogues ainsi que dans le dessin.

Mélange d’absurdité et de subtilité pour un tome que je ne peux que conseiller !
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Le Livre des destins
T. 1 : Le Premier pas
20 Septembre 2005
Voici le premier album d’une série prévue en trois tomes, dont le scénario se situe entre "Le livre de Jack/Sam" et une des aventures de Blake et Mortimer. Si dans le "Le livre de Jack/Sam" tout le monde avait son propre livre retraçant sa vie, ici il n’y qu’un livre, mais dont le contenu à la faculté de s’adapter au lecteur.

Roman, notre jeune héros innocent et fan de Peter Pan, va se retrouver en possession de ce mystérieux livre des destins. A peine aura-t-il redécouvert son passé dans ce livre qui raconte la vie (passée et future) de celui qui le lit, qu’il se le fera dérober par deux étranges hommes en blancs.

La poursuite est lancée et comme Roman n’est apparemment pas le seul à vouloir reconquérir son futur, une aventure palpitante s’annonce à la suite de ce premier tome intrigant.
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L' Etoile du désert
L' Etoile du désert - Intégrale
20 Septembre 2005
Matthew va découvrir que c’est souvent une fois privé d’une chose que l’on se rend compte de sa vraie valeur. Etant un homme vivant selon une logique implacable sans place pour l’aléatoire, il ne pourra croire que le meurtre violent de sa femme et de sa fille est dû au hasard. Cette étoile gravée au couteau sur le corps violé de sa fille doit avoir un sens et, tout comme le lecteur, Matthew fera tout pour vite apprendre la vérité.

Le scénario, mélange entre polar sombre et western violent, est excellent, les dialogues habiles et la voix off suit à la perfection la logique et le raisonnement calculé de notre héros, qui ressemble étrangement à Sean Connery. Le dessin de Marini est fabuleux et nous plonge au milieu de cette ville du fin fond de l’Amérique du XIXième siècle, là où les pires énergumènes du Far West font la loi.
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Lola Cordova
Lola Cordova
20 Septembre 2005
D’abord quelques conseils afin de pouvoir acheter cet album :

1. Ne pas regarder la couverture, qui est pour ma part ignoble et n’incite pas du tout à l’achat !
2. Ne pas feuilleter l’album avant de l’acheter car les dessins risquent de vous exploser la rétine et de vous dégoûter.

Impossible de résumer ce one-shot, quoi que le terme one-shoot soit plus approprié pour ce trip qui vous défonce le cerveau et les yeux. Lola est une pute nymphomane aussi vulgaire que les dialogues de cet album, qui s’en sort toujours avec son cul, sur terre tout comme dans l’espace. Elle mettra 64 pages à baiser tout ce qui bouge, votre esprit inclus !

Une fois la BD refermée, ne sachant pas si on vient de percuter un OVNI ou si on sort d’un trip cosmique, on se demande s’il n’aurait pas mieux valu prendre l’aspirine avant la lecture.

Sex, drugs & trash, une BD à ne pas offrir aux enfants à Noël ou à leur communion ! C’est osé, difficile à digérer, mais comme après n’importe quel trip on finit par se dire ... et pourquoi pas une petite suite, ... allez rien qu’une petite ?
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L' Immeuble d'en face
T. 1 : L' Immeuble d'en face
20 Septembre 2005
Une histoire complètement banale, la vie de tous les jours des locataires d’un immeuble de trois étages, mais tellement bien racontée qu’on prend vraiment plaisir à découvrir cette tranche de voyeurisme.

Tout comme dans le film "Sliver" avec Sharon Stone on va observer la vie de ces locataires, s’amuser de leurs interactions et apprécier surtout les non-dits ! Le dessin de Vanyda, fortement influencé par le dessin manga, se prête parfaitement à la simplicité de l’histoire. Un bon moment de lecture !
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Lincoln
T. 3 : Playground
20 Septembre 2005
Après quelques apparitions furtives dans les deux tomes précédents, le Diable en personne s’installe aux commandes de ce troisième tome. Après avoir transporté Lincoln à New York, il espère en faire le plus grand truand de la ville, mais c’est bien évidemment sans compter sur le caractère contradictoire de Lincoln.

Après Dieu, c’est donc le diable qui va se casser les dents sur le caractère de Lincoln dans un troisième tome que j’ai autant apprécié que les deux premiers.
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Lincoln
T. 2 : Indian Tonic
20 Septembre 2005
… et Dieu vit que ça allait mieux avec Lincoln …

Lincoln, en plus de trimballer sa mauvaise humeur et Dieu, doit maintenant également trimballer trois trouducs qui l’appellent chef ! C’est en cette charmante compagnie, qui a tout pour lui déplaire, que Lincoln va commettre des bonnes actions contre son goût.

Les dialogues sont toujours aussi savoureux et l’apparition (également sous sa forme humaine) de Satan ne fait qu’améliorer la situation. De plus, Lincoln a légèrement évolué depuis le premier tome et commence à se sentir impliqué dans ce qu’il fait.
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Lincoln
T. 1 : Crâne de bois
20 Septembre 2005
… et puis Dieu créa Lincoln et il vit que ce n’était pas bien du tout !

Lincoln, fils d’une pute et d’un spermatozoïde aléatoire, n’est pas née sous une bonne étoile et il en veut à tout le monde d’avoir une vie de chien. C’est sans but et sans joie, mais non dépourvu d’un esprit affûté, qu’il vagabonde à travers le pays.

Et c’est là que Dieu décide d’intervenir afin de faire découvrir le bonheur à Lincoln. Ayant pris une forme humaine, Dieu devient le compagnon de route de Lincoln, au grand bonheur du lecteur qui ne peut que se réjouir des dialogues exquis qui s’en suivent.

Un scénario très original, des dialogues savoureux, une histoire soutenue, le tout arrosé de cynisme et d’humour : bref une série qui a tout pour plaire ! D’ailleurs, ceux qui apprécient devraient également apprécier la série Ratafia et vice-versa.
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Le Sommet des Dieux
T. 2 : Le Sommet des Dieux
20 Septembre 2005
Afin de retrouver l'appareil photo de l'alpiniste Mallory disparu sur l'Everest dans les années 20, Fukamashi va d’abord tenter de retracer la vie de celui qui a retrouvé cet appareil : le mystérieux alpiniste japonais Habu Jôji !

Interrogeant tous ceux qui auraient été en contact avec Habu, il découvrira vite la parallèle qui le lie à un autre alpiniste japonais légendaire : Hase Tsuneo.

A l’aide de paysages de montagne impressionnant Taniguchi parvient à décrire avec suspens le combat de ces deux héros face aux sommets du monde et dissipe tout doucement la brume qui entoure le passé de Habu Jôji. Fabuleux !
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Le Sommet des Dieux
T. 1 : Le Sommet des Dieux
20 Septembre 2005
Un récit sur l’alpinisme. Voilà un sujet qui à la base me passionne autant que le bilboquet ! Et pourtant une fois l’album refermé … heureusement que j’habite en Belgique et qu’il n’y a pas de montagnes dans les parages sinon, ce n’est pas l’envie d’en escalader une qui me manque.

A travers l’histoire d’Habu, Taniguchi nous fait découvrir l’alpinisme et à travers un dessin manga au sommet de son art il nous fait grimper sur le toit du monde. A cet extraordinaire combat de l’homme sur la montagne il mêle une histoire de détective via le photographe Fukamachi qui est bien décidé à élucider un des premiers mystères de l’Himalaya.

Vu la passion que Taniguchi parvient à libérer en moi pour l’alpinisme avec ce premier des cinq tomes, j’en viens presque à redouter qu’il écrive un jour un récit sur le tricot, de peur de me retrouver avec des caleçons en laine, faits maison ! Passionnant !
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Le Sommet des Dieux
T. 3 : Le Sommet des Dieux
20 Septembre 2005
S’il y a une chose qu’un japonais ne supporte pas, c’est qu’on lui pique son appareil photo!

Fukamachi retourne donc au Népal, bien décidé de retrouver le mystérieux appareil photo et le mythique grimpeur japonais Habu Jôji, ainsi que son sherpa.

Ce troisième tome s’éloigne donc de la montagne pour plus se diriger vers le polar avec l’enlèvement de Ryôko comme ultime rebondissement. Taniguchi laisse de côté l’alpinisme pour mieux se consacrer aux sentiments des personnages principaux, tout en s’intéressant à la culture népalaise.
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Quintett
T. 2 : Histoire d'Alban Méric
20 Septembre 2005
Voici une histoire classique et prévisible à la trame identique au premier tome : une histoire d’amour sur arrière-plan de guerre en Macédoine.

L’histoire d’amour est cependant différente que dans le premier tome et décrit l’amour fou du lieutenant Alban Méric pour le jeune grec Manolis. On prend également plaisir à retrouver les endroits et les personnages du premier tome et à revivre certains événements à travers le regard d’une autre personne.

Même si l’intrigue se dévoile lentement dans ce deuxième tome, il faut néanmoins souligner que le fait de jouer avec le regard des différents personnages sur les mêmes événements est loin d’être aussi habilement développé que dans la magistral "Berceuse Assassine".

Loin d’être passionnant, cet agréable récit commence tout de même à chatouiller la curiosité du lecteur.
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Quintett
T. 1 : Histoire de Dora Mars
20 Septembre 2005
Ce premier tome raconte en toute simplicité l’histoire d’amour de la chanteuse de cabaret Dora Mars, qui accepte d’aller distraire les troupes pendant la guerre en Macédoine afin de retrouver le pilote de l’armée française Armel Flamant, qui ne répond pas à ces lettres.

Comme le titre le laisse présager, ce récit se concentre surtout sur le personnage de Dora Mars, ses sentiments, ses espoirs et ses désillusions. Si cette vision est parfaitement servie par le dessin et les couleurs de Cyril Bonin, le lecteur s’apercevra très vite qu’il doit également se concentrer sur ce que Dora ne raconte pas en détail, car c’est bien autour de Dora Mars qu’il a dû se passer quelque chose.

Deux homes semblent toutefois en savoir plus et le lecteur devra se plonger dans les tomes suivants afin de regrouper tous les éléments nécessaires afin d’élucider le secret qui lie ces cinq destins.
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Narvalo
T. 1 : Mercenaires princiers
20 Septembre 2005
Une nouvelle série d’action où, Narvalo, à la tête d'un commando de mercenaires, est chargé de protéger une plate-forme en pleine mer du Nord : le Zeeland.

Le problème principal de cette nouvelle série est que les mercenaires ne sont pas du tout crédibles avec un Narvalo pas costaud du tout, se faisant facilement avoir par le premier venu et à la tête d’une troupe qui ne l’écoute même pas !

Même si le scénario est plutôt original, cette aventure au rythme soutenu est malheureusement, par moment, également pourvue de dialogues pas trop recherchés.
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La Guerre d'Alan
T. 2 : La Guerre d'Alan
20 Septembre 2005
Après l’apprentissage d’Alan dans le premier tome, le voici qui débarque en France pour participer à la grande guerre. Première constatation: la guerre c’est bien plus relax que l’apprentissage: d’abord deux mois de congé car les armes et véhicules se sont perdus en chemin et puis un ennemi qui reste invisible.

Arrivé après le levé du rideau sur cette guerre, le peloton d’Alan croise le Continent d’Ouest en Est sans rencontrer l’ennemi et surtout sans vraiment connaître son but et sa destination finale. Cette petite balade absurde et désorganisée d’après-guerre montre comment des soldats parviennent à mourir au “combat” sans même rencontrer l’ennemi, comment Alan prend plaisir à voyager à travers l’Europe sur le compte du gouvernement américain et comment on parvient à se faire décorer malgré l’inactivité, l’ennui et l’absence de combat.

Un récit déroutant sur un peloton qui changea le cours de la guerre sans même y participer. Par contre pour suivre un cours de géographie c’est raté, car, comme tout bon américain, le type est incapable de nommer un nom de ville dans toute l’Europe qu’il a traversé.
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La Guerre d'Alan
T. 1 : La Guerre d'Alan
20 Septembre 2005
On suit ici les sauts de mémoire d’un vétéran de la guerre: Alan Ingram Cope. Scrutant sa mémoire parfois défaillante, cet ancien G.I. nous raconte la préparation à la guerre et la formation du soldat Alan sur son sol natal avant de partir à la guerre.

Rien d’extraordinaire ne se passe, c’est tout simplement le récit honnête d’un type qui se voit former au combat avec quelques anecdotes comme toute personne ayant fait son service militaire pourrait vous raconter. Et pourtant on prend un réel plaisir à lire cette pré-aventure d’un type comme les autres qui un jour va partir au combat.
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Courtney Crumrin
T. 1 : Les Choses de la nuits
20 Septembre 2005
Bienvenue dans le monde cauchemardesque et bourré d’imagination des enfants et en particulier dans celui de la courageuse petite Courtney Crumrin.

Développant son propre monde à l’insu de ses parents, la petite Courtney se découvre lentement une passion pour la sorcellerie et les créatures fantastiques et va se lier d’amitié avec son oncle, qui n’a peut-être pas très bonne réputation dans le cartier mais semble en savoir beaucoup sur les créatures de la nuit.

Un récit accrocheur ou le lecteur se lie d’amitié avec cette petite apprentie sorcière rejetée de tous et rejetant le monde réel au profit de son propre monde bien étrange.
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La Conjuration d'opale
T. 1 : Le Serment
20 Septembre 2005
Nostradamus, voulant confier ses fameux secrets décide de donner la tâche de sauver son œuvre aux futurs descendants de trois naufragés qu’il guérit de la peste. Et miracle, les trois descendants, chacun muni d’une opale, se retrouvent et semblent en plus avoir tous les atouts nécessaires pour affronter les dangers qui les guettent. Voilà déjà un beau pied de nez aux chefs de personnel qui essaient de recruter le personnel adéquat de la part de ce cher Nostradamus.

Unis par la dette de leurs parents, nos trois compères (la jeune et belle corsaire Walaya du Martray, un mercenaire suédois Éric Gustavson et un officier proche du cardinal Joachim Pratentis) vont donc devoir affronter les forces du cardinal Richelieu ainsi que la mystérieuse loge "Ars Magna" afin de préserver on ne sait pas trop quoi.

Ce tome d’introduction lance cette nouvelle aventure de Cobeyran dans un contexte historique sans rien dévoiler sur l’intrigue. Bref un premier tome bien commercial qui ne fait pas avancer le schmilblick, mais se laisse lire facilement. Je ne sais pas ce que Nostradamus a prédit pour cette série, mais ce premier tome est à lire sans trop réfléchir !
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100 bullets
T. 1 : 100 bullets
20 Septembre 2005
Dans ce premier tome, on découvre deux histoires différentes, mais au scénario identique. A chaque fois, le personnage central reçoit une valise du mystérieux agent Graves. Dans cette valise : une arme, 100 cartouches, le nom et l’adresse de la personne qui est la cause de tous leurs malheurs et surtout une garantie d’immunité pour le crime à commettre.

Au niveau scénario, impossible de ne pas faire le lien avec "Les Enchaînés", autre excellente série où les personnages reçoivent également une mallette, une arme et les données des personnes à tuer.

La première histoire, plus classique, se déroule au milieu des gangs. La deuxième est plus raffinée et meilleure, mais malheureusement beaucoup plus courte.

Un comics sans super-héros et un très bon polar à l’histoire très dynamique et aux dialogues excellents.
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Garulfo
T. 6 : La Belle et les bêtes
31 Aout 2005
Cet album est pour moi le meilleur des six et constitue l’apothéose de ce conte de fée satirique. Etant probablement le seul conte où le prince charmant aspire à devenir batracien pour finalement vivre heureux et faire beaucoup de têtards, cet album s’amuse à regrouper tous les acteurs de cette pièce de théâtre aux dialogues fabuleux, tout en faisant un clin d’œil aux autres contes populaires (la belle et la bête, le chat botté, le petit poucet, la belle au bois dormant, etc.).

Ce mélange d’aventure, de dérision, de satyre, de poésie, de tendresse, de philosophie et de magie se termine comme tout conte de fée qui se respecte et de la même manière que le premier cycle, avec cette petite différence que cette fois, on a l’impression que Romuald a bien compris la leçon. Parfait !
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Garulfo
T. 5 : Preux et prouesses
31 Aout 2005
Si le tome précédent nous avait fait partager quelques moments de tendresse entre l’ogre et la princesse, ce tome ci se veut plus dynamique et bourré d’action. L’album s’ouvre par une chute vertigineuse de nos deux amis, qui devront ensuite éviter le lynchage pour finalement pouvoir participer aux joutes de chevaliers qu’ils devront impérativement gagner pour obtenir le fameux baiser de la princesse Héphylie.

Cette alternance d’action, de dialogues exquis et de situations d’infortune, combinée aux dessins fabuleux de Bruno Maïorana donnent une impression de dessin animé au lecteur, qui prendra sans aucun doute autant de plaisir à lire ce nouvel album, moins novateur, mais plus dynamiques que les précédents.
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Garulfo
T. 4 : L' ogre aux yeux de cristal
31 Aout 2005
Le tandem Garulfo/Romuald, toujours à la recherche de la princesse Héphylie, fonctionne encore à merveille avec de nouvelles scènes hilarantes. Amusant de voir un corps de grenouille expliquer la ‘logique’ humaine à un corps d’humain et un humain expliquer comment manger des insectes à un batracien. La naïveté de Garulfo, combinée aux expressions incrédules de Romuald dans son corps de grenouille font merveille.

Heureusement pour le lecteur, leur quête pour retrouver leurs formes respectives n’aboutira pas dans cet album car ils n’y rencontreront même pas la princesse, qui parodiant la Belle et la Bête, passe sont temps dans la maison d’un Ogre. Cette nouvelle relation entre la princesse et l’ogre donne une petite touche de tendresse à cet album, que l’auteur s’amuse à alterner avec les drôleries de notre duo favori.
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Soupe froide
Soupe froide
29 Aout 2005
Charles Masson nous fait suivre le raisonnement hypothétique mais réaliste d’un SDF qui s’enfuit d’une maison d’accueil en pyjama et pieds nus sous la neige. On suit le parcourt d’un type qui souffre d’un cancer. Les médecins ont bien voulu lui enlever la mandibule pour tenter de le sauver, mais comme il n’avait déjà rien il ne voulait pas en plus qu’on lui prenne sa mandibule. Quand il fouille dans les poubelles, il ne cherche pas ses clefs car cela fait longtemps qu’il n’a plus de maison. Il n’y a qu’une chose qu’il a et qui le réchauffe : c’est la soupe chaude qu’on lui sert le soir au foyer. Alors, quand on a l’audace de lui servir une soupe froide, il se sent humilié et préfère fuir au beau milieu de la nuit !

On suit les dernières heures de ce SDF, de cet homme qui va mourir dans l’anonymat, tout ça parce qu’on n’a même pas été capable de lui servir une soupe chaude dans un monde où un SDF qui meurt de froid est qualifié de mort naturelle ! Ca ne devrait pourtant pas être naturel de mourir de froid ... saloperie de monde !

En tant que lecteur on prend la peine d’écouter le monologue de 120 pages d’un type qu’on évite dans la rue. Des gens qu’on ne regarde pas alors qu’ils crèvent de faim et de froid et qui ont une histoire similaire à celle de ce SDF dans Soupe Froide. Charles Masson leur donne ici enfin la parole, rendant ainsi un peu de dignité à ces personnes qu’il nomme SIP (sans intérêt particulier).

Le trait assez brut et hachuré est tout de même convaincant et parfois surprenant. Je ne peux que vous conseiller de lire ce récit poignant, car la fin anonyme de ce SDF vous rendra intérieurement plus riche ... Ces gens qui n’ont rien vous offrent ici leur histoire !
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Garulfo
T. 3 : Le prince aux deux visages
24 Aout 2005
Après les péripéties des deux premiers tomes, Garulfo avait bien compris qu’il n’avait rien à envier aux humains et c’est heureux d’être redevenu batracien, qu’il profitait des journées auprès de sa bien-aimée. Malheureusement pour lui, en magie comme en physique, rien ne se crée et rien ne se perd. Afin de maintenir cet équilibre, lorsque Garulfo est devenu humain, il y a donc un humain qui c’est retrouvé grenouille et pas n’importe quel humain, mais l’orgueilleux et égoïste prince Romuald.

Et si Garulfo a bien compris la leçon de sa transformation, le jeune prince, lui, n’a pas changé. C’est pourquoi la sorcière décide de le retransformer en batracien au grand damne de Garulfo, qui se retrouve de nouveau humain, mais cette fois sans en avoir eu envie.

Le fait que les deux protagonistes se rencontrent et décident de faire chemin ensemble donne plus de piment à l’histoire car on retrouve non seulement notre Garulfo en humain comme dans les tomes précédents, mais également son corps de grenouille habité par ce prince abjecte et les scènes qui en découlent sont souvent hilarantes.

Cette nouvelle métamorphose a pour mérite de relancer cette série de façon originale et surprenante. Garulfo commence ainsi une toute nouvelle aventure et pourtant ce tome reste indissociable du premier cycle. Ajoutez à cela des allusions à plusieurs autres contes (petit Poucet, Blanche Neige, etc.) habilement entremêlées à celui-ci, quelques rebondissements surprenants et des bonnes doses d’humour et vous ne pouvez qu’applaudir la créativité du scénariste.
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Rails
Intégrale
22 Aout 2005
Rails T1
Plus qu’une mise en place, ce premier tome, non seulement nous plonge dans l’ambiance originale de cette série, mais nous livre déjà une histoire bien ficelée à la fin surprenante.
Le décor très original, nous plonge dans un gang de noirs sillonnant le pays à bord de trains équipés comme des navires de guerre. Telle des pirates ils passent à l’abordage d’autres trains afin de piller les blancs !
C’est ce groupe de sauvages que le sergent Pearce, flic métis rejeté par les noirs et méprisé par ses collègues blancs, doit infiltré pour enfin pouvoir démanteler ce réseau de gangs.
Parsemé de trahison et de racisme, Chauvel nous livre un premier tome attrayant d’une série qui parait déjà très prometteuse.

Rails T2
Les gangs de pirates ferroviaires noirs qui assaillaient les convois de blancs dans le tome précédent, se voient maintenant traqués par les trains entièrement blancs de la Garde Blanche, organisation héritière du K.K.K. qui lance une croisade raciste sous l’impulsion de l’ancien chef de Pearse.
Le traqueur devenant traqué, ce récit à tendance à tomber dans un certain manichéisme. Néanmoins le développement des passés de Pearse et de son sauveur, tout comme l’ascension politique de son ancien chef Davis à l’aide de corruption et chantages, donnent un peu plus de profondeur à ce conflit entre noirs et blancs.
Repéré par Davis, le séjour de Pearse au sein du nouveau gang black des Fils de Judah tourne néanmoins court, donnant une nouvelle tournure à cette histoire en fin d’album.

Rails T3
Dans ce tome on s’éloigne pour ainsi dire des rails pour se concentrer sur la gare, c.à.d. le repère des gangs ferroviaires. Pearse a réussi à rejoindre cette forteresse où les trains sont entretenus et où les hommes, tels des marins revenus sur la terre ferme, se défoulent et règlent leurs comptes.
Davis, ayant perdu ses appuis politiques, a lui aussi découvert le repère des gangs et se prépare à donner l’assaut avec l’aide de la Garde Blanche afin de redorer son blason auprès de la population.
Si les batailles des tomes précédents faisaient penser à l’abordage de pirates sur les navires ennemis en pleine mer, ils ressemblent maintenant plus à une guerre de tranchées ou à la prise d’assaut d’une forteresse de cavalerie par les Indiens.
Ce qui reste inchangé, par contre, sont les deux camps qui s’affrontent de manière manichéenne depuis le début de la série, c.à.d. les blancs (Davis) et les noirs (Pearse).

Rails T4
Mauvaise suite et fin d’une série attrayante jusque là. Pas de surprise dans cette fin de cycle, où les événements des 3 précédents tomes s’achèvent de manière logique.
Les pirates ferroviaires parviennent à échapper (on va dire de façon miraculeuse) à la Garde Blanche. Pearse s’échappe (de façon tout aussi miraculeuse) du convoi de la Garde Blanche et retrouve (comme par hasard et au beau milieu d’une tempête de neige s.v.pl.) son ex-chef Davis au beau milieu de la nature. Non seulement il réussit à se venger, mais en plus il reçoit une jolie compagne en guise d’adieu à cette série.
Bref, une excellente série qui connaît une fin plutôt ridicule !
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Okko
T. 1 : Le Cycle de l'eau
22 Aout 2005
Okko, n’est pas le seul personnage fort de cet album, car avec ces compagnons Noburo (le mystérieux guerrier au visage dissimulé derrière un masque rouge), Noshin (le moine jovial amateur de saké) et Tikku (le jeune pêcheur à la recherche de sa sœur enlevée par une horde de pirates) il forme un groupe attachant, hétéroclite et complémentaire. C’est ce sympathique et redoutable petit groupe de chasseurs de démons dont on suit les aventures en plein Japon médiéval tout au long de cet album.

Hub parvient à créer un univers fantastique aux parfums d’Asie qui tient bien la route et nous livre sur fond de légendes et avec humour une excellente intrigue, de l’action et du suspense. Son dessin est élégant, détaillé et dynamique, on s’y croirait presque.

C’est donc très bien parti pour cette série prévue en dix tomes de cinq cycles qui couvriront l’eau, la terre, le feu, l’air et le vide.
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Le Combat ordinaire
T. 2 : Les Quantités négligeables
22 Aout 2005
Encore meilleur, plus profond, plus incisif et un peu plus sombre que le premier tome, avec des sujets plus graves (la maladie, la mort, le racisme) toujours abordés avec le même tact et la même intelligence.

Et vous avez intérêt à terminer cette BD avec le sourire, "sinon ji ramène li boulaouane !"

Suite à mes commentaires sur le premier tome je me vois donc obligé de donner la note maximale pour celui-ci.
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Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire
22 Aout 2005
Comment peut-on acheter une BD au dessin si enfantine, au graphisme aussi sommaire et puis crier partout au chef-d’œuvre? Voilà, une question à laquelle j’ai longtemps cherché une réponse et c’est donc las et bien décidé de lever le voile sur cette usurpation primée à Angoulême que j’ai acheté ce premier tome!

Je commencerais donc par dire que dans le Combat Ordinaire, c’est surtout le dessin qui est ordinaire. Ok, je dois avouer que ce dessin simpliste colle parfaitement à la simplicité du personnage de Marco et qu’on s’y attache au petit Marco … et au dessin aussi (eh zut, raté).

Bon, mais de là à aborder des sujets délicats et très forts comme la solitude, les relations sociales, amoureuses, familiales, le jugement d’autrui et autres avec un dessin pareil, il ne faut pas pousser quand même! Et pourtant, ces sujets sont abordés de manière si intelligente, voir drôle ou même hilarante et avec une telle justesse que ce dessin si prête parfaitement. Je suis même obligé de dire que la simplicité du dessin ajoute de la sincérité à l’histoire et oblige le lecteur à se concentrer sur le fond très profond du récit (et rezut!).

Me sentant donc obligé de rejoindre les avis positifs sur cet album, il ne me restait donc plus qu’à trouver une excuse pour ne pas donner la note maximale et j’ai finit par trouver (aaahh). Une scène qui montre deux types qui fument un pétard à côté d’une femme enceinte doit être sanctionnée et c’est donc pourquoi je ne donne pas le maximum pour cet album. Malheureusement, je dois déjà avouer que Larcenet m’obligera à mettre la note maximale au tome suivant, où nos deux frères iront systématiquement fumer dehors (zut, zut et rezut).

L’histoire de Marco, son combat contre lui-même, ses angoisses, ses sentiments, ses émotions, ses interrogations, ses attentes, ses réflexions, touchent le lecteur comme il faut et où il faut. Une BD introspective, drôle, bouleversante, spontanée, émouvante, hilarante, intelligente et profonde sur la vie de tous les jours, pleine d’humanité, d’humilité, de finesse, de tendresse et de charme. Une balançoire entre drôlerie et philosophie!

Et si cet album ne deviendra peut-être jamais culte, son Geeeooorges l’est déjà pour moi, car cette scène (ainsi que celle avec son père regardant les bateaux) m’a fait hurler de rire!

Et pour terminer cette critique sur la même note que l’album de Larcenet: “Tout... Tout est mieux avec Combat Ordinaire dans sa bibliothèque que sans !"
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Pilules bleues
Pilules bleues
22 Aout 2005
Si vous ne savez pas quoi répondre quand votre femme vous demande “Pourquoi tu m’aimes” ou si vous êtes braconnier à la recherche d’animaux exotiques, vous pouvez achetez cet album les yeux fermés. Les premiers trouveront dans Pilules Bleues la réponse ultime à cette question, quant aux seconds ils apprendront que Genève n’est pas le meilleur endroit pour chasser le rhinocéros blanc.

Les autres découvriront une histoire simple et honnête, une tranche de vie, celle de Frederik Peeters et de son amie Cati séropositive. Malgré la gravité du thème, Pilules Bleues se veut positif et montre que si la maladie les rapprochent de la mort, elle les rapprochent également de la vie … et c’est une belle leçon pour ceux qui ne profitent pas assez de la vie et de l’amour. Plus qu’un combat contre la maladie, c’est donc une hymne à la vie et à l’amour que le lecteur retrouve, tout en partageant la vie et les émotions du couple.

Mais même si cette histoire ne m’a pas laissé indifférent, j’ai eu l’impression de ne pas la partager, de ne pas accrocher. C’est peut-être du au dessin qui ne m’a jamais plu ou l’impression de devoir suivre cette histoire à la lettre, sans recul, sans une petite place où me glisser. Juste un spectateur qui n’a pas son mot à dire … et c’est dommage.

Je crois que ce n’est pas l’histoire qui ne m’a pas accroché, mais Peeters et je suis certain que la même histoire racontée (et surtout dessinée) par Taniguchi m’aurait bouleversée. Bref, une bien belle histoire, mais vraiment pas fan de Peeters.
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Où le regard ne porte pas
T. 1 : Où le regard ne porte pas
19 Aout 2005
Si on me demande quelles étaient mes dernières vacances à l’étranger, je pourrais facilement répondre “Voyage en Italie”, “Chute de vélo” et ce tome de “Où le regard ne porte pas” qui nous plonge dans un petit village côtier Italien au ciel bleu azur qui se fond au loin dans l’océan.

Ce parfum de vacances et du sud qui se hume de page en page, la quiétude de ce village de pêcheurs méditerranéen ... on s’évade à tel point qu’en refermant le tome on s’étonne de ne pas retrouver les lunettes de soleil et le chapeau de paille que les auteurs on délicatement posés sur nous pendant ce fabuleux voyage.

LA COUVERTURE:
Il y d’abord la couverture qui déjà invite au voyage et à la rêverie. Ces deux enfants assis sur un rocher, suspendus dans le vide à la limite du monde réel, le regard porté sur les nuages et le rêve.

LE SCÉNARIO:
C’est à travers le regard des enfants qu’on entre dans l’histoire. Cette touchante histoire d’amitié entre quatre enfants nous projette dans l’insouciance de notre jeunesse. William, Lisa, Paolo et Nino sont nés le même jour et un étrange objet semble les unir inexorablement. Si les quelques scènes de paranormal (visions, flash backs mystérieux et cérémonies nocturnes) donnent forme à l’énigme de fond, elles ont également tendance à casser un petit peu le rythme méditerranéen de l’histoire.

Essayant de comprendre le lien qui les uni, le lecteur savourera chaque instant passé en compagnie de nos quatre amis, tout en partageant leurs rêves. Et c’est, profitant de cette sérénité et naïveté dans laquelle il nous plonge, qu’Abolin va nous prendre à revers, nous confrontant à la réalité de la vie, celle des adultes.

Tandis que tout semble unir les enfants dans cet album, les rapports entre parents y semblent diamétralement opposés. A peine arrivé, Alex se heurte au sectarisme, à l’inculture et à l’autarcie des autochtones, qui ne voient pas d’un bon œil l’arrivée du modernisme et du capitalisme et feront tout pour chasser l’envahisseur de cet endroit paradisiaque, sans même essayer de le comprendre.

Cette critique sociale contraste énormément avec l’innocence juvénile et la légèreté du reste du récit, sans pour autant sombrer dans le manichéisme. Cette alternance du scénario entre la sensibilité et la cruauté nous montre l’arrière du décor de cette jolie carte postale de vacances.

Les dialogues sonnent juste, le rythme colle parfaitement à la lenteur méditerranéenne et l’histoire est narrée avec beaucoup de précision. Mais c’est dans le non-dit et les silences que l’histoire prend toute sa profondeur, dans les attitudes, les regards et les émotions que l’authenticité du récit séduit.

LE DESSIN & LES COULEURS:
Les personnages aux traits joviaux et ronds ne laissent pas indifférent. Le dessin, les couleurs et l’éclairage des planches donnent la crédibilité nécessaire à la baignade du lecteur dans l’Italie du début du XXème siècle. Les couleurs éclatantes, claires, lumineuses, douces et chaleureuses caressent les sens du lecteur de cette ambiance méditerranéenne.


Voici un album dépaysant, touchant, profond, pourvu d’une intrigue mystérieuse et que vous pouvez, comme le titre le laisse présager, acheter les yeux fermés !
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Le Territoire
T. 3 : Disparition
17 Aout 2005
Cet album nous apprend que Kirstie n’est pas la seule à avoir pénétré le Territoire et que pour l’instant, seule la folie peut empêcher les créatures écorchées du Territoire de retrouver leurs victimes. Pour le reste ce troisième album commence malheureusement déjà à donner des signes de déjà-vu avec une nouvelle disparition de Kirstie et un Nigel qui finit à nouveau par se faire incarcérer en fin d’album. Seule consolation : les peintures d’Ugarte (http://perso.wanadoo.fr/ugarte/oeuvres_01f.htm) sont plus nombreuses que dans les 2 tomes précédents réunis et plongent à chaque fois le lecteur vers la terreur et l’effroi que dégage se mystérieux territoire. Le suspens reste donc total, mais il ne faudrait pas tenter de le tirer trop en longueur ...
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Le Territoire
T. 2 : Hypnose
17 Aout 2005
Le dernier conjoint en date de Kirstie nous apprend qu’avant de mourir écrasée par une rame de métro, cette dernière avait déjà été déclarée morte le 11 septembre lors de l’effondrement des tours du WTC. Mais Kirstie est bien de retour parmi les vivants et erre à nouveau entre la réalité new-yorkaise et le mystérieux territoire en évitant tout contacte avec ce dernier car, au fond d’elle-même, elle sait ce qu’il s’y passe. Nigel, toujours aussi déterminé à résoudre le mystère qui entoure ce territoire, plonge son subconscient dans ce territoire via une séance d’hypnose presque fatale. Malheureusement, faussement accusé du meurtre de sa maîtresse, ce dernier se retrouve incarcéré et doit apparemment interrompre ses recherches. Sera-t-il innocenté du meurtre où sera-t-il "libéré" par les créatures du territoire, maintenant que son âme fait parti des leurs ?
Si, au point de vue scénario, l’histoire ne donne pas l’impression d’avancer énormément, le dessin (aidé par les fantastiques peintures d’Ugarte) et les cadrages (particulièrement réussis durant la séance d’hypnose) continuent de plonger cette série et le lecteur dans l’ambiance mystérieuse du territoire.
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Garulfo
T. 2 : De mal en pis
16 Aout 2005
Transformé en prince charmant et projetée au milieu des humains, notre ex-grenouille Garulfo, découvre lentement le côté négatif de l’être humain et, rejetant sa vision idyllique de l’homme, aspire à nouveau à sa vie de batracien.

C’est au milieu de ce conte humoristique, à la critique sociale encore plus prononcée que dans le premier tome, que Garulfo va comprendre à ses dépens que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs et que souvent, le vrai bonheur est de ce contenter de ce que l’on a ! Ce tome clôture un premier cycle agréable et d’une naïveté touchante.
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Garulfo
T. 1 : De mares en chateaux
16 Aout 2005
Garulfo est une sympathique petite grenouille, qui aimerait bien grimper quelques places sur l’échelle alimentaire, voir même réaliser son rêve ultime : devenir humain. Grâce à une sorcière, Garulfo, va réaliser son rêve et se transformer en Prince, tout en gardant son "regard animal" sur les choses.

Les personnages sont touchants et admirablement bien dessinés. Le lecteur est plongé dans un conte classique, retouché d’humour et surtout d’une critique sociale et satyre de l’être humain. Humour, action, tendresse et (auto)critique de l’espèce humaine par une ex-grenouille tout aussi sympathique et virevoltante que celle de Michel Plessix dans le "Vent dans les Saules".
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Hauteville House
T. 1 : Zelda
16 Aout 2005
Hauteville house est le quartier général des agents spéciaux républicains qui tentent de déjouer les plans de l’empereur Napoléon III au Mexique en l’an 1864. Cette aventure fantastico-historique a pris le risque d’allier plusieurs genres et, même si ça a tendance à surprendre au début, le cocktail est plutôt plaisant !

Ce mélange original et réussi entre James Bond (espionnage et action, fourni de jolies espionnes) et Wild Wild West (western et aventure, fourni de gadgets d’une technologie avancée pour la période de l’histoire) est de plus pourvu d’un dessin aux couleurs attrayantes, avec des planches mexicaines chaleureuses et splendides !

Bref, une combinaison de genres mieux réussie que dans W.E.S.T., sur fond d’une histoire d’espionnage plus conventionnelle. Surprenant !
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Le Vent dans les saules
T. 4 : Foutoir au manoir
12 Aout 2005
On sent un Michel Plessix totalement libéré dans ce dernier tome du cycle. S’il avait commencé la série en se concentrant sur la délicate narration d’un charmant conte pour enfants, dans ce 4ième tome il prend plaisir à divertir avec humour et finesse et à interagir avec le lecteur, lui proposant même de tourner l’une des pages.
Si le tome précédent mélangeait encore la quiétude de la vie dans la nature aux aventures rocambolesques de Crapaud, ce tome ci sera quasi entièrement voué à l’action. Crapaud est de retour parmi ses amis et met tout en œuvre pour récupérer son domaine, provisoirement squatté par des hermines et furets.
Le dessin reste extraordinaire, détaillé et léger et la scène d’action où l’acte de propriété passe d’un animal à l’autre, telle une scène de Tom & Jerry, est plus que réussi.

Personnellement, la quiétude, la lenteur et la sensibilité du récit, que Plessix m’avait fait découvrir dans les tomes précédents, m’ont manqué dans ce tome de grande qualité, axé sur l’aventure du vaniteux Baron Tétard, mais moins contemplatif que les autres.
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Le Vent dans les saules
T. 3 : L' Echapée belle
10 Aout 2005
Que dire de ce début d’album, passé sur cette petite île, à l’heure où la nuit se transforme en bleu, où tout est silence avant que l’aube nous entoure de sa douce lumière? Après nous avoir fait humer la nature dans les tomes précédents, Plessix parvient à nous la faire écouter ! Tout bonnement magique !
Comparé aux tomes précédents, nous quittons la quiétude de la forêt pour nous aventurer parmi les humains et du coup le scénario s’accélère, notre batracien favori est en cavale, se lance dans une (més)aventure rocambolesque et affronte tous les dangers et les risques.
Le dessin de Plessix atteint ici son apogée, le scénario et plus dense, l’humour encore plus présent, les dialogues plus succulents, tout en gardant cette poésie qui nous charme depuis le premier tome. Fabuleux !
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Le Vent dans les saules
T. 2 : Auto, crapaud, blaireau
10 Aout 2005
Ce deuxième tome nous fait passer de la balade printanière au réconfort d’un bon repas au chaud pendant la période de Noël. Le dessin, toujours aussi fabuleux, nous fait savourer les petits plats que Blaireaux prépare pour ses amis égarés, nous fait apprécier ce petit coin de bonheur bien au chaud, alors qu’on a failli se faire ensevelir par la neige et le froid hivernal. Et que dire du réveillon de Noël, simple, mais tellement chaleureux, passé dans le logis dépoussiéré de Taupe. Mais tout ce bonheur se gâte un peu en fin de tome car Crapaud, toujours aussi irresponsable et mégalomane, à commis une grosse bêtise et est condamné à 20 ans de prison ...
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Le Vent dans les saules
T. 1 : Le Bois sauvage
10 Aout 2005
Ce premier tome, une balade printanière avec nos amis Taupe, Rat, Crapaud, Loutre et Blaireaux, nous fait découvrir les adorables personnages de cette série, leurs caractères et surtout leur environnement. Le dessin, extrêmement détaillé, mais quand même très léger, est merveilleux. Il nous projette dans cette nature, nous fait humer la forêt, nous fait ruisseler avec la rivière. Le scénario peut paraître un peu lent, mais pourquoi courir quand on peut profiter de la nature qui nous entoure? Un agréable plongeon dans la nature et l’univers animalier de Plessix.
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Trois... et l'ange
T. 1 : Les Ephémères
08 Aout 2005
Morvan met en place les personnages mystérieux de cette nouvelle série, tout en livrant déjà une histoire haletante au lecteur. Garance, une jeune fille rebelle, nomade, boulotte et attachante qui possède l’étrange pouvoir de manipuler les gens qu’elle croise en s’introduisant dans leurs souvenirs. Yann, pourvu d’innombrables doubles à cause d’une malédiction qui le fait se réveiller chaque jour à côté d’un clone de lui-même. Un ange déchu, qui avec l’aide de Garance et d’autres individus dotés de pouvoir mystérieux, veut résoudre d’anciennes malédictions.
Illustré d’un dessin semi-réaliste que je nommerai innovateur dans le doute, Morvan nous livre ici un thriller fantastique somptueux, palpitant, innovateur et original, pour une série qui s’annonce déjà tout sauf éphémère !
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Le Clan des chimères
T. 3 : Ordalie
03 Aout 2005
La série commence enfin à exploiter tous les personnages développés dans les tomes précédents et fait lentement sortir les Stryges de l’ombre dans ce troisième tome. Abeau, le fils de Payen forme la convoitise des chimères en quête de liberté depuis une éternité, mais également de Cylinia, sa demi-sœur, à la recherche du pouvoir absolu et avide de vengeance envers Payen. Ce troisième tome lance la série pour de bon et a plus de profondeur que les précédents. Les Stryges sont enfin parmi nous dans cette série !
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Le Clan des chimères
T. 2 : Bûcher
02 Aout 2005
Dans l’ombre des Stryges, la tension commence à monter entre les personnages de cette série et l’heure de régler quelques comptes est venue. La colère de Gwenaldren envers Smérald la sorcière, avivée par l’inquisition, mènera cette dernière au bûcher. La haine grandissante de Perrin et de Cylinia envers Payen est prometteuse pour le tome suivant, tandis que le fils de Payen, Abeau, est emmené dans le repère des Stryges ... la série peut enfin décoller !
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Le Clan des chimères
T. 1 : Tribut
02 Aout 2005
Payen de Roquebrune est un beau seigneur jalousé par son cousin et faisant recours à ce que l’on nomme "sorcellerie" en cette époque médiévale, pour faciliter la naissance de son premier enfant. L’apparition d’un étrange phénomène juste après la naissance de son fils donne une touche petite de surnaturel (Strygien quand il s’agit de Corbeyran) à une histoire très classique qui met en place cette série, mais qui n’a pas grand-chose d’emballant. Le tout est illustré par un dessin très simple et sans fioritures qui sied à merveille au moyen-âge. Bref, un premier tome assez faiblard qui ne fait pas vraiment décoller cette série médiévale.
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Urban Games
T. 1 : Les Rues de Montplaisir
01 Aout 2005
Imaginez un instant que pendant la poursuite d’O.J. Simson, retransmise live par la télé américaine, les spectateurs aient pu miser sur l'issue de la poursuite. Vous aurez alors une idée de ce qu‘est le jeu "Urban Interceptor". Projetez ensuite ce réality show sur une terre qui est tranformée en un paradis du jeu et de plaisir, un mellange entre un Las Vegas immense et un Disneyland aux costumes guillemauves, mais à l’échelle mondialle. C’est ce contraste entre cet univers séduisant et bon-enfant et cette ambiance noire, violente et cynique (typique Brunschwig) qui fait la force de ce premier tome. Plongé dans cet univers magique, le lecteur découvre petit à petit l’envers du décor de ce paradis du jeu où les dès sont évidemment truqués.
L’ambiance, étant plantée dans ce premier tome, on espère pouvoir découvrir les personnages qui, en coulisses, faconnent cette société illusoire basée sur le jeu. A suivre ? ? ?
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Le Fils de la louve
T. 1 : La Louve de Mars
01 Aout 2005
Un étudiant en archéologie est projeté malgré lui sous la Rome antique et va tenter d’empecher le complot contre Jules César d’aboutir au meurtre de ce dernier par Brutus. Une intrigue classique mais efficace, dans une atmosphère de trahison, plongée dans le quotidien de l’antiquité romaine. Le dessin de Pasarin, légèrement figé, se prete mieux à l’époque antique et ne m’a donc dérangé qu’en débût de tome (le dessin du loup qui fait dévier la voiture dans l’arbre vaut le détour). Voilà un premier tome, vaguant entre l’ésotérisme, le polar fantastique et l’aventure, qui laisse présager un developpement intéressant de l’histoire dans les 4 tomes suivants. Alea iacta est ...
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Le Livre de Jack
T. 2 : Le Livre de Sam
01 Aout 2005
Quand les gens se questionnent sur des évennements qui donnent une nouvelle tournure à leurs vies, ils aiment se donner comme réponse "Parce que c’est écrit!". Ce conte fantastique illustre à merveille cette réponse en abordant ce monde où les livres de nos destinées sont écrits. Boiscommun parvient à créer une atmosphère envoutante et variante avec des dessins époustouflants aux couleurs flamboyantes.
Si le scénario invite à l’évasion, on peut par contre regretter la légèreté de l’ensemble avec un scénario très simple, voir prévisible, mais n’est-ce pas le cas pour la plupart des contes pour enfants ? On aprécie particulièrement la belle métaphore qui conclut cet album, démontrant la vraie valeur d’un livre dans cet univers magique et le pouvoir de toute oeuvre littéraire en général.
Bref, une BD qui se lit extrèmement vite (15-20 minutes), au dessin poignant, où des évènements mystérieux s’enchaîenes, mais sans étre suffisamment développés. A la base, une excellente idée, merveilleusement illustré mais trop peu exploitée, laissant le lecteur sur sa faim.
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Le Maître de Jeu
T. 4 : Descendance
29 Juillet 2005
Loin du carnage de la petite île bretonne, les survivants tentent de se remettre de leurs émotions et de reprendre le cours d'une vie normale ..., mais c’est sans compter sur l’imagination débordante de Corbeyran. Si le scénario se détache lentement du titre de la série, Corbeyran en profite pour approfondir l’histoire et les personnages en nous distillant des éléments clefs et en éclaircissant les zones d’ombres qui subsistaient à la fin du premier cycle. Il tisse de main de maître la toile des Stryges autour du lecteur et renforce, au fil d’indices, les liens entre ses différentes séries (Chant des Stryges, Clan des Chimères, Maître de jeu). En fin d’album il parvient finalement à relancer l’histoire de plus belle avec un bouquet final qui nous met l’eau à la bouche pour le prochain album.
Si le troisième album finissait en bain de sang sans grand intérêt et sans nous apprendre grand-chose, Corbeyran a su ici poser son histoire, lever le voile sur quelques questions qui subsistaient et relancer ce thriller fantastique avec brio. Le dessin et les couleurs de Charlet sont en parfaite harmonie avec l’ambiance de la série qui alterne légèreté et touches d’humour avec des scènes plus angoissantes. Je pourrais juste reprocher que les visages des personnages sur les plans larges sont souvent laissés vides (sans yeux, ni bouche), mais même si cela donne une petite impression de livre de coloriage, c’est loin de gâcher la qualité de ce tome qui inaugure de façon magistrale ce nouveau cycle d’une série qui devient de plus en plus incontournable pour les amateurs de Stryges.
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Le Territoire
T. 1 : Nécropsie
26 Juillet 2005
Fouillant dans son imagination illimitée, Corbeyran nous plonge entre deux mondes dans ce polar fantastique: Big Apple et ses new-yorkais mondains et le mystérieux Territoire. La belle Kirstie, constamment hantée par une représentation du territoire, disparaît inexplicablement avant d’être retrouvée "morte". Nigel, reçoit au lendemain de cette funeste découverte un fax signé de la main de Kirstie ... et va, tout comme le lecteur, tout mettre en œuvre pour résoudre cette énigme. Cette quête va lentement nous soustraire de la réalité new-yorkaise et nous entraîner vers ce Territoire énigmatique à souhait. Tout comme Nigel, nous basculons vers un deuxième tome qui s’annonce cauchemardesque, frissonnant et peut-être mortelle !
Le suspens fonctionne donc à merveille dans ce premier tome graphiquement réussi, avec en prime de magnifiques représentations des peintures d’Ugarte.
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Les Ailes de plomb
T. 3 : L' Affaire est dans le lac
25 Juillet 2005
Cet univers des années 50, dans lequel se déroule l’histoire, est très agréable. C’est durant cette période d’arrivée au pouvoir de De Gaulle, que le scénariste prend un malin plaisir à nous servir une histoire de magouilles, de complots et de corruption sur un fond historique et avec une touche d’humour. L’anti-héros, naïf et coureur de femmes, voulant conquérir le cœur d’une jolie "espionne" se retrouve maladroitement au milieu d’un coup d’état visant De Gaulle en personne. Même si la qualité du récit diminue légèrement de tome en tome, l’histoire et l’ambiance restent très sympathique et à conseiller.
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Rafales
T. 1 : Les Inhumains
25 Juillet 2005
Stephen Desberg s’appuie sur des thèmes à la mode (altermondialisme, guerre d’Afghanistan, ...) pour construire son scénario et s’il parvient à développer habilement l’intrigue, les thèmes porteurs sont malheureusement parfois mélangés avec certaine incohérence. Je trouve les personnages également trop superficiels et trop peu développés, le cadrage et le dessin trop distant par rapport à l’action, donnant un manque de profondeur au récit. La petite touche surnaturelle en fin de tome est très agréable, mais manque de crédibilité à cause du dessin trop classique.
Bref, une intrigue prometteuse, un scénario porteur et un dessin (trop) classique, ... donc une série qui devrait vendre !
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Comptine d'Halloween
T. 3 : Révélations
25 Juillet 2005
3 tomes d’un excellent niveau qui se lisent d’une traite. Une petite ville glauque aux secrets enfouis, des meurtres en séries, une ambiance d’Halloween oppressante et un suspense haletant digne d'un roman de Stephen King. Si le scénario est assez classique, tous les ingrédients d’un bon thriller sont présents et le tout est illustré de façon magistrale. Excellent !
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Pandora Box
T. 4 : La Luxure
25 Juillet 2005
Des femmes dénudées, du cyber-sex et un peu de drogue et on obtient un récit sur la luxure, mais surtout un mauvais polar. Et quand on prend un personnage principal qui, de loin, ressemble comme deux gouttes d’eau à Hugh Grant, on obtient en plus un play-boy dont le visage dénote totalement avec cet univers mafieux, de drogue et de cyber-sex. Bref, ça se laisse lire, c’est moderne et surtout très commerciale ... et cela n’est pas un pêché à ce que je sache
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Pandora Box
T. 3 : La Gourmandise
25 Juillet 2005
D’un côté l’image d’une vache toute maigre vivant en liberté dans un pays torturé par la famine et la sous-nutrition et de l’autre l’image d’une vache élevée dans un espace restreint afin de produire le plus de nourriture possible pour un nombre limité de personnes suralimentées. Ces deux images montrent le déséquilibre écœurant entre deux parties du globe et démontrent surtout que si la stupidité ne tue pas, la famine et l’exploitation excessive et purement commerciale de notre échelle alimentaire se chargeront de le faire.
Ce troisième volet de la série ne laisse pas indifférent les grands consommateurs que nous sommes car il aborde un sujet d’actualité (la vache folle) et une consommation qui s’avère vitale : la nourriture. Si cette dénonciation des outrances de la rentabilité alimentaire est pour ma part très réussie, bien illustrée et documentée, les puristes pourront regretter que cette dénonciation d’une des facettes de la commercialisation extrême soit faite par une série des plus commerciales ...
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Manhattan Beach 1957
Manhattan Beach 1957
25 Juillet 2005
Manhattan beach 1957 est un road movie se déroulant en Amérique dans les années 50 et qui raconte l’histoire d’un flic mélancolique qui continue à s’accrocher à une histoire d’amour vécue il y a 20 ans. Hermann alterne avec brio les planches du présent et du passé de l’histoire de cet homme brisé, donnant un rythme parfait à ce récit tragique. Dommage que Hermann ait cependant toujours autant de mal à dessiner une femme avec la sensualité qu’elle mérite, ce qui constitue tout de même un hic quand on dessine une histoire qui est basée sur un coup de foudre pour une femme que l’on espérait plus sensuelle, féminine et attirante.
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Le Maître de Jeu
T. 3 : Matrice
20 Juillet 2005
Ce tome nous montre comment bâcler un cycle qui reposait sur deux excellent tomes dans la ligné du chant des Stryges, mais en beaucoup plus angoissant. Seul le petit Quentin, poussé par la curiosité et l’intelligence, reste fidèle à lui-même dans ce huis clos qui s’était diaboliquement installé dans les tomes précédents et qui vire maintenant vers la série gore B avec des meurtres incohérents et plus ridicules les uns que les autres partout sur l’île. Grosse déception.
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Le Maître de Jeu
T. 2 : Légende
20 Juillet 2005
Dans la ligné du tome 1, qui avait installé l'histoire et les personnages avec brio, ce tome 2 continue à faire converger tous les personnages vers cette île lugubre des côtes bretonnes. Tous sont aspirés pour des raisons diverses vers cet endroit situé à la limite du monde réel où la légende des Stryges est encore palpable. On sent bien que la légende risque de rattraper la réalité et que le jeu va dégénérer. Le massacre ne pourrait tarder ... suspense !
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Le Maître de Jeu
T. 1 : Testament
19 Juillet 2005
Voilà un premier tome qui plante le décor, les personnages et l’histoire, mais va également plus loin que cela. Via deux fils conducteurs, l’auteur nous fait déjà découvrir l’intrigue et palper l’ambiance et l’on sent bien que ces deux pistes vont finir par se rencontrer et que le climax est proche.
D’un côté l’on suit Quentin, un jeune paralytique bercé par l’irréel du net, et de l’autre côté 4 rôlistes se prêtant au jeu du mystérieux patron de Final Soft pour qui les enjeux financiers priment. Via une alternance réussie entre ces 2 approches et un découpage original, l’auteur nous fait converger vers une île lugubre de la côte bretonne (destination que l’on sent finale) et vers une créature étrange nommée Stryge, que Cobeyran nous fait également découvrir avec brio dans d’autres de ces séries (Chant des Stryges, le clan des Chimères).
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Les Vauriens
T. 4 : Coffret Vauriens
18 Juillet 2005
Voilà une série des plus sympathiques, dont le personnage principal (Pop) fait légèrement penser à Peter Pan quand il dirige son armée d’enfants pour combattre le mal. L’utilisation des pouvoirs (la tourmente et la clémence) fait penser à l’univers de Lanfeust, mais fe façon plus intelligente et profonde. Ce mélange d’héroïc fantasy et de contes pour enfants, se termine de façon subtile (Brunschwig oblige) en laissant le choix au lecteur entre 2 fins possibles. Cette série vaut donc infiniment plus que son titre ne laisse présager.
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Makabi
T. 3 : Voir le diable
18 Juillet 2005
Lloyd Singer, chef comptable au FBI au travail des plus routiniers, est un homme apparemment sans surprises, qui se voit confié une mission de protection des plus banales. Le dessin est des plus classiques, plutôt raide et manque totalement de caractère.
Néanmoins, lentement les personnages sont développés avec profondeur, une intrigue sympathique se forme, le suspens parvient à s’installer et puis c’est la surprise : l’apparition d’un héros masqué, sorti de façon caricaturale d’un comics ... et l’on se demande pendant un instant si Brunschwig n’a pas été bercé trop près du mur quand il était petit.
Mais, comme par miracle, ce "nouveau" personnage s’emboîte parfaitement avec Lloyd Singer et le rend plus complexe qu’il ne paraît. Le développement de cette double personnalité du personnage central, de ses proches et de la relation qu’il entretient avec cette fille de l’Est et sa fille, donnent une dimension très humaine à ce thriller surprenant, sensible et attachant. Brunschwig nous livre ici une série grand public intelligemment construite bien au-delà de la simple intrigue policière avec une dimension psychologique importante et à nouveau un scénario bien huilé avec des personnages bien développés et des rebondissements judicieux.
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Bouncer
T. 4 : La vengeance du manchot
18 Juillet 2005
Le bouncer est vraiment né sous une mauvaise étoile : après avoir combattu ses 2 frères jusqu’à la mort dans le cycle précédent, ce fils d’une prostitué et d’un indien croit enfin trouver le bonheur dans les bras d’une prostitué au passé bien sombre, mais c’est évidemment pour mieux retomber dans l’horreur et le malheur ! Si le seul fait de se faire planter le jour de son mariage aurait suffit à son malheur, ce videur de saloon manchot se voit également contraint d’exécuter sa bien-aimée après avoir été désigné bourreau officiel de Barro-City par un sort qui à l’art de s’acharner de façon malsaine sur lui dans cette fantastique série.
Si le scénario m’a semblé un peu moins fluide que dans le premier cycle, le dessin aux paysages panoramiques du grand Ouest de cette époque reste fabuleux et les personnages portent toujours leur personnalité sur le visage.
Comme dans le cycle précédent la quête de vengeance est à la base de cette nouvelle tranche de malheur du bouncer, avec une histoire qui connaît son apogée avec le siège du ranch qui est digne des plus grandes scènes cinématographiques de l’Ouest !
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L' Esprit de Warren
T. 4 : Encore quelques heures à vivre
18 Juillet 2005
Brunschwig parvient une nouvelle fois à clôturer de façon magistrale une série au scénario sensationnel ! On aurait pu croire que Warren s’était rangé et était devenu "bon", mais le mal était trop profond et tel Tarantino dans ses films il fallait que Brunschwig fasse éclater cette folie meurtrière une dernière fois avant de conclure avec brio. On appréciera particulièrement le petit clin d’œil au Pouvoir des Innocents avec l’apparition de Jessica Ruppert, maire de New York et personnage principal dans Le Pouvoir des Innocents, qui vient assister en tant que "guest star" à l’apogée de cette série. Bravo !
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Jessica Blandy
T. 14 : Cuba !
08 Juillet 2005
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Jessica Blandy
T. 3 : Le Diable à l'aube
08 Juillet 2005
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Jessica Blandy
T. 2 : La Maison du Dr Zack
08 Juillet 2005
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Jessica Blandy
T. 1 : Souviens-toi d'Enola Gay...
08 Juillet 2005
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Bouncer
T. 2 : La Pitié des bourreaux
07 Juillet 2005
Jodorowsky et Boucq s’attaquent ici au côté très "Wild" du "Wild Wild West", où sauvagerie, terreur et violence règnent sans merci. Ils nous servent du Western à l’état pur, très violent et malsain à souhait.
L’histoire, basée sur une tragédie familiale et emmenée par une quête de vengeance, n’est peut-être pas d’une grande originalité, mais d’une cruauté quasi poétique qui ne laisse pas indifférent. Les personnages aux trognes brutales et rugueuses se dirigent de façon inéluctable vers leurs destins au fur et à mesure que la tragédie s’installe. Femmes, enfants, manchots, crapules, traîtres et tueurs se mélangent de façon admirable et sont en parfaite symbiose avec la cruauté et la sauvagerie de leur environnement.
Les décors sont somptueux avec des planches étendues sur 2 pages qui rendent avec brio cette sensation d’espace des plaines de l’Ouest américain. Les couleurs, collent parfaitement avec le style et l’ambiance terre sauvage.
Western magistral, tragédie dérangeante, provoquante et écœurante ... illustrée de façon grandiose !
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Monster
T. 18 : Scène d'apocalypse
06 Juillet 2005
Même s'il faut le lire à l’envers, ce manga est assez "Européen" en ce qui concerne l'histoire et les décors. On peut néanmoins se demander pourquoi la version couleur du conte "un monstre sans nom" (HS en supplément avec le dernier volume) est également publiée à l'envers alors que son origine est Tchèque ?

Le suspens est maintenu au cours des 18 volumes et l'on n'a donc pas l'impression d'avoir lu 3800 pages quand on arrive à la fin, même si par moment quelques (rares) passages semblent être tirés en longueur. Excellent !
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Le Cycle de Cyann
T. 3 : Aïeïa d'Aldaal
04 Juillet 2005
Cyann, franchissant une porte de téléportation se trompe de planète et se retrouve piégé dans un monde sauvage. Il faut un peu de temps à Cyann et au lecteur pour s’habituer au nouveau décor, aux personnages cruels et au langage particulier (pas toujours très lisible). Le dessin est, comme toujours, lumineux et coloré. Aidée d’Aïeaï, Cyann tentera de quitter ce piège et (dans le prochain album) de trouver qui tire les ficelles dans ce nouveau monde.
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Trolls de Troy
T. 8 : Rock'n troll attitude
04 Juillet 2005
Prenez la série d’Astérix, remplacez les romains par des humains, les sangliers par de petites créatures bleues et la tribu de valeureux gaulois par une tribu de trolls. Cette tribu est , comme dans Astérix, plus redoutable que les autres et aucun humain n’arrive à les exterminer. Ajoutez un peu de magie (chaque humain est doté d’un pouvoir spécifique), des références à des films (Mission Impossible), des chansons (Rolling Stones, Beatles), des pubs et autres et vous obtenez la série Troll de Troy. Si les gags, les dialogues et les références amusent durant les premiers tomes, l’idée a été suffisamment exploitée et ce huitième tome est donc dépourvu de toute originalité et carrément lassant. Il y a un air de déjà-vu dans de nombreux gags et le ressort comique, tout comme le scénario d’Arleston, commencent à s’essouffler. Quand la finesse fait place à la vulgarité et la grossièreté il est grand temps de s’arrêter !
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Un Pas vers les étoiles
Un Pas vers les étoiles
04 Juillet 2005
Un mélange de sentiments nous traversent tout au long de formidable conte de Noël. Aucun personnage ne laisse indifférent. Peut-être qu’une fin un peu plus ouverte aurait été mieux, car je trouve l’épilogue légèrement bâclé (voir superflu) et un peu à l’eau de rose, mais d’un autre coté on peut se réjouir de ne pas devoir attendre une suite de l’histoire pendant des années et on peut difficilement reprocher une fin heureuse à l’auteur le jour de Noël. A relire et à offrir à Noël ! Excellent !
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Les Enfants
Les Enfants
30 Juin 2005
Deogratias avait réussi à décrire le génocide du Rwanda sans pour autant le montrer. Dans "Les Enfants", Stassen décrit l’abandon des enfants du génocide qui errent entre la tragédie qu’ils viennent de vivre et un lendemain sans perspectives. Une jeune suédoise, gérante d’un centre humanitaire, tente d’offrir un foyer/refuge à ces enfants, mais étant incapable de leur offrir un lendemain rempli d’espoir, lentement les enfants rejoindront la violence qui les entoure pour sombrer avec le reste du pays dans un désespoir inéluctable.
Si, comme pour Déogratias le dessin m’a fort plu, l’histoire en elle-même ne m’a pas trop accrochée. Stassen a beau avoir l’art de remplir la nuit d’étoiles comme nul autre, je ne peux lui en donner plus de 3 pour cette nouvelle tragédie africaine.
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Azrayen'
T. 2 : Azrayen
29 Juin 2005
Si le scénario d’Azrayen’ n’a rien d’extraordinaire, le dessin et l’ambiance nous plongent au milieu de l’Algérie en pleine guerre de décolonisation. Si ce récit nous fait découvrir la réalité de cette guerre (barbarie, torture, embuscades, prisonniers, orphelins, ...), il nous fera surtout découvrir sa stupidité et son absurdité grâce à une fin terrible qui fait réfléchir et nous laisse une sensation de dégoût!
Lax et Giroud ont ici le mérite de nous plonger avec beaucoup de réalisme (à la limite du reportage) dans le quotidien de cette sale guerre que beaucoup trop de gens ont oublié ou ne connaissent même pas ... et quand on parle aujourd’hui de l’Algérie aux petits français ils crient tous en cœur “Allez Zizou” ...
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Tatanka
T. 1 : Morsure
29 Juin 2005
Le gouvernement essaye-t-il de dissimuler le fait qu’un nouveau virus mortel vient d’être découvert dans la nature ? Le contrôle de ce virus (qui fait penser à un mélange entre la maladie de la vache folle et Ebola) ne lui échappe-t-il pas ? Si ce sujet a déjà été traité à plusieurs reprises, il est ici mis en image de façon irréprochable et quasi cinématographique ! Le suspens est au rendez-vous et petit à petit la tension d’un virus prêt à envahir la population se met à monter. Heureusement, un journaliste infiltré au sein d’une association de défense des animaux va peut-être pouvoir mettre au jour cette histoire que le gouvernement essaye d’étouffer.
Prévu en 4 tomes, ce premier tome de présentation est déjà très prenant et aborde un sujet relativement connu de façon réaliste avec une approche originale via une association de défense des animaux dont l’idéologie et les actes peuvent être discutés, mais dont les acteurs principaux sont intrigants et attachants dès le début. Un bon début d’intrigue très haletant !
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On a tué Wild Bill
On a tué Wild Bill
27 Juin 2005
Pour Melvin Hubbard, le personnage central de ce western pas comme les autres, tout commence le jour où l’on a tué Wild Bill. Accroché à un caillou porte-bonheur infiniment précieux à ses yeux, à ses rêves d’éleveur et à cette promesse qui clôturera l’album, il s’éloigne de l’adolescence à la recherche d’une nouvelle vie. Livré à lui-même il apprendra à survivre dans l’Ouest américain sauvage. Et si la dernière page clôt le récit, la vrai vie ne fait que commencer pour Melvin.
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Dans la nuit
T. 3 : Profondeurs
23 Juin 2005
La nuit tombée, l’ambiance s’alourdit, le bon samaritain se met à l’écoute de vos peurs, de vos angoisses ... une ambiance à la Stephen King s’installe! Même si la peur ne s’installera pas, ce récit cauchemardesque aura le mérite de vous faire goûter à la nuit et à une nouvelle histoire bizarre qui si déroule!
Etant donné que les cauchemars qui font le plus peur sont ceux qui semblent réels on peut reprocher au scénario de ce troisième tome de s’éloigner un peu trop de la réalité, mais l’ambiance reste la même que dans les 2 tomes précédents, avec le bon samaritain comme fil conducteur à travers cette série sombre.
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Sept secondes
T. 1 : Venise
20 Juin 2005
J’avais pris le risque d’acheter les 3 premiers tomes d’un coup et en commençant le premier tome j’ai d’abord eu un peu peur d’avoir fait une erreur: le dessin ne m’avait pas trop accroché au départ et la résurrection du coéquipier m’avait fait craindre le pire côté histoire.
Heureusement l’histoire devient vite passionnante, le dessin finit par accrocher et de tome en tome on prend de plus en plus de plaisir à s’enfoncer dans l’intrigue tout en s’attachant aux personnages dans un thriller haletant et rythmé.
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Ange-Marie
Ange-Marie
20 Juin 2005
Belle histoire, mélangeant le traumatisme d’après guerre, l’art, l’amour, l’enfance, la jalousie ... Paisiblement le tout s’installe, se mélange et nous prend. Si le dessin m’a fort plu et que les personnages sont attachants, je dois néanmoins déplorer le choix du caractère d’écriture de la "voix off" qui est pénible à lire et pas toujours lisible.
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L' Aigle sans orteils
L' Aigle sans orteils
20 Juin 2005
Quand on entend les plus anciens dire que le Tour de France, ce n’est plus comme avant on a souvent du mal à comprendre. C’est vrai, on a vu des images en noir et blanc à la télé, des anciennes photos d’époque, mais souvent on ne reconnaît aucun de ces héros des générations précédentes du tour.
Cette BD à le mérite de donner un côté humain à cette époque et de nous en rapprocher, en nous faisant vivre (et en couleur s.v.pl) l’ambiance du Tour de France avant la première guerre mondiale tout en donnant un visage humain aux participants.
Et c’est vrai qu’après lecture il faut bien se dire que "Le tour, ce n’est plus comme avant" ... et l’on en viendrait presque à regretter cette époque que l’on n’a pas connue. Plus qu’un récit sur le vélo, l’Aigle sans Orteils est aussi un récit très humain sur le courage, la volonté, la montagne, merveilleusement dessiné et mis en couleurs.
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Le Journal de mon père
T. 3 : L' Apaisement
20 Juin 2005
La perception que l’on a du comportement de ses parents se modifie avec l’âge et c’est ainsi que petit à petit l’on commence à mieux comprendre leurs actions et leurs décisions. Mais que se passerait-il si au moment d’arriver à la maturité nécessaire pour comprendre des actions parentales que l’on désapprouvait au départ, on coupait tous les ponts, figeant ainsi ce processus de compréhension en plein berceau de l’adolescence.
C’est ce qui arrive à Yoichi, qui en désaccord total avec les actions de son père, quitte le domicile parental avant de vouloir/pouvoir comprendre son père. Ce n’est que 30 ans plus tard, lors de l’enterrement de son père, que ces yeux et son coeur s’ouvriront sur la véritable nature de son père. L’addition sera lourde pour Yoichi et ses 30 années d’aveuglement/isolement.
Si le scénario est moins original que celui de Quartier Lointain, ce chef-d’oeuvre n’en est pas moins émouvant. Une ode à la famille, une prise de conscience et la douleur d’un homme qui ne rencontre son père qu’après la mort de ce dernier. Emouvant, attention aux larmes.
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La Guerre Eternelle
Intégrale
20 Juin 2005
La Guerre Eternelle est une dénonciation de l'absurdité de la guerre, de l’entraînement militaire, des gradés, de la "logique" militaire, ... C’est un grand thème qu’aborde ici Joe Haldeman en se basant sur son passé au Vietnam et si la science-fiction est son genre préféré, je ne trouve pas que la science-fiction soit le meilleur choix pour véhiculer un sujet aussi réel. Si l’histoire, sa noirceur et le côté "dénonciation de la guerre" m’a plus, le côté science-fiction ne m’a par contre pas convaincu. Quant au dessin de Marvano, il a pris un coup de vieux quand on compare à Universal War One.
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Le Cycle de Cyann
Le Cycle de Cyann
20 Juin 2005
Une série magnifique, des personnages vrais, une héroïne sexy, un graphisme superbe, un monde fantastique détaillé avec finesse et une intrigue soignée. Bref, une série à conseiller.
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Universal War One
T. 1 : La génèse
20 Juin 2005
N’étant pas trop amateur de SF, je me suis retrouvé dans un combat spatial digne d’Albator, avec un casting faisant penser aux 12 salopards et en plein milieu d’un cours de physique-quantique, le tout ficelé dans un scénario en béton armé !
J’ai dévoré les 5 tomes d’un coup, me demandant à chaque fois comment le scénariste allait s’en sortir au tome suivant sans pour autant s’engouffrer dans une SF aux explications plus débiles les unes que les autres ... et à chaque fois j’ai été scié par les virvoltements, la qualité et la solidité du scénario, de la cohérence de l’argumentation scientifique et par la qualité du graphisme.
Si, comme moi, vous n’êtes pas un amateur de SF, lisez cette série car c’est probablement une des seules à pouvoir vous convertir et si vous êtes amateur de SF ... vous l’aurez sûrement déjà lu.
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Les Cercles d'Akamoth
T. 1 : Les Sans-âmes
08 Juin 2005
Le deuxième tome est meilleur que le premier qui n’avait pas grand chose d’innovant avec ce flic qui n’écoute rien ni personne et fonce à travers tout pour régler ses affaires. Dans le deuxième tome le mélange entre le polar et le fantastique est très bien dosé et même si l’histoire n’avance pas très vite, l’album, lui, se dévore à grande vitesse. Le dessin n’est pas extraordinaire, mais colle bien à l’histoire. Je suis curieux de voir comment va évoluer l’histoire dans les (3) tomes qui sont encore prévus.
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Alim le tanneur
T. 1 : Le Secret des eaux
01 Juin 2005
Sous cette couverture trompeuse, qui laisse présager un monde hostile et noir, Alim le tanneur nous transporte dans un monde oriental aux couleurs pastels et chatoyantes. Chaque page se contemple comme un couché de soleil au pays des 1001 nuits.

Le dessin de Virginie Augustin, issue du monde magique de Disney, nous livre des personnages attachants avec de bonnes bouilles, des visages très expressifs et dont même les corps semblent animés (Disney oblige).

Le scénario est plus classique, mais on peut se réjouir de lire une aventure fantastique sans trolls et sans surhommes. Même si cet album est surtout une introduction à la série prévue en quatre albums, c’est un vrai régal pour les yeux pour une série qui parait plus que prometteuse. A lire absolument !
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Chiens de prairie
Chiens de prairie
30 Mai 2005
J.P. Bone est un voleur, un alcoolique, un tueur, mais surtout un homme devenu hors-la-loi malgré lui. Autour de ce personnage central se déroulent plusieurs histoires qui lentement s’entremêlent pour former un excellent one-shot. Les personnages sont décrits avec beaucoup de profondeur, le scénario est bien ficelé, l’ambiance western présente et le dessin excellent !
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Kuklos
Kuklos
24 Mai 2005
Récit non-moraliste sur la vie d’un klaniste vu de l’intérieur du KKK: son initiation, son ascension au sein du clan (= sa chute au niveau humain) et sa fin inévitable, voir méritée. Une violence gratuite, une haine absurde, une ambiance nauséabonde, un combat sans gagnants entre noirs et blancs qui s’intensifie au fil des pages.
Le dessin est loin d’être classique, légèrement perturbant au début, mais colle bien à l’histoire.

Dans un camp les noires, dans l’autre klamp (il faut apprécier la narration originale où le "c" est systématiquement remplacé par "kl") le KKK et son idéologie. Quand on donne une couleur à la haine, la vengeance devient souvent aveugle et le sang qui coule toujours rouge. Il n’y a pas de camp à choisir dans cette histoire, car le seul gagnant est celui qui lit cette bd et réfléchit à la bassesse humaine et à l’absurdité qu’il vient de voir.

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L' Histoire de Siloë
T. 1 : Psybombe
24 Mai 2005
Une agréable bd de science fiction, copieuse (70 pages), cohérente et avec des personnages touchants !
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Un monde si tranquille
T. 1 : La Gloire d'Albert
24 Mai 2005
Avec Davodeau une querelle paraît familière, un enlèvement humain et un meurtre excusable car tous partent de sentiments qui sont décrits avec un tel réalisme qu’on n’a aucun mal à se les appropriés. Une fois ces sentiments nôtres, les actions qui en découlent paraissent tellement logiques qu’on les juge différemment. Ah, si Davodeau présentait le journal parlé chaque fait divers paraîtrait sûrement plus acceptable, moins écœurant et certainement plus humain et plus proche de la réalité.
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Phénomenum
T. 3 : Opus 2 : Passé composé
24 Mai 2005
Même si le sujet de cette série (le contrôle du temps) peut paraître un peu simpliste et donner une impression de déjà vu/lu, il reste tout de même original et est très bien développé par l’auteur. Le scénario intense mélange action et explications et a le mérite de bien développer la psychologie du personnage principal (Yann). Le dessin manque un peu de pêche, mais est plus qu’honnête et n’est pas désagréable.

Il est dommage que ce troisième tome ne développe pas plus le personnage de Kali, sa psychologie et sa relation avec Yann, au lieu de tenter de raconter l’histoire du monde (et de quelques-uns de ses personnages clefs) sur un fond de complot mondial un peu facile et qui n’apporte pas plus que ça à l’histoire ! Il reste néanmoins très difficile de décrocher de cette excellente série.
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Sambre
T. 5 : Maudit soit le fruit de ses entrailles
24 Mai 2005
N’étant pas un grand fan de romantisme et encore moins de l’époque (Paris et la révolution au 19ième siècle), de ses costumes et du type de narration, il m’est impossible de crier au chef-d’oeuvre pour cette série ! Je mentirais néanmoins en disant que le dessin tout de noir (mort) et de rouge (amour) n’est pas fantastique, accrocheur et en symbiose avec un excellent scénario et une ambiance tragique, envoûtante et romantique ! C’est ce dessin et les personnages bien développés qui m’ont fait accrocher à l’histoire, à l’ambiance et à la série !

Je me réjouis donc de ce cinquième tome moins romantique que les précédents. De plus, ce premier tome d’un second cycle annonce un exile vers Cayenne, loin de Paris et de sa révolution. Une thématique différente et un changement de décor tout en restant dans la lignée sombre de la série, ça promet !
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Quartier lointain
T. 2 : Quartier lointain
24 Mai 2005
La vie est faite d’une succession de choix qui délimitent le chemin qu’on emprunte. L’expérience et la connaissance sont les noms que nous donnons à cette succession de choix. Qui ne rêverait donc pas de pouvoir refaire ces choix sur base d’une vie entière de connaissance, de revenir dans son propre passé pour retrouver son innocence et ses illusions tout en conservant sa maturité et son identité d’adulte ? Rien que l’idée de pouvoir un jour revenir en enfance et ainsi corriger les erreurs passées ...

C’est ce qui arrive à Hiroshi, qui à l’âge de 48 ans se retrouve projeté dans son corps et sa vie de 14 ans. Rêve-t-il, vit-il notre rêve ... et si dans cette seconde enfance le temps empruntait finalement d’autres voies que celle du "passé" ...

Une fabuleuse réflexion très nostalgique sur le cours des choses, sur les saveurs de l’enfance et sur la vie de famille, bien éloignée de la violence présente dans la plupart des mangas ! Un extraordinaire récit du temps qui passe, tellement bien racontée et avec une telle profondeur dans les personnages que le fantastique donne une impression autobiographique.

L’enfant qui sommeille en vous rêve de pouvoir lire cette histoire et l’adulte que vous êtes encore plus, alors n’hésitez pas car ceci n’est pas un manga, c’est un chef-d’oeuvre!
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Gen d'Hiroshima
T. 5 : Gen d'Hiroshima
11 Mai 2005
Il y a plusieurs manières de décrire un génocide. Il y a la manière Déogratias, où en juxtaposant l’avant et l’après du génocide on laisse imaginer le génocide même. Il y a la manière Maus, où l’histoire d’un survivant est retracée via un dessin très simpliste qui sait rester en arrière plan tout en se prêtant admirablement bien à l’histoire !

Si Gen d’Hiroshima, en grande partie autobiographique, suit plus la manière de Maus (dont l’auteur fait d’ailleurs la préface du premier tome), il faut commencer par déplorer les dessins caricaturaux et expressifs qui ont tendance à pousser l’histoire en arrière plan, voir même de lui enlever de sa crédibilité. Comment ne pas regretter que les coups de poing du petit frère de Gen donnent l’impression de faire plus mal que les séquelles de l’irradiation, comment ne pas s’agacer de la surabondance de coups de poign que se donnent la plupart des personnages de tome en tome, comment ne pas douter de la droiture et de la bonté exagérée du petit Gen qui offre sa nourriture difficilement obtenue aux inconnus alors que sa petite soeur va mourir de faim ... ?

En faisant abstraction de l’insuffisance du dessin manga des années 70 à se prêter à se type d’histoire, on ne peut néanmoins s’empêcher de reconnaître le côté poignant de l’histoire et l’honnêteté de l’auteur vis-à-vis du militarisme, de la politique et de la société japonaise. Je conseillerais à tout le monde de lire les 2-3 premiers tomes pour la qualité du récit de cette page dramatique de l’histoire et que ceux qui parviennent à assimiler le dessin aillent au bout des 2700 pages ...
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Déogratias
Déogratias
11 Mai 2005
Comment décrire une chose d’indescriptible comme le génocide du Rwanda ? En décrivant la vie de Déogratias avant et après le génocide via des flash-backs habiles, Stassen parvient à nous faire imaginer l’atrocité de ce qui c’est passé pendant le génocide sans pour autant coller une image dessus et c’est bien là que se situe la force de cette bd ! Comment raconter une folie collective avivée par une propagande raciste des médias (qui devrait en faire réfléchir plus d’un chez nous) et qui fait que l’on tue ses proches, ses voisins et ses amis de façon la plus horrible qu’il soit ?

Même si Stassen a le mérite de décrire un génocide (dont on a trop peu parlé) de façon très habile, j’ai eu du mal à m’identifier au personnage principal qui, plongeant dans l’alcool pour oublier se déshumanise totalement, errant sans but au milieu d’un décor africain très bien dessiné, ce qui m’a empêché d’entrer totalement dans l’histoire et me donne l’impression d’avoir manqué quelque chose ! J’ai donc apprécié sans accrocher, ce qui m’empêche sans doute de crier au chef-d’oeuvre comme la plupart des lecteurs, mais j’ai tout de même l’impression de presque devoir m’en excuser ... bizarre !
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Un monde si tranquille
T. 3 : Ceux qui t'aiment
09 Mai 2005
On découvre le revers de la médaille du monde sportif et la bêtise humaine de (pseudos) supporters imprévisibles, aveuglés par un fanatisme risible. Une analyse touchante du monde du ballon rond et de la société en général, même si le réalisme et la crédibilité auxquels Davodeau m’avait habitué a tendance à faire défaut dans cet album où la représentation du foot tourne vers le fictif !
Les dialogues restent par contre crédibles et l’histoire admirablement narrée ! J’adore Davodeau, la simplicité touchante de ses récits et de ses personnages et cette petite touche d’humour qu’il dissimule dans la narration !
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L' Esprit de Warren
T. 3 : L' Enfant au fond du jardin
09 Mai 2005
Extraordinaire ! Un scénario en béton et d’une violence physique et morale extrême ! Au coeur de cette folie meurtrière, le doute parvient à s’installer chez le lecteur. On balance entre un sentiment de haine et un sentiment de pitié tout au long de l’histoire pour des personnages qui passent du rôle de victime à celui de bourreau. Doit-on condamner ou comprendre la schizophrénie et les actions de Warren et surtout est-il devenu bon ou ... ?
Vivement le quatrième tome en espérant une fin digne du Pouvoir des innocents du même auteur !
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Le Chant des Stryges
T. 7 : Rencontres
09 Mai 2005
Même si l’on peut reprocher au scénario d’être légèrement plus simpliste et regretter l’absence des Stryges dans les deux premiers tomes de ce nouveau cycle, l’histoire reste captivante et le dessin irréprochable.
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W.E.S.T.
T. 2 : Century Club
09 Mai 2005
En lisant cette série il faut d’abord s’habituer au mélange des genres (western, fantastique, occulte, ...), tout en s’accrochant au scénario très (voir trop) dense.
On se trouve plongé dans une période méconnue de l’histoire des Etats Unis dans une ambiance voodoo du genre Nouvelle Orléans, entre des scènes d’action type western et une intrigue politico-financière digne du capitalisme moderne. L’intrigue est complexe, soutenue et plus ou moins fluide.
Les couleurs sont bien choisies, le découpage et les personnages donnent une ambiance cinématographique, ce qui n’est pas pour déplaire.
Même si cette série mérite d’être lue, à choisir, je préfère garder les différents genres séparés et lire un bon western du genre Blueberry ou le Troisième Testament du même auteur.
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Lune de Guerre
Lune de Guerre
02 Mai 2005
Quand Van Hamme et Hermann décident de se mettre à table après tant d’années on s’attend forcément à un régal ! Mais quand l’histoire commence par une tomate aux crevettes pour finalement se terminer en nœud de boudin on reste un peu sur sa faim !

C’est vrai que l’escalade de violence va tellement loin que l’on pourrait douter de la crédibilité de l’histoire, mais peut-on d’un autre côté mettre une limite à la bêtise humaine ?

Le tout est évidemment bien dessiné, même s’il est parfois difficile de distinguer les 30 différents personnages que l’auteur abandonne de façon un peu trop brusque lors d’une fin assez décevante !
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Spaghetti Brothers
T. 7 : Spaghetti Brothers
02 Mai 2005
Même si après 7 tomes certains des mini-récits commencent à donner une impression de répétition, le charme de cette série reste intact.
C’est un vrai délice quand plusieurs planches sans aucun texte ou dialogue s’enchaînent et où l’on se rend compte que ces scènes de silence font la vrai force de cette bd. Des pages entières d’expressions, de cadrages et de jeux d’ombres qui disent plus que n’importe quel dialogue ou texte. Le coté malsain du frère aîné, cette torture œdipienne qu’il traverse, la tourmente du père Franck, leur folie, leurs espoirs, … le tout exprimé sans un mot, rien que des expressions, des couleurs et des ombres : Fabuleux !
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Le Chant des Stryges
T. 6 : Existences
26 Avril 2005
Si le but de cette fin de cycle est de donner suffisamment d’informations pour pouvoir clôturer le cycle, tout en gardant une bonne dose de suspense pour le second, c’est plus que réussi ! En referment ce cycle on est partagé entre le contentement d’avoir appris énormément sur les liens qui lient les Stryges aux humains et une impression de manque qui appelle à la lecture du second cycle ! Le scénario reste passionnant, l’intrigue bien ficelée et l’ambiance créée par le dessin colle parfaitement à l’histoire !
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L' Epervier
T. 6 : Les Larmes de Tlaloc
25 Avril 2005
Ce sixième tome conclue brillamment le premier cycle. Le dessin et le scénario sont toujours aussi réalistes (navires, costumes, les décors, etc).
Même si je ne serai jamais un grand amateur du genre (bateaux, pirates), ce cycle m’aura procuré un bon moment de lecture avec un scénario agréable et même passionnant par moment et un dessin irréprochable !
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Le Chant des Stryges
T. 3 : Emprises
25 Avril 2005
Un tome 3 qui distille quelques réponses aux nombreuses questions que l’on ne peut s’empêcher de se poser dès la lecture du premier tome. Le mystère reste néanmoins entier et l’histoire de plus en plus captivante.

Côté dessin, j’ai particulièrement apprécié l’ambiance locale qui ressort du dessin lors de l’expédition en Amérique du Sud et dont les couleurs du décor tranchent très bien avec le reste de l’histoire. Le fait de garder quelques dialogues en espagnols ajoute encore un petit plus à cette ambiance sud-américaine que l’on avait déjà pu palper lors du premier tome dans le restaurant mexicain. Excellent.
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La Terre sans Mal
La Terre sans Mal
25 Avril 2005
Grâce au dessin de Lepage on s’enfonce au coeur de cette jungle, au milieu de cette tribu, se retrouvant presque dépaysé en refermant cette bd.

Au niveau du scénario tous les ingrédients sont présents : une guerre mondiale à l’arrière plan avec l’extermination du peuple juif et la parallèle avec cette tribu à la recherche d’une nouvelle terre, la recherche de l’équilibre et de la sagesse interne de plusieurs personnages au milieu de cette jungle perdue, etc ... et pourtant en refermant cette bd on a vraiment l’impression que Sibran nous a fait passer à coté d’un chef-d’œuvre.

Aucune partie de l’histoire, aucun détail n’est accentué ou mis en valeur, ce qui rend l’histoire trop fade, sans rebondissements, sans suspens et presque tirée en longueur. Dommage !
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SOS Bonheur
SOS Bonheur - Intégrale
25 Avril 2005
A la base, une réflexion politique et sociale qui au fil des années ressemblera de plus en plus à un récit historique et c’est bien là que se trouve la grande force de ce chef-d’œuvre. Un scénario excellent de Van Hamme et pour lequel il faut apparemment remercier un certain Albert (voir l’intro de l’intégrale). Je n’ai qu’un conseille : achetez-le vite, temps que vous êtes encore libre de le faire ...
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Du plomb dans la tête
T. 2 : Les Gros poissons
25 Avril 2005
Des dialogues excellents qui font penser aux dialogues de Pulp Fiction sur le Mc Donald. Le scénario n ‘est pas du niveau du "Tueur", mais cela reste quand même un tout bon polar. A noter que le scénario du tome 2 est de meilleure qualité que celui du tome 1, ce qui est prometteur pour la suite.
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Chute de vélo
Chute de vélo
11 Avril 2005
A première vue cet album est une belle histoire de famille où le lecteur, se laissant tenter par un certain voyeurisme, suit une tranche de vie de cette famille sympathique. Il remarquera néanmoins assez vite que ces petits bonheurs et soucis quotidiens sont basés sur des relations complexes entre les personnages, que la générosité apparemment gratuite de l’ami de la famille a un prix extrêmement lourd à porter, mélangeant ce récit apparemment banal à une enquête policière, une psychanalyse des relations et une fouille de la mémoire des personnages avec de temps en temps une petite touche d’humour bien placée.

La narration est fantastique, les couleurs pastel accentuent la fraîcheur de cet album et les cadrages sont judicieusement effectués afin de faire ressortir les quelques détails qui donnent une dimension supplémentaire à ce récit. C’est sensible, subtil, émouvant, passionnant et drôle. C’est un chef-d’œuvre !
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L' Enragé
T. 1 : L' Enragé
11 Avril 2005
Un scénario classique, comme on en voit souvent dans des feuilletons de deuxième catégorie : un jeune de banlieue qui grâce à son talent de boxeur parvient à sortir de son milieu social tout en gardant son côté rebelle et sa rage. Bref, une histoire que je n’avais pas besoin de lire pour la connaître, même si la relation avec son copain Mo et la recherche de reconnaissance vis-à-vis de son père donnent un petit plus à l’histoire.

Ce qui est bizarre par contre c’est que j’attends le deuxième tome avec impatience pour savoir comment va se terminer la relation avec son père et avec Mo et surtout afin de savoir à quel moment son destin a basculé pour passer de la boxe au box des accusés. En résumé, j’aimerais vous conseiller d’aller acheter le deuxième tome à sa sortie, mais par contre j’hésite à vous conseiller ce premier tome, sans pouvoir vous expliquer ce paradoxe ?
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Black Hills
T. 4 : One Eye
04 Avril 2005
Si Lewis Kayne symbolisait la partie western dans les 3 premiers tomes et Armand Lebon, alias le Frenchie, le narrateur pacifiste du génocide des indiens, dans ce quatrième tome, en l’absence de Lewis Kayne, c’est le Frenchie qui va aiguiser sa partie western en s’entraînant au tir et en mettant tout en œuvre pour venger son ami.

Et il n’y pas que du côté de l’histoire qu’un des principaux personnages disparaît, car à la réalisation, c’est Marc-Rénier qui a repris seul les commandes de cette série ... et si du côté de l’histoire le Frenchie reprend le rôle du tueur avec une certaine maladresse (plus précis au lancé du bâton qu’au tir) tout en gardant son côte pacifiste, du côté réalisation Marc-Renier a su reprendre le scénario sans aucune perte de qualité. Je trouvais même les dialogues meilleurs que dans les tomes précédents.

Quant à mon reproche concernant les Pawpaw abondant et de couleur rouge vif dans les scènes de tir des tomes précédents, je les trouvais moins abondants et ils n’étaient plus tous d’un rouge aussi vif. Conclusion : toujours aussi bon, si pas meilleur !
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Blueberry
T. 28 : Dust
04 Avril 2005
Ce n’est peut-être pas LE Blueberry, mais c’est un Blueberry et qui dit Blueberry dit western de très haute qualité et BD culte. C’est à se demander si c’est Blueberry qui correspond à notre vision du western ou si c’est notre vision du western qui a été formée par Blueberry. Quoi qu’il en soit, tous les personnages restent fantastiques, le dessin impressionnant et le cycle clos !
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Histoire sans Héros
T. 2 : Vingt ans après
04 Avril 2005
Publié vingt ans après la première édition du premier tome, cette suite nous apprend que tous les personnages on gardés des séquelles de leur aventure commune (on s’en doutait un peu) et fait chavirer ce fait divers d’il y a vingt ans vers une intrigue policière et politique. Si ce tome n’était absolument pas nécessaire, il n’est pas dérangeant non plus et de qualité.
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Histoire sans Héros
T. 1 : Histoire sans Héros
04 Avril 2005
Excellent « one-shot » de Van Hamme (chef-d’œuvre) à conseiller à tous les amateurs d’aventures. Scénario excellent où l’on peut se demander comment on réagirait dans une même situation.
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Spaghetti Brothers
T. 1 : Spaghetti Brothers
29 Mars 2005
Une famille mafieuse sicilienne complètement déséquilibrée, vivant aux Etats-Unis. Un mélange entre le Parrain et les Incorruptibles sur un dessin très expressif qui fait penser aux comics, des personnages très expressifs et un jeu d’ombres parfaitement maîtrisé.

Je vais m’empresser d’aller acheter les autres tomes de cette série (de 6 Tomes) qui aurait le mérite d’être mieux connue.
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Black Hills
T. 3 : La Grande blessure - 1890
29 Mars 2005
Cette série se situe entre un western au scénario assez simple basé sur la vengeance et la narration du génocide de la population indienne à travers le regard d’un photographe français aux bases plutôt pacifistes!

Le dessin et les couleurs sont splendides (à part les scènes de tir au les PawPaw abondants et de couleur rouge vif font passer le dessin même en arrière plan et nous sortent de l’histoire au lieu de la pigmenter, mais bon, les goûts et les couleurs …). Très bon !
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L' Histoire des 3 adolf
T. 1 : L' Histoire des trois Adolf
29 Mars 2005
Il faut d’abord s’habituer au dessin assez simpliste avec une façon très à part de dessiner les expressions, mais une fois passé ce cape l’histoire devient vite passionnante.

On se rend assez vite compte que la quête des fameux documents n’est qu’un outil pour lier l’histoire et nous faire passer d’un endroit à un autre, d’une famille à une autre, d’une émotion à une autre.

Simple, dans un contexte historique, mais quand même original avec beaucoup de psychologie et de sentiments à travers des personnages très bien choisis ! Excellent !
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Blacksad
T. 2 : Arctic-Nation
21 Mars 2005
J’avais hésité à lire cette série car des personnages avec des têtes d’animaux, ça ne me tentait pas trop, mais j’ai eu tort car cette série est plus qu’excellente ! Le caractère de chaque personnage ressort encore mieux grâce aux visages d’animaux, dont les expressions et les mouvements sont maniés de main de maître par Guarnido! Le scénario est moins original que le dessin, mais loin d’être mauvais car rythmé et avec quelques touches d’humour et plusieurs bonnes répliques. Le scénario du T2 tome est bien meilleur et plus sophistiqué que celui du T1.

Voici donc une série avec un T1 épatant et un T2 encore meilleur, pour moi ils peuvent encore en produire beaucoup de ce niveau là, même si tout le règne animal doit y passer !
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Aria
T. 27 : Chant d'étoile
21 Mars 2005
Cette série est en train de s’étouffer, car cet album n’apporte pas grand-chose de neuf. Les pages sont remplies de flash-back d’albums précédents et pour le reste rien ou pas grand-chose à découvrir. Il serait grand temps de donner un nouvel élan à cette série … ou de la terminer !
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Idées noires
Idées noires - Intégrale
21 Mars 2005
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Peter Pan
T. 1 : Londres
16 Mars 2005
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Où le regard ne porte pas
T. 2 : Où le regard ne porte pas
16 Mars 2005
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Neige
T. 12 : Banal holocauste
16 Mars 2005
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Jeremiah
T. 1 : La nuit des rapaces
16 Mars 2005
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L' Histoire des 3 adolf
T. 1 : L' Histoire des trois Adolf
16 Mars 2005
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Black OP
T. 1 : Black OP
16 Mars 2005
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Le Sursis
T. 2 : Le Sursis
16 Mars 2005
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Avant la quête - La Quête de l'oiseau du temps
T. 1 : L'ami Javin
16 Mars 2005
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Le Grand Pouvoir du Chninkel
Coffret intégrale
16 Mars 2005
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Muréna
T. 4 : Ceux qui vont mourir...
16 Mars 2005
Excellent Cycle!
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Monster
T. 18 : Scène d'apocalypse
16 Mars 2005
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Le Voyage en Italie
T. 2 : Le Voyage en Italie
16 Mars 2005
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Peter Pan
T. 5 : Crochet
16 Mars 2005
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Berceuse Assassine
T. 3 : Mémoire de Dillon
16 Mars 2005
Excellent thriller !
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Lanfeust des Etoiles
T. 4 : Les Buveurs de Monde
16 Mars 2005
Lanfeust de Troy c'est très bon, Trolls de Troy c'est bien rigolo au début, mais ce 4ième album de cette moins bonne série de Lanfeust et de ces trolls touche vraiment le fond de ce qui peut ce faire en BD! S’abstenir !
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Enchaînés
T. 1 : Le Tentateur
16 Mars 2005
Scénario plus qu’original et un dessin excellent. Des personnages très crédibles. Une espèce d’atmosphère de reality-TV machiavélique où l’on suit attentivement l’intimité de chaque candidat tout en se demandant quel candidat va remporter la cagnotte !
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Le Tueur
T. 5 : La Mort dans l'âme
16 Mars 2005
Une crapule qui tue sans remords juste pour de l'argent et pourtant ... on finit presque par envier son métier tellement ce type est rendu excusable, voir même sympa par l'auteur. Le T.1 est tout simplement fantastique. S'il faut reprocher une chose à cette série, c'est une fin un peu facile, mais est-ce bien la fin de la série ou juste du cycle ...
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Le Troisième Testament
T. 4 : Jean ou le jour du corbeau
16 Mars 2005
Chaque page est comme un tableau tellement le dessin et surtout les couleurs sont fantastiques. On aimerait donc s'attarder sur le dessin, mais c'est quasiment impossible tellement l'histoire vous pousse à vite aller voir ce qui va se passer sur la page suivante. Indispensable chef d'oeuvre, même pour ceux qui ne sont pas amateurs d'ésotérisme!
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Le Photographe
T. 2 : Le Photographe
16 Mars 2005
Merci photographe, Niépce/Daguerre peut être fier de son invention.

Merci de nous montrer l'envers du décor entretenu par ces médias qui monopolisent les images de guerre. Merci d'essayer de lever le voile, au sens propre comme au figuré, sur la (sur)vie d'une partie de la population Afghane en période guerre. Merci d'avoir mis cette réalité en image et d'essayer de partager cela avec le reste du monde via cette BD formidable.

Un récit émouvant, choquant, des fois même amusant, mais surtout honnête. Manda na baashi Ahmadjan et produis nous vite ce troisième tome !
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Le Pouvoir des innocents
Coffret 5 albums
16 Mars 2005
La seule erreur que j’ai fait en achetant cet intégral était de croire que j’allais pouvoir lire un album de temps en temps pour faire durer le plaisir car une fois qu’on est dans l’histoire : impossible de s’ennuyer, voir même de s’arrêter !

Un scénario excellent, d’un pessimisme, d’une cruauté et d’une noirceur qui plairait sûrement à Tarantino. Et que dire de cette fin qui vous cloue sur place… Fabuleux !
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Maus
Maus - Intégrale
16 Mars 2005
Il fallait oser raconter cette histoire en BD et réussir à le faire avec un dessin aussi simpliste = chef d’œuvre !
Quand les extra-terrestres verront que cette BD n’est pas classée dans la catégorie science-fiction, ils hésiteront à venir nous dire bonjour car c’est effrayant de voir ce que l’être humain est capable d’infliger et d’encaisser … et ça ne parle pas de la préhistoire mais d’il y a à peine 2 générations !!!
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Spaghetti Brothers
T. 1 : Spaghetti Brothers
16 Mars 2005
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Où le regard ne porte pas
T. 1 : Où le regard ne porte pas
16 Mars 2005
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Un Pas vers les étoiles
Un Pas vers les étoiles
16 Mars 2005
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Maus
Maus - Intégrale
16 Mars 2005
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